BAINS TIÈDES
montré que « dans la période d'état d'une fièvre typhoïde traitée par les bains froids, le coefficient uTotoxique devient cinq à six fois plus considérable' qu'à l'état normal. Cette hypertoxicité décroît à mesure que les symptômes généraux s'amendent et que la température diminue, si bien que, l'apyrexie et la convalescence survenant, l'élimination des toxines est terminée^ et le coefficient redevient normal ».
L'eau froide exerce encore une action stimulante et tonique, et une action sédative sur les accidents ataxiques.
Bains tièdes à température constante.
Employés par Dame (1831) vers la fin de la maladie et pour favoriser la convalescence en rétablissant les fonctions de la peau, ils sont défendus par Hervienx (1848) qui, dans un article des Archives de Médecine, tend à les ériger en méthode générale, « comme on l'a fait pour les évacuations sanguines, les purgatifs, les toniques. En effet, un agent thérapeutique qui a le pouvoir de calmer la chaleur irritante dont la peau devient le siège, de rendre à cette membrane ses qualités normales et la régularité de ses fonctions, d'apaiser l'ardeur de la soif, de faire subir au pouls des modifications toujours avantageuses, peut déjà être considéré comme agent modérateur de la fièvre. Si l'on se rappelle, en outre, son heureuse influence sur l'état de la langue, sur l'état du ventre et sur la céphalalgie; si, enfin, on a présents à l'esprit les résultats relatifs à la durée et à la terminaison de la maladie que nous venons d'indiquer, on ne sera probablement pas éloigné de