XVIII POSITION DU PROBLÈME TUÉRAPEUTIQUE
venons d'énumérer, se trouvent constituées des sources de poisons nouveaux.
Les principales sont :
1° Le développement de fermentations excessives et insolites dans le tube digestif;
2° L'invasion d'infections secondaires;
3° Les produits de désassirhilation issus de la fièvre.
Dès que les sécrétions normales de l'estomac et de l'intestin ont été suspendues ou altérées, les innombrables microbes qui fourmillent sur toute l'étendue du tube digestif et que contrarient sans cesse à l'état normal les sécrétions physiologiques, donnent naissance, par leur activité surexcitée, à des poisons dont nous connaissons mieux la nature chimique et les effets que ceux des toxines typhiques spécifiques; ce sont des acides organiques (acétique, lactique, butyrique), des ammoniaques, l'hydrogène sulfuré, l'indol, le phénol, le scalol, des ptomaïnes,etc.. A l'état physiologique, ces corps plus ou moins toxiques, mais tous toxiques, ne séjournent pas longtemps dans le tube digestif, entraînés sans cesse qu'ils sont vers l'anus par le péristaltisme ; mais la parésie de la tunique musculeuse, qui est un des premiers effets de la maladie et qui ira toujours en s'accentuantdans 'éa période d'état, permet leur stagnation, c'est-à-dire leur résorption active. A l'état ordinaire, ces poisons d'origine intestinale, qui tous doivent traverser le foie, sont en partie arrêtés, en partie détruits par la cellule hépatique. Mais, quand la fièvre s'est élevée à une assez haute température, on voit diminuer et disparaître dans le foie le glycogène qui est indispensable à la cellule hépatique pour détruire les poisons intestinaux; ceux-ci vont donc se répandre à flots dans la circulation générale et aller, eux aussi,