TROISIÈME SEPTÉNAIRE
Si les bruits du cœur sont assourdis, moins bien frappés, le pouls plus petit, il convient d'insister sur l'usage de l'alcool. On y associera le café. Si les signes de myocardite s'accusent (affaiblissement notable du premier bruit comparativement au deuxième, tendance des deux silences à s'égaliser comme durée, le traitement sera plus énergique : caféine, injections d'éther, etc. (Voir pages 224 et seq. ; complications cardiaques et forme cardiaque.) ' La moindre tendance des téguments du siège, des cuisses, à rougir et à s'enflammer doit faire instituer 'line prophylaxie active : lotions avec solution de
chloral —, poudrage au talc et au bismuth. lUO
Dès qu'une érosion est visible, placer sous le siège un coussin à eau ou à air ; recouvrir après chaque 'pfànsement l'érosion d'un carré de diachylon, ou de "sparadrap de Vigo, saupoudrer avec une poudre antiseptique :
Salicylate de bismuth et, acide borique porphyrisé aa
Les urines ont dii être, comme nous l'avons dit, examinées chaque jour au point de vue de leur abondance et de la recherche de l'albumine. Celle de l'indican nous renseigne indirectement sur l'intensité des fermentations intestinales, puisque la présence
"dë ce corps dans l'urine est la conséquence de la résorption de l'indol fabriqué dans l'intestin.
Quand il existe de l'albumine non rétractile, elle coïncide avec une température élevée, elle est la conséquence du processus fébrile ; sinon, elle est en rapport avecles troubles digestifs etl'insuflîsance fonc-
''lionnelle du foie. Si elle est rétractile, il s'agit de lané- I)hrite typhique. Alors il est plus indiqué que jamais de
donner desboissons al)ondan tes, dulaitpurouécrc'mr''.
Si la qiumtité des urines diminue, il faut multiplier les lavements froids ; user du drap mouillé et du bain froid, iriôme si la température n'est pas très élevée; car la diurèse est la sauvegarde du typhique; il faut la maintenir à tout prix.
La rétention d'urine n'existe guère chez les malades régulièrement baignés; si elle se produit, on pratiquera le cathétérisme, avec une sonde molle et Ih. plus minutieuse asepsie de la sonde et des organes génitaux.
L'état du système nerveux et des forces est aussi un sujet de préoccupation au fur et à mesure que s'avance la maladie, même dans les formes qui né se distinguent ni par l'ataxie (voir page 216) ni par une excessive adynamie (voir page 211). On ne doit pas, malgré la diminution quotidienne de l'élévation thermique, permettre au malade ou à son entourage dé produire la fatigue par la conversation ou les érhdtions. Ces précautions s'étendront même à lapériod^ de convalescence, où, comme l'a si bien indiqué M. Bouchard, la moindre émotion provoque le retour de la fièvre (voir Soins hygiéniques, page 6).
La faiblesse croissante impose l'obligation de remuer le malade qu'avec la plus grande - ddiiceur, de ne pas lui permettre de s'asseoir brusquement.
Malgré le désir qu'on peut avoir de remédier à la faiblesse par l'alimentation plus azotée, il ne faut pas se laisser aller à le faire tant que la température est fébrile le soir (37°,6). On n'a généralement pas encore à ce moment à résister aux demandes du malade, qui seront en revanche impérieuses quelques jours plus tard. Les peptones, la glycérine, le bouillon, le