‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 85 sur 137 · TRAITEMENT CDEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

TRAITEMENT CDEZ LA FEMME

lièdes progressivement refroidis, mais pas trop prolongés, les bains frais, plutôt que les bains froids, nous semblent lui convenir.

Lorsque l'on constatera que les bains, quels qu'ils soient, du moment qu'ils sont nombreux, augmentent chez la malade les tsoubles nerveux plutôt que de les calmer, il semble indiqué d'y renoncer ou de n'en donner qu'un ou deux en vingt-quatre heures.

Si la malade est sujette aux attaques d'hystérie convulsive, il arrivera souvent qu'elle en aura quelquesunes au cours du traitement, bien que, conformément aux règles de la pathologie générale, une fièvre intense et continue soit de nature à diminuer les spasmes nerveux. Dans ce cas l'apparition de ces crises convulsives n'est pas de nature à faire suspendre la balnéation régulière.

Mais si la malade, n'ayant eu jusque-là que des stigmates hystériques, est prise de convulsions répétées à l'occasion des bains, mieux vaut ne pas lui imposer les bains, surtout si la fièvre typhoïde est déjà assez avancée dans son évolution pour que les secousses imprimées à l'abdomen pendant les spasmes hystériques puissent exposer l'intestin aminci à la perforation.

Ces restrictions ne sont de mise, bien entendu, que dans les formes d'intensité moyenne ; mais dans les formes hyperlhermique, ataxique avec délire violent, adynamique avec stupeur profonde, et surtout état comateux, les indications de la réfrigération énergique doivent être remplies comme chez l'homme.

Il faut toutefois établir encore une distinction, d'ailleurs bien délicate quelquefois, entre les formes vraiment malignes et ces états, plus graves en apparence qu'en réalité, qu'il n'est pas rare de constater

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