TROUBLES NERVEUX DIVERS
chez les hystériques, au cours d'une fièvre typhoïde plutôt bénigne en elle-même.
Le thermomètre sera d'ordinaire le meilleur juge de laquestion. Les accideiitspseudo^èntonitiqu es ^ pseudoméningiiiques, qui n'influencent pas sensiblement le cycle thermique habituel d'une fièvre typhoïde légère ou moyenne, ne réclament pas les moyens énergiques des troubles ataxo-adynamiques avec haute température.
Toutes les fois qu'il y aura doute, il faudra naturellement agir dans l'hypothèse des accidents réellement graves.
Lorsque chez une femme, au cours d'une fièvre typhoïde avec albuminurie importante, surtout rétraclile, survient inopinément une attaque convulsive, la notion de l'hystérie antérieure est fort impor-
">tante. Si cette attaque de nerfs survient à l'occasion .d un choc nerveux comme le bain froid ou le bain
■' frais prolongé, il est alors légitime d'attribuer l'éclampsie à l'hystérie et non à l'intoxication urémique ; mais, la malade fût-elle hystérique, si l'albuminurie s'accompagne d'une diminution notable de la quantité des urines, d'une moindre excrétion d'urée, de
r'teéphalée, de myosis, d'amblyopie, le traitement doit être dirigé contre Vèclampsie urémique (voir page 23U).
Chez la femme on rencontre, plus souvent que chez l'homme, certemes intolérances pour les médicaments usités dans le cours de la fièvre lyphoïde. La quinine, les préparations salicyliques provoquent quelquefois chez elle leurs phénomènes physiologiques les plus violents (bourdonnements d'oreilles, vertiges, etc.), à des doses invraisemblablement faibles. La caféine
' donnera quelquefois une excitation cérébrale intense pouvant aller jusqu'au délire, et qu'il ne faut pas