TRAITEMENT CHEZ LES VIEILLARDS
Dès le début de la maladie, on est frappé de l'affaissement, de la prostration; puis, sans complication pouvant les expliquer, la maigreur et la faiblesse du malade s'accentuent tous les jours jusqu'à ce qu'il succombe presque naturellement et sans secousse. Cependant, la mort peut être le résultat de complications : érysipèle de la' face et parotidite suppurée (Robin), perforation du côlon au niveau de la vésicule biliaire (Murchison), ou hémorrhagie intestinale (Leudet). Dans un cas que j'ai observé, le malade, âgé de 63 ans, avait supporté en apparence assez bien deux hémorrhagies intestinales; mais, à partir de ce moment, il alla toujours déclinant malgré la médication tonique.
Le cœur, le rein, sont à surveiller particulièrement. On aura soin de recourir aux stimulants de la contractibilité cardiaque (caféine, spartéine, café) avant même que les signes d'affaiblissement de celleci se soient manifestés; on insistera sur le cognac, les vins généreux (bordeaux, Champagne, porto).
On placera le malade dès le premier jour sur un matelas d'eau, on redoublera de minuties dans la surveillance des excoriations cutanées pouvant devenir le point de départ d'eschares.
La vessie sera aussi explorée quotidiennement par la percussion et le palper, afin qu'on ne laisse pas la rétention d'urine se prolonger; mais le cathétérisme ne sera pratiqué qu'avec l'asepsie la plus rigoureuse.
Nous redoutons pour les vieillards aussi bien le décubitus prolongé dans la même attitude que les mouvements trop multipliés pouvant produire la fatigue. Pour cette raison en particulier, les méthodes de balnéation ne leur sont guère applicables ; quelques