‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 93 sur 137 · TRAITEMENT DES FORMES BÉNIGNES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES FORMES BÉNIGNES

•ténuation et même l'efifacement des symptômes caractéristiques [typhus levissimus, typhoïdeite^ fièvre muqueuse]^ soit par la brièveté de leur évolution {typhus abortif).

Si légère que soit une fièvre muqueuse, elle réclame impérieusement les mêmes soins hygiéniques et diététiques que les formes moyennes.

D'abord, au point de vue de la prophylaxie, il faut penser qu'un cas bénin peut créer par les déjections du malade un foyer épidémique, dont les cas ultérieurs pourront être de plus en plus graves ; il importe donc toujours que les garde-robe, les linges souillés par les selles du malade et ses urines soient désinfectés. D'après la loi récente, ces cas doivent être déclarés à l'autorité administrative du moment que le diagnostic est fait.

Dans les formes Uyères le malade doit rester au lit et s'abstenir de toute occupation intellectuelle. Son alimentation doit être exclusivement liquide ; mais on peut donner le régime lacté d'une façon continue, et très rapidement des potages légers.

Quelques purgatifs, en particulier le calomel, l'antisepsie intestinale suffiront dans les formes où la fièvre est très peu accusée.

Si elle dépasse 39 degrés, on usera de la quinine tous les deux jours.

Dans l'intervalle on fera des lotions, on donnera :au besoin deux k quatre bains tièdes ou frais, re- :froidis peu à peu.

Quand l'apyrexie sera complète, on observera ce- [ pendant de sérieuses précautions dans la reprise de ll'alimentation et dans les tentatives pour laisser le 1 malade causer, lire ou se lever; car la statistique (démontre que les recrudescences et les rechutes

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sont plus fréquentes dans les formes légères.

Dans les formes abortives le traitement doit être le môme que dans lesformes moyennes ou qui peuvent devenir graves; car elles s'annoncentsouventavec un ensemble de symptômes assez accentués pour faire craindre une forme des plus graves, mais du huitième au quinzième jour la maladie tourne court el le malade entre brusquement en convalescence après une défervescence subite de la flèvre.

Cette brusquerie de la terminaison n'empêchera pas de continuer à surveiller avec soin le malade, pour éloigner tout ce qui pourrait favoriser une rechute possible. On supprimera bains, quinine, purgatifs, mais on continuera l'antisepsie intestinale et tous les soins hygiéniques.

On luttera contre l'impatience du malade et de l'entourage, trop souvent portés en pareil cas à vouloir prendre aussitôt l'alimentation solide. On imposera le lit encore quelques jours. Brand soumet au traitement ordinaire les formes les plus légères; mais, dès le second el même le premier jour, le malade saute des bains parce que sa température n'atteint plus 39 degrés toutes les trois heures; Brand conseille de ne pas supprimer les bains trop tôt, pour éviter les rechutes, et en donne encore quelques-uns, alors même que la température ne dépasse plus 38°,5.

Il existe encore une forme latente (Louis), que les Allemands ont caractérisée du nom caractéristique de typhus ambulatoire. Dans ce cas les malades se sentent si peu atteints, qu'ils continuent à vaquer à leurs occupations ; quelques frissons, la céphalalgie modérée, un sentiment de fatigue et de malaise, une diminution de l'appétit sans abolition complète, un

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