‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 95 sur 137 · ABUS DU QUINQUINA · texte numérisé non relu

ABUS DU QUINQUINA

leur en avait laissé continuer l'usage au delà de l<i convalescence. Murchison, qui avait déjà vu ce danger, recommande d'en diminuer et d'en éloigner les doses dès que les symptômes auxquels on les opposait commencent à s'atténuer.

La plupart des médecins préconisent encore conjointement avec les alcooliques les préparations de quinquina à hautes doses.

G. de Mussy était partisan de l'extrait de quinquina en suspension dans une potion gommeuse. édulcorée avec le sirop d'écorces d'oranges amères. Quand la stupeur était très accusée, il suspendait l'extrait de quinquina dans une infusion de café, sucrée avec 30 à 4U grammes de sirop de gomme et aromatisée avec quelques grammes de teinture d'écorces d'oranges. Il commençait par la dose de 2 à 4 grammes d'extrait de quinquina par jour et en élevait la dose, parallèlement au progrès de l'adynamie, jusqu'à 8 et 12 grammes.

ML Jaccoud est aussi très partisan de l'emploi du quinquina.

Avec M, Bouchard, je crois qu'il peut rendre des services dans certains cas, mais d'une manière passagère ]ily a vraiment abus à notre époque davs Vemphi de ce médcament. Un très grand nombre de médecins soumettent leurs malades à l'usage de l'extrait de quinquina, à la dose moyenne de 4 grammes depuis le commencement jusqu'à la fin de toute fièvre infectieuse, regardant ce remède commeune panacée. Employé ainsi, le quinquina peut être nuisible ; il est aisé de se convaincre que la plupart des typhiques qui en font usage ainsi ont constamment la langue sèche, éprouvent souvent de la gastralgie ; l'action énergiquementastringenteduquinquinasi longtemps

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