‹ Thérapeutique de la fievre typhoideChapitre 97 sur 137 · FORMES MODIFIÉES · texte numérisé non relu

FORMES MODIFIÉES

Forme gastro-hépatîque on bilieuse.

Dans certaines fièvres typhoïdes on remarque un certain nombre de symptômes liés à des troubles fonctionnels et à des lésions de l'estomac et du foie qui ressemblent tout à fait à l'embarras gastrique bilieux. L'inappétence est absolue, et même il existe des vomituritions ou des vomissements franchement bilieux. La langue est recouverte d'un enduit épais et jaunâtre. Les conjonctives et les téguments du visage offrent une teinte subictérique. La céphalalgie est plus cruelle que dans les formes ordmaires; les troubles bilieux sont particulièrement accentués dans certaines épidémies; d'autres fois ils sont en rapport avec le tempérament bilieux du malade et une sorte de propathie hépatique.

En pareil cas, la diète absolue est de rigueur les premiers jours ; il ne faut essayer de donner ni lait ni bouillon de viande ; on mettra le malade à la diète hydrique avec une eau minérale légèrement alcaline et gazeuse (Soulzmatt, Vais.; on pourra donner cependant du bouillon de légumes.

L'administration de l'ipéca (1 gr. 50 à 2 grammes) fait souvent disparaître le premier jour la céphalalgie et les nausées.

Le lendemain, on donnera le calomel à doses purgatives, ou bien un sel neutre (sulfate de soude, magnésie).

L'antisepsie intestinale est indiquée comme dans les formes ordinaires.

Rien ne s'oppose à l'emploi des bains.

Mais, si cet état bilieux et gastrique persiste, il faut renoncer à administrer la quinine, du moins

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par l'estomac. Si rélévation de la température la nécessite, on en donnera par injections souscutanées.

Il ne faut pas se hâter de permettre le jus de viande, les jaunes d'œufs que nous avons conseillés dans les formes communes.

Au cours de la fièvre typhoïde peuvent survenir du côté des voies biliaires des complications qui peuvent se traduire par un ictère franc; pour de tels cas, nous renvoyons aux complications hépatiques, page 282.

En dehors de l'état bilieux, dans certames fièvres typhoïdes, il existe des vomissements très fréquents, parfois incoercibles, qui peuvent commencer avec la maladie et se répéter pendant plusieurs jours de suite ; quelquefois ils sont provoqués par la toux ou par l'ingestion des boissons. Quand ils persistent au delà des premiers jours, ils tiennent à une localisation du processus typhique sur la muqueuse gaslriqui" qui est le siège de lésions glandulaires, si bien étudiées par M. Chauffard. Les lésions consistent même quelquefois en véritables ulcérations, qui se traduisent par des vomissements de sang (Millard).

Les vomissements, quand ils se prolongent et se répètent trop souvent, sont du plus fâcheux augure, puisqu'ils entravent toute alimentation et contribuent à l'épuisement de l'organisme.

On leur opposera les boissons glacées ou la déglutition de petits fragments de glace, non mastiques, le vin de. Champagne frappé étendu d'eau gazeuse, la potion effervescente de Rivière.

On peut appliquer sur la région épigastrique le stvpage au chlorure de méthyle, le sac de glace, les emplâtres de Ihériaque ou de belladone (G. de

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