FORME RÉNALE PRÉCOCE
On doit recommander aux gardes-malades de n'imprimer au lyphique que des mouvements lents, de ne les laisser aller à la garde-robe que dans la position horizontale et de ne point chercher àrelever le tronc par des oreillers accumulés.
Forme rénale.
Ce n'est pas la seule existence de l'albumine chez un typhique, qui constitue ce qu'on appelle la forme rénale, puisque l'albuminurie est presque constante dans toute fièvre typhoïde grave; il faut que cette albumine soit abondante, grisâtre, rétraclile, et qu'il existe d'autres caractères de l'urine constituant un syndrome urologique spécial : coloration sanguinolente, odeur de pain bouilli, sédiments formés d'hématies et de leucocytes, de cylindres.
Au point de vue du tableau clinique, les symptômes se trouvent ou plus accentués ou modifiés. Dans la forme rénale jjrécoce de la fièvre typhoïde la stupeur est en général plus intense que dans la forme commune, et la physionomie est plus altérée, la face plus pâle, les épistaxis souvent plus fréquentes; d'autreshémorrhagies, comme de légères métrori'hagies (épistaxis utérines), peuvent se montrer; la sécheresse de la langue est très marquée. Comme symptômes spéciaux, il y a lieu de noter un I ertain degré de bouffissure de la face, surtout des paupières, quelquefois un peu d'oedème des pieds ^ur la face dorsale; il peut y avoir dans la région lombaire des douleurs spontanées que la pression ■xagère. On voit souvent, à la fin de la première semaine ou au commencement de la seconde, un lélire presque constant, tantôt calme, tantôt furieux.
l'OHME RÉNALK ÏARDIVK
On a remarqué <| ue les Lâches rosées étaient parliculièrement rares. Par contre, les complications cutanées sont extrêmement fré([uentes (érythèmes papuleux, ruhôoliforme, scarlatiniforme, ecthyma, éruptions vésiculeuses) ; les escliares se l'ont plus aisément.
Il existe une forme hémorrhanique (A. Robin) où les urines contiennent du sang en assez grande abondance.
11 existe aussi une forme tardive de la néphrite typhique.
Au déclin d'une fièvre typhoïde, pendant laquelle il n'y a pas eu d'albuminurie ou il n'y en a eu que des traces, peutsurvenir très rapidement une néphrite avec accidents urémiques, dyspnée sans râles, vomissements, crampes, convulsions éclamptiques alternant avec un coma stertoreux.
On ne peut guère employer en pareil cas les purgatifs drastiques, de peur d'entraver la cicatrisation des ulcérations intestinales ou même de provoquer une pei'foralion des tuniques souvent très amincies.
On s'efforcera surtout d'augmenter la quantité des urines par l'administration d'un lavement froid d'un litre toutes les deux ou trois heures.
On pourra même, une fois dans la journée, donner un lavement purgatif avec 10 grammes de follicules de séné et 15 grammes de sulfate de soude.
On fera faire des inhalations d'oxygène si le malade est en état de s'y prêter.
On lui fera prendre du lait écrémé, pur ou coupé avec de l'eau de Contrexévillc ou d'Évian, par verres de demi-heure en demi-heure.
On donnera des bains tièdes de 20 minutes, suivis
HHONCniTE TYPUIQUE 231
de frictions cutanées, ou des enveloppements dans le drap aiouillé.
Sur la région lombaire on appliquera, si le malade n'est pas trop afïMbli, cfuatre h six, ventouses scariliées, puis une dizaine de ventouses sèches ou des cataplasmes sinapisés matin et soir les jours suivants.
Si le coma est accentué, on fera des injections soiis-culanées d elher ; si le pouls est petit, on fera des injections de caféine.
On ne peut que s'élever énergiquement contre le conseil qui a été donné de placer un vésicatoire.
La pilocarpine, qui a été essayée par Hardy, par Didion, n'a produit aucun résultat favorable.
Forme pnlmouairc.
Bronchife.
Lorsqu'il n'existe que des râles sibilants peu nombreux et disséminés, il n'y a lieu à aucune indication thérapeutique.
Quand les sibilances se multiplient et que la respiration s'accélère, si on constate l'apparition de râles bullaires aux bases, il faut combattre la disposition congestive :
1° Par les changements fréquents de position du malade, en lui évitant autant que possible le décubitus dorsal ;
2" Par la continuation de la balnéation tiède ou froide qui, en obligeant à changer souvent l'attitude du malade, en provoquant chez lui des inspirations I)lus profondes, en réveillantsonactivité nerveuse, est à la fois prophylactique etcuralivede Thypostase;
3» Par les révulsifs. On peut utiliser, à ce dernier