Les tests endocrinologiques
Ils furent surtout employés par les pathologistes pour le diagnostic des formes frustes, leur interprétation reste délicate, et ils ne semblent pas avoir de valeur pronostique.
L'épreuve de Gœtsch à l’adrénaline a connu une fortune extrême : elle paraît moins employée aujourd’hui et sa valeur ne semble pas absolue: les modifications du pouls et de la pression artérielle peuvent relever de bien d’autres causes.
Marcel Labbé et Lambru l’ont complétée par la mesure
pu (tes
de l’hyperglycémie « mais là encore son interprétation reste délicate » (Marcel Labbé).
Il en est de même du test hypophysaire de Claude et Baudoin : au moment où la physiologie de la post-hypophyse est en plein remaniement, faire intervenir des réactions interglandulaires semble assez fragile.
Marcel Labbé attache plus de valeur à l’épreuve de l’hyperglycémie provoquée au glucose : ces résultats sont à peu près constants chez les basedowiens, mais on ne peut vraiment admettre comme test d’une dysthyroïdie un trouble du mécanisme de la glycorégulation, si complexe, encore si obscur, et où tant de facteurs pathologiques interviennent.
L’opothérapie thyroïdienne est particulièrement mal supportée chez les basedowiens, même dans les cas frustes et dans les cas au début: les théories ne manquent pas pour expliquer cette sensibilité, et tout le monde connaît le cas de cette opérée de Doyen, dont le goitre exophtalmique semblait stabilisé par une thyroïdcctomie partielle et qui présenta une récidive sévère à la suite d’ingestion intempestive de tablettes thyroïdiennes.