‹ Thérapeutique de la Maladie de Basedow: Indications et Résultats du Traitement ChirurgicalChapitre 17 sur 91 · HS AN VA, {RA · texte numérisé non relu

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plus toxiques , mais sitôt la capsule dépassée le corps thyroïde ne présente plus de lésion, et celte opposition clinique et thérapeutique que nous avons déjà soutenue contre les travaux récents nous semble, par l’examen histologique de 20 goitres basedowifiés, se vérifier microscopiquement.

Les auteurs américains ont publié de très importants: travaux sur l’histologie et la physiologie histologique du goiire exophtalmique : ils confirment d’abord les travaux de Roussy, mais ajoutent ensuite par des examens innombrables des notions évolulives.

Marine et Lenharten 1908 et en 1919, après de Ligneris (1906), expérimentant suriout sur l'animal, montient les modifications de l’hyperplasie de la glande thyroïde. |

Mais c’est surtout Rienhoff qui, dans diverses publications depuis 1926 et tout récemment encore dans le traité de Dean Lewis, s’est attaché à cette étude.

Pour Rienhoïf la gravité des signes cliniques est dans la majorité des cas en proportion directe avec la densité et la vacuolisation de la colloïde. Poussant plus loin ses recherches, il pense avec Kraus que la colloïde qui persiste dans le goitre exophlalmique est plus particulièrement basophile à la périphérie de l’acinus et devient acidophile vers le centre. Kraus interprète ce fait en disant que l’acidophitie est la marque de la maturité de la colloïde, il trouye une preuve indirecte de celte assertion dans l'examen du corps thyroïde de certaines salamandres, chez qui la colloïde est plus basophile durant la métamorphose.

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Deux autres caractères se rencontrent dans les cas très graves : les cellules s'imprègnent faiblement par les colorants et les noyaux subissent des variations de dimensions considérables, surtout dans les cellules qui bordent les petits acini; à tel point que le diagnostic de cancer est parfois vraisemblable. Ces modifications nucléaires s’observent surtout dans les cas qui ont élé opérés antérieurement ou qui ont manifesté des rémissions spontanées ou artificielles.

Ces différents processus existent dans tous les cas, à des degrés différents, et pour Rienhoff sur une étendue différente du parenchyme thyroïdien. Cependant le caractère de gravité histologique ne peut s’appliquer sans distinction à tous les malades et ce facteur personnel fait supporter aisément aux uns des lésions qui seraient extrêmement toxiques pour d’autres.

Il reste enfin un dernier point : Rienhoff le développe longuement : c’estle parallélisme qui unit les rémissions cliniques, tant spontanées que thérapeutiques, de la Maladie de Basedow et les modifications histologiques. Ces rémissions cliniques se manifestent d’une manière aussi absolue et aussi typique que le processus d’hyperplasie vers un retour à l’état normal du corps thyroïde ; généralisé ou limité ce phénomène de régression constitue le processus d’involution des auteurs américains. Nous verrons, en éludiant l’action thérapeutique de l’iode, tous les enseignements que lon a pu tirer de la comparaison des coupes histologiques du corps thyroïde prélevées avant tout traitement iodé et de celles obtenues par des thyroïdectomies subtotales après iodothérapie.

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