‹ Thérapeutique de la Maladie de Basedow: Indications et Résultats du Traitement ChirurgicalChapitre 24 sur 91 · TE · texte numérisé non relu

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obsédé. Elle décrit longuement ses troubles : palpitations cardiaques, œdème malléolaire, poussées fébriles à 40 (?) qu'elle rattache soit à une tuberculose pulmonaire, soit à une colibacillurie. Elle observe un véritable horaire de ses médications : de demi-heure en demi-heure, elle absorbe poudres, cachets, gouttes, les uns fortifiants, les autres calmants.. Elle porte une véritable cuirasse contre une ptose imaginaire.

Nous la revoyons régulièrement de semaine en semaine, 3 médecins au moins la traitent en même temps ; de son arsenal thérapeutique, elle exelut l’iode on ne sait pour quelle raison, le gynergène par voie buccale ne lui a donné aucun résultat, mais elle avoue elle-même ne pas avoir appliqué rigoureusement les prescriptions.

A l'examen, on ne constate pas la moindre augmentation de volume du cou, pas de battements. Un très léger tremblement s'ajoute à l'agitation perpétuelle. Il n'y a pas d'exophtalmie, une simple fixité du regard. Le cœur bataux environs de 95-115. Il existe un petit souffle systolique, mésocardiaque. L'examen clinique et radiographique des poumons ne révèle rien d'anormal.

En résumé, Mme C... peut être considérée comme guérie de son goitre, mais il persiste cependant de nombreux symptômes, cardiaques, psychiques, qui font que son état est loin de permettre de pouvoir parler de guérison.

Observation VII

RÉSUMÉ. - Maladie de Bassedow. Courte amélioration par la radiothérapie. Hémithyroïdectomie et 3 ligatures en janvier 4927. L'évolution continue. Lobectomie du côté opposé avril 1927. Revue en 1929 améliorée. ;

Mme Berthe Go..., âgée de 37 ans, entre le 4 janvier 1927 à Saint-Louis dans le service de M. le Pr Lecène pour un goitre exophtalmique.

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Le début de la maladie date de 1923, il ya donc 4 ans, moment où Mme G.a vu son cou augmenter brusquement de volume. Malgré un traitement iodé,l'hypertrophie diffuse du corps thyroïde ne cesse de s’accroitre, en même temps qu'apparaissent, avec la plus grande netteté, tous les signes d'une Maladie de Basedow grave.

L'amaigrissement atteint plusieurs kilogs, et malgré une véritable boulimie, s'accentue de semaine en semaine. Le tremblement empêche tout travait de couture, l'agitation, l'irritabilité interdisent à la malade toute occupation. L'exophtalmie est relativement peu marquée. Le cœur bat en permanence avec une sensation de douleur thoracique aux environs de 140. Mme G.. se plaint aussi de sueurs, de diarrhée, la menstruation persiste à peu près normale.

En 1926, elle va consulter le Pr Sicardqui pendant 5 mois la fait traiter par la radiothérapie : l'amélioration est considérable,le cœur se ralentit à 100, le tremblement diminue, la diarrhée disparaît, la chute de poids est enrayée.

Mais cette amélioration est de courte durée et en janvier 1927, la recrudescence des troubles cardiaques et généraux décide la malade à l'intervention.

Le 4 janvier 1927, lors de son examen dans le service, l'agitation est extrême, la malade est en perpétuel mouvement. Le pouls est à 140. M. Aubertin,qui la voit à ce moment ne trouve aucune contre-indication cardiaque à l'opération. La protrusion oculaire est bilatérale, considérable, avec fixité du regard. Le tremblement est constant et ne cède même pas au repos. L'hypertrophie du corps thyroïde est diffuse, mais semble plus développée sur le lobe gauche. Le corps thyroïde est très vasculaire, souffle et bat. Il n'existe pas de fièvre et l'examen général ne révèle pas de lésion notable.

PREMIÈRE OPÉRATION. — Le 7 janvier 1927, sous anesthésie générale au mélange de Schleich, par le Pr Lecène.

Incision en cravate.

Ligature des 2 artères thyroïdiennes gauches.

Résection totale, sauf une lamelle postérieur, du lobe thyroïdien gauche.

Ligature de l'artère thyroïdienne inférieure droite.

Résection de l'isthme.

Hémostase complète.

Suture cutanée. |

Drainage par une grosse mèche-cellophane.

Anatomie pathologique. — Macroscopiquement, la pièce enlevée donne l'aspect du corps thyroïde sclérosé de la Maladie de Basedow.

Histologiquement, goitre. exophtalmique caractéristique avec hyperplasie végétante de l’épithélium thyroïdien, avec amas lymphoïdes. (Planche Il).

Suites opératoires. — Très simples: sans fièvre, la malade quitte l'hôpital le 15 janvier 1927.

Le 1 février 1927. — A engraissé de 1500 grammes, mais présente une tachycardie de 100, se plaint toujours de palpitations, de tremblement. À

Le 7 février 1927. — M. B. + 78 % (Professeur Labbé) est mise au traitement par l’iode.

Le 23 février 1927. — M. B. + 58 %. a engraissé de ! kg. Pas d'amélioration des troubles cardiaques et nerveux. :

Le 3 mars 1927. — M. B. +53 %.

Le 15 mars 1927. — M. B. + 32 %.

Le 23 mars 1927. — M. B. + 36 %.

Entre de nouveau dans le service du P' Lecène.

À engraissé de 3 kg. depuis l'opération {47 kg.) mais se plaint toujours de palpitations, de tremblement, son pouls est à 120, elle conserve le même état psychique, en outre le lobe droit du corps thyroïde augmente de volume.

DEUXIÈME OPÉRATION. — Le 1er avril 1927, sous anesthésie générale au Schleich, par le P' Lecène.

« Goitre exophtalmique récidivé ou plutôt continuant à évoluer ».

Résection de ce qui reste du lobe droit thyroïdien,

PLancue II SyLvaIN BLONDIN

Fig. 1. — A faible grossissement, hyperplasie du tissu thyroïdien, lobulation très marquée, structure vésiculaire très inégale.

Fig. 2. — Végétations papillaires exubérantes.

Suites opératoires. — Sans aucun incident, la malade sort de l'hôpital le 6 avril 1927.

Après l'opération elle reprend le traitement iodé, l'amélioration est rapide.

Le 9 mai 1927. — M. B. + 28 %, poids : 52 kg.

Le 13 octobre 1927, va beaucoup mieux, n'a plus de malaises, presque plus de tremblement, à engraissé de 6 kg. depuis la deuxième opération. Pouls à 116, régulier, M. B. + 30. %.

Elle vient consulter pour des ménorragies liées à l'existence d'un fibrome de moyen volume.

Le 12 novembre 1997, le Pr Labbé la trouve très améliorée, M. B. est passé de + 30 % à + 7 %, donc sensiblement normal. Le pouls est régulier à 120. On supprime le traitement iodé.

Le 10 décembre 1927. — A engraissé de 8 kg. depuis avril. Pouls 116, M. B — 44 %. On rétablit le traitement iodé.

Pendant les 6 premiers mois de 1928, le P' Labbé partique des examens fréquents :

48 janvier 1928. M. B. + 23 % Poids 52 kg.

25 janvier » » + 23 % » 52,300 8 février » » + 23 % » D2,300 1 mars » » + 9% » D4 20 >» » » +42 » 09 17 avril ) » + 53 % ». 53 Mai ) ) HAT I 5 5 43 juin » » + 12 % » D4 Pouls 97

Depuis ce moment, la malade n'a plus été consulter le P: Labbé et a cessé le traitement iodé.

Examinée le 41 juillet 1929 : Mme G. déclare tout d'abord qu'elle se trouve mieux qu'elle n'a jamais été. Son agitation et son impatience montrent à l'évidence qu'elle ne peut soufirir la moindre contrariété. Son élat général est bon, elle pèse 54 kg. Ses fonctions digestives sont normales et

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elle se félicite de n'avoir plus l'appétit vorace qu’elle avait dans ces dernières années. Eile dort bien, ne soufre plus de son cœur et peut s'occuper de son ménage.

La cicatrice cervicale est facile à dissimuler et la palpation ne révèle aucune récidive du goitre. L’exophtalmie est légère et ce qui frappe surtout est la fixité du regard, sous des sourcils peu fournis. ,

Mais l'instabilité persiste intense, pendant l'examen elle ne cesse de s’agiter, s'impatiente et s'énerve. Le tremblement est constant, le pouls est à 120, irrégulier, et l’auscultation du cœur montre l'existence d’un souffle systolique, d’ailleurs sans aucun signe de désadaptation cardiaque.

Observation VIII

Résumé. — Maladie de Basedow d'apparition récente. Thyroïdectomie sublotale janvier 1928. Peu d'amélioration. Décès 6 mois après par tuberculose pulmonaire.

Mme Marie Ba..., 33 ans, entre le 5 janvier 1928 à l'Hôpital Saint-Louis dans le service de M. le Pr Lecène pour une Maladie de Basedow. F

Au mois d'octobre 1927, à la suite d’une vive frayeur provoquée par une chute, la malade constate une augmentation du volume de son cou s'accompagnant de troubles respiratoires et cardiaques : palpitations, crises de suffocation, avec enrouement. Ces troubles se groupent en crises paroxystiques durant environ 15 jours, et la malade a présenté 4 ou 5 crises de ce genre.

Les fonctions digestives sont normales, les règles un peu irrégulières, le regard est vif sans exophtalmie nette, pas de tremblement. Elle dit avoir maigri de quelques livres dans ces derniers mois.

A l'examen le corps thyroïde est gros sans que la palpation décèle à sa surface de noyau goitreux. Le cœur est ré-

ot

gulier, sans souffle, battant à 90. Pas de lésion pulmonaire. Légère asynergie oculo-palpébrale. Le caractère est devenu depuis peu violent et irritable.

D s'agit indiscutablement d’un syndrome de Basedow d'apparition récente.

Opération. — Le 6 janvier 1928, sous-anesthésie générale à . l’éther par le Pr Lecène.

Incision en cravate.

Résection des 2 lobes à leur partie inférieure après ligature de l'artère thyroïdienne inférieure. On laisse en place les 2 lobes supérieurs et une bande de tissu thyroïdien cachant les parathyroïdes.

Hémostase complète.

Suture cutanée sur 2 petits drains.

Anatomie pathologique. — Le tissu thyroïdien enlevé est grenu, lobulé, de consistance uniforme, très vasculaire, sans aucun noyau goitreux. ®

Histologiquement, prolifération épithéliale, d'intensité modérée, avec îlots éosinophiles et Iymphoïdes. La colloïde se colore très mal.

Suites opératoires. — Les suites immédiates furent très simples sans aucune réaction (Température 38,2).

Rentrée chez elle, la maladé n’accuse que peu d’amélioration : les troubles du caractère persistent, l’amaigrissement continue, elle se plaint de sueurs, de diarrhée et de toux.

L'état général périclite rapidement, il apparaît les signes d’une tuberculose pulmonaire bilatérale rapide et la malade succombe 6 mois après l'opération.

Observation IX

Résumé. — Goitre exophtalmique d'apparition ancienne. Lobectomie droite en décembre 1928. Revue 7 mois après. Etat général médiocre. Tuberculose pulmonaire.

Mme La.…., 54 ans, est envoyée le 20 décembre 1928 à M. Lecène par le D' Parvu.

En 1900, après des chagrins multiples, apparaissent des palpitations de cœur, une nervosité et une anxiété anormales. Un médecin consulté lui fit alors remarquer que son corps thyroïde était un peu gros.

Son état reste stationnaire jusqu’en 1914, date à laquelle l'augmentation de son corps thyroïde l'amène à la consultation de l'hôpital Péan.

En 1918, les palpitations s'accentuent, de l’æœdème apparaît aux malléoles, un traitement digitalique, le régime lacté, le repos l’améliorent.

En 1927, épisode pulmonaire aigu, avec fièvre et hémoptysies durant 3 jours. :

En octobre 1928, congestion pulmonaire avec hémoptysie. Le D' Parvu l'envoie à l'Hôpital Saint-Louis pour son goitre exophtalmique.

A son entrée dans le service, on constate une légère exophtalmie : le regard est fixe et brillant.

Le corps thyroïde est augmenté de volume surtout dans son lobe droit. il est de consistance élastique, ct on perçoit très bien un souffle thyroïdien à l’auscultation. Les battements carotidiens sont très visibles, le pouls est à 100, très arythmique avec extrasystoles nombreuses. « J1 s'agit d'un trouble sinusal et nullement d'une arythmie complète » (D: Parvu). Pas de lésion organique du cœur. Léger tremblement des mains.

Dans les deux poumons la respiration est ronflante, sac-

as ire

cadée, avec des râles de bronchite (le mari de la malade est mort tuberculeux).

Peu de troubles digestifs, pas de diarrhée.

Les règles sont régulières mais moins abondantes depuis 2 mois.

Pas de fièvre. Etat général médiocre. M. B. — 47.

Opération. — Le 21 décembre 1998, par le Pr Lecène sous anesthésie au chloroforme.

Incision de Kocher.

Lobectomie droite.

Hémostase de la thyroïdienne inférieure isolée, puis capitonnage des lambeaux thyroïdiens restants en surjet. Suture cutanée, une mèche-cellophane.

Anatomie pathologique. — Le lobe droit thyroïdien enlevé présente le volume d’une très grosse mandarine, il est assez semblable à un tissu goitreux, parenchymateux, colloïde.

Microscopiquement, lésions diffuses et nettes de Basedow.

Suites opératoires. — Elles furent simples et sans accident,

Revue le 18 juin 1929, la malade reste alitée chez elle. La température est aux environs de 38, elle a présenté en février une congestion pulmonaire avec fièvre élevée. Son médecin a parlé à ce moment de réaction pleurale. La radiographie a montré une infiltration des deux poumons, à droite le poumon est tacheté, et le sommet voilé, à gauche, le sinus phréno costal est bloqué et le tiers supérieur du poumon marbré, il existe sans doute de petites cavernes.

L'état général est médiocre. Il n'y a pas d'hypertrophie du

lobe gauche thyroïdien, le pouls est à 100, il existe un peu d'œdème malléolaire, le tremblement a subi peu de modifications ainsi que l’exophtalmie, l’état d'instabilité est semblable (août 1929).

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Observation X

Résumé. — Maladie de Basedow. Thyroïdectomie subtotale le 27 mai 1927. Revue 25 mois après: Amélioration incontestable

Mme Pe..., institutrice, 28 ans, entre le- 23 mai 1927 dans le service de M. Lecène à l’hôpital Saint-Louis avec le diagnostic de Maladie de Basedow.

Le début de la maladie remonte à 3 ans, il s'est fait progressivement après un accouchement. Le premier symptôme fut l'apparition d’une augmentation du volume du cou, suivi 8 mois après environ, de tremblement et d'exophtalmie.

Depuis la maladie évolue par poussées pendant lesquelles la malade est anxieuse, fatiguée, se plaint d'insomnie, et voit s’exagérer le tremblement et l'exophtalmie.

De nombreux traitements médicaux ne semblent pas avoir apporté d'amélioration, en novembre 1926 et en février 1927, on pratique 2 séries de radiothérapie, qui fatiguèrent la malade et durent être interrompues.

A l'examen, le diagnostic de Maladie de Basedow s’impose : l’exophtalmie bilatérale est vraiment considérable, rendant impossible l’occlusion de la fente palpébrale. Le cofps thyroïde est augmenté de volume en masse, sans que la palpation puisse y isoler un noyau. Cette hypertrophie diffuse s'accompagne de battements d'expansion systolique: partiellement réductible.

Un tremblement menu et rapide prédomine aux membres supérieurs.

Le cœur bat constamment aux environs de 130 par minute, la compression oculaire ne modifie pas la fréquence du pouls.

Le caractère est irritable, instable. Les fonctions digestives s'effectuent normalement. I] n’y a pas de fièvre. Les

2 que

règles sont peu abondantes mais régulières. Les urines né contiennent ni sucre ni albumine.

Le M. B. a été plusieurs fois mesuré :

À La Rochefoucauld, en décembre 1926 + 70 %.

A la Pitié, en avril 1927 + 64 %.

A la Pitié 18 mai 1927 + 39 %.

Ce dernier chiffre étant obtenu après un traitement au Lugol.

Opération. — Le 27 mai 1927 par le P' Lecène, sous chloroforme, après injection d’atropine-morphine.

Incision en cravate.

Thyroïdectomie presque totale, on ne conserve que les 2 cornes supérieures et une bande postérieure de tissu thyroidien cachant les parathyroïdes et les récurrents.

Drainage large avec 2 mèches entourées de cellophane,

Suturé cutanée.

Anatomie pathologique. — Le corps thyroïde a l'aspect du Basedow typique avec sclérose interstitielle et adhérence à la capsule propre.

Histologiquement, la lobulation, l'hyperplasie épithéliale, la hauteur des cellules, la pâleur et l'irrégularité de distribution de la colloïde donne un aspect typique de la Maladie de Basedow. Les cordons pleins sont particulièrement abondants sur ces coupes. Il existe enfin beaucoup d’amas iymphoides et d'ilots éosinophiles.

Suites opératoires. — Le soir de l'opération, température à 89, sans agitation, sans signe alarmant, sort de l'hôpital le septième jour.

Revue le 20 juin 1929, Mme P. se considère comme améliorée par l'intervention, cependant elle n’a pu reprendre sa profession d'institutrice et remplit actuellement les fonctions moins fatigantes de secrétaire. Le bénéfice qu'elle a retiré de l'opération s’est surtout manifesté dans les 6 premiers mois qui l'ont suivie.

Il y a cependant une incontestable amélioration, bien

Pen,

qu'elle reste anxieuse et agitée, le caractère est meilleur. Le tremblement a presque complètement disparu, sauf pendant les crises d'impatience ou les colères violentes auxquelles elle reste toujours sujette L'exophtalmie a considérablement diminué, le regard demeure brillant, mais l’occlusion palpébrale est facile et complète. Le sommeil est insuffisant. Les règles persistent régulières mais toujours peu abondantes, tout cela malgré une absence presque complète de traitement après l'opération. Mme P. énumère néanmoins bien des malaises : essoufflement, battements cardiaques {rapides et violents, appétit capricieux, périodes de diarrhée.

A l'examen, la cicatrice est facilement dissimulée, il n’y a aucune augmentation de volume du cou, le tremblement est très léger, l’exophtalmie peu importante,malgré un signe de de Graefe. Le pouls est à 100-104, A l'auscultation du cœur, aucun bruit surajouté. | |

Pour conclure,amélioration incontestable mais persistance de nombreux troubles.

Observation XI

Résumé. — Maladie de Basedow. Thyroïdectomie subtotale le 11 février 1929. Amélioration très nette pendant 2 mois qui diminue sensiblement après 4 mois.

Observation rédigée par notre ami Paur FuNcKk-BRENTANO

Mille Mech.. , aide-comptable de 26 ans, entre le 9 février 1929 dans le Service du Pr Lecène pour un goitre exophtalmique, l'augmentation du volume du cou étant le symptôme qui conduit la malade à la consultation.

Depuis sa puberté. à l’âge de 12 ans, la malade a eu le « cou gros ». Brusqueaugmentation de volume dans les derniers mois de 1927.

A l'examen :

Augmentation du volume du corps thyroïde dont on sent

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