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faction thyroïdienne ont rétrocédé, le poids avait augmenté de 24 kg. (3° cas).
Vidermann (1906), de l'observation de 3 cas, est frappé par l'augmentation du poids et la diminution de l'instabilité nerveuse.
Pfahler (1908) réunit 51 cas avec 42 bons résultats (75 %):
Holland (1908) donne les résultats de 20 cas traités : amélioration nette dans tous les cas, le pouls se ralentit, le corps thyroïde volumineux et battant diminue de volume et ne bat plus, le malade engraisse au bout de quelques séances, l’exophtalmie ne se modifie pas.
Schwarz, cité par Lenormant, traite 4o malades : « Peu après le début du traitement, on observe une modification des signes nerveux, les malades deviennent plus calmes, leur excitabilité, maladivement accrue, disparaît, l'oppression, l'angoisse, le tremblement s'atténuent. En même temps, on note assez fréquemment un . changement brusque dans la nutrition générale, le poids du corps augmente parfois très rapidement et il! n’est pas rare de voir une augmentation de 6 à 8 kg. au moins dans un mois et sans modification de régime. Bientôt aussi, la diminution des sécrétions toxiques de la glande icradiée se manifeste par une amélioration des signes cardinaux : la fréquence des pulsations diminue en général de 20 à 30 par minute, les palpitations disparaissent. Assez souvent, il y a diminution en peu de temps de l’exophtalmie, bien que ce soit un des sy mptômes les plus persistants dans les goitres anciens. Il en est de même pour le goitre, on obtient fréquemment :
une légère diminution de son volume mais rarement une diminution très forte », Beck (1909) obtient sur 50 cas 45 guérisons complètes.
Franz Rave {19r:) accorde une valeur à ce traitement dans la Maladie de Basedow : il réunit 336 cas de goitre exophtalmique :
Influencés de manière très favorable. . . . . 273 GUÉTISORS COM DICLÉS ETIENNE EN NEA G Légères AINÉTONALIODNS PANNES A Ce NEA AMEL ES AP PEA VA LION be ul nt Chr AU ri à à
La radiothérapie constitue donc un traitement efficace et sans danger dont l’action intervient surtout contre les signes nerveux, la perte de poids, les troubles cardiaques et dans un petit nombre de ces cas contre lPexophtalmie et le goitre lui-même.
A la Sociélé Médicale des Hôpitaux (6 décembre 1912) Crouzon et Folley présentent une femme améliorée de façon remarquable par les R. X., la guérison se maintient depuis plus d’un an. Ils citent une dizaine d'observations analogues, dans lesquelles les perfectionnements de la technique permettent des irradiations à doses massives sans crainte de radiodermite ou de pigmentation cutanée. Triboulet et Hirtz confirment ces observations.
À la Société de Neurologie (4 juin 1913) Folley présente un résultat récent (amélioration considérable de la tachycardie et des troubles vaso-moteurs).
Sielmann, de Munich traite 500 cas, 25 échecs soit 5 94.
Sur ces 25 cas, 13 sont opérés et fournissent seulement 3 bons résultats. Les échecs tiendraient à la complexité du syndrome Basedowien, associé à des lésions pluriglandulaires.
Goodvin et Long (1924) ont traité parles R.X. et suivi 9 cas de goitre exophlalmique, il s'agissait de goitre exophtalmique vrai et non d’adénome toxique : chez 5 malades, les résultats furent très satisfaisants : augmentation du poids toujours supérieure à 7 kg., atteignant une fois 20 kg., retour du M. B. à une valeur normale, diminution de la tachycardie selon une courbe moins régulière, diminution de lémotivité et de Pexophtalmie ; il persiste encore quelques palpitations. Les résultats commencent à semontrer en général après 5 mois de traitement. Il est impossible en l’absence d'observation prolongée de dire s’ils seront permanents. Les auteurs notent chez deux malades traités, 6 mois après, l’apparition d'arythmie qu’ils attribuent à une altération du myocarde, résullant de la toxémie. Les 4 malades ne fournirent que de médiocres résultats. Un ne semble guère modifié, uñ autre abandonne prématurément le traitement, les deux autres malgré de nombreuses séances virent les symptômes d'intoxication thyroïdienne augmenter, et l’un d’eux dut subir une thyroïdectomie.
La dose de rayons employée représentait les 2/5 de dose d’érythème, elle était filtrée à travers 3 millimètres d'aluminium et administrée chaque semaine tour à tour sur un des côtés du cou, de façon à atteindre en même temps la thyroïde et le thymus,
A la Sociélé Médicale des Hôpitaux (25 juillet 1924) Labbé, Faure-Beaulieu, Sézary, Stévenin et Delherm s’en déclarent très partisans. Pour Lian, le traitement peut être surveillé par la mesure du M, B. et ainsi n’expose pas à des accidents. Béclère se base sur l’examen du cœur, il arrête les séances de radiothérapie quand le pouls atteint 80.
Musin (1924) rapporte le cas d’une malade atteinte de goitre exophtalmique où une seule séance de R.X. suffit à juguler des troublesimentaux si graves, que l’internement dans un asile d’aliénés paraissait s'imposer d'urgence.
Grower, Christie et Merritt rapportent 114 cas traités, 32 guérisons complètes, 3 morts, 4 malades ont dû être opérés ultérieurement, 795 améliorations si considérables que, pour certains d’entre eux, on peut parler de guérison. Pour ces auteurs, dans le goitre exophtalmique vrai, les R. X fournissent le même pourcentage de cas favorables que le traitementechirurgical entre les mains les plus exercées, ils ont en outre les avantages
-suivants : absence de mortalité, précocité possible du traitement, possibilité d'application aux cas inopérables etaux cas non guéris par l'opération.
Sanger suit personnellement, pendant une durée de 1 à 5 ans, 48 malades atteints de goitre exophtalmique qu’il a traités par KR. X. :
41 sont en si bon état et depuis si longtemps qu’on
peut parler de guérison.
3 sont simplement améliorés.
4 seulement ont été opérés (dont un à lasuite d’un
traitement irrégulier). |
3 de ces malades présentaient avant le traitement de la fibrillation auriculaire qui disparut après.
3 étaient dans un état si grave que l'opération semblait pleine de risques, ils répondirent de façon très frappante à la radiothérapie.
L'amélioration des symptômes fut rapide et déjà sensible habituellement après trois séances. La tendance du poids à augmenter se manifesta souvent avant toute diminution du M. B. L’exophtalmie est en général le dernier symptôme à disparaitre, elle persiste encore après le retour du M. B. à la normale. Le tremblement se maintient d'ordinaire assez longtemps. La détermination du M. B. est indispensable pour diriger le traitement, contrôler les résultats obtenus, prévoir les récidives, et faire en ce cas de nouvelles séries de séances. Lorsque le M. B. estdevenu normal Sanger fait une détermination tous les deux mois pendant les 6 premiers mois,,puis tous les 6 mois. Rien ne permet de prédire la résistance de la maladie aux R. X., les sujets à M. B. modérément élevé sont souvent les plus : réfractaires.
Il donne en outre quelques détails de technique : Lension 90 kilovolts, foyer d'émission à 4o em. de la peau, intensité 5 milliampères pendant 10 minutes, filtration sur 3 mm. d'aluminium, moyenne du nombre des séances : 10, variant entre 27 et 3.
Csépai combine l’iode aux R. X. qui fixent les résultats de l'iode. Il procède par tâtonnements : après quelques jours de repos, 3 fois par jour une goutte de solution de KI à 5 %, puis il augmente d’une goutte
par jour jusqu’à amélioration manifeste, ensuite tout en conservant! la dose d’iode trouvée efficace, il commence. la radiothérapie (3 séances à intervalles de 15 jours, 2/3 de la dose d’érythème) puis il cesse progressivement l’iode : dans 8 cas sur 9, excellents résultats.
Marcel Jolly considère que les R. X. donnent à peu près le même pourcentage de succès que le traitement chirurgical mais sans mortalité opératoire. Les doses à employer doivent être minimes, d'autant plus faibles que les symptômes sont plus aigus. Il faut les varier de 200 à 400 R. par porte d’entrée et par séance. Les doses seront répétées et continuées en surveillant l’état du malade ;-il ne faut pas dépasser 5 séances par porte d'entrée et instituer un repos de 2 mois avant de recommencer, Car il faut toujours craindre le myxœdème. L'étude du M. B.et l'épreuve de Gætsch sont de précieux guides dans l'étude du traitement. Après un traitement bien conduit, on assiste à l'amélioration des symptômes : le goitre est le plus tenace, on le réduit un peu, mais il ne disparait presque jamais entièrement.
Béclère estime que dans les formes au début les résultats sont toujours parfaits, les R. X. donnent 90 % de gaérison dans les formes graves.
Les accidents
M. Lenormant en rapporte 4 cas dont 2morts ce sont : 2 cas de Gilmer nettement aggravés, sur 7 Cas. Une mort subite survenue après une séance de R. X,