VI. — Le myxœdème
C’est un accident peu fréquent même après les strumectomies étendues : la nécrose du fragment de la glande laissé en place semble le fait d’une insuffisance de la vascularisation ou d'une élimination après suppuration. :
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Kocher décrit un cas de myxædème post-opératoiré après ligature des 4 artères principales de la glande.
Brodersen et Harbitz, Liebig, Bérard ne l'ont jamais observé.
Lambert-Rogers ne l’a vu qu’à titre tout à fait exceptionnel.
de Quervain, sans donner de chiffres, signale les états d'insuffisance thyroïdienne résultant d’une opération trop complète : « le traitement local pour être efficace doit mettre hors de fonction assez de tissu pour porter le sujet à la limite de l’hypofonction » ; mais ces Basedowiens présentent une thyréo-sensibililé très variable d’un cas à l’autre d’où l'impossibilité de donner les règles d’un traitement post-opératoire. Il ne faudra pas se hâter d’ordonner un traitement thyroïdien : l’abaissement du métabolisme basal, l'épreuve de Goetsch, seront mis à profit. En tout cas, ces troubles seront remarquablement améliorés par un traitement opothérapique bien conduit et il sera souvent utile de descendre jusqu'aux doses minimes préconisées par Léopold- Lévi, : mmg. de substance glandulaire sèche.
Noguchi signale qu’assez souvent il a observé chez ses opérés des phénomènes myxœdémateux, qui ont cédé le plus souvent à la thyroïdine employée pendant 2 mois.
Troell a remarqué que le myxædème était plus fréquent dans les cas où les opérés avaient été irradiés auparavant. [leur prescrit la thyroxine, sous le contrôle fréquent de la mesure du métabolisme basal,