C. Paul et P. Rodet. Les eaux de table. Paris
Les boissons seront prises chaudes, aux repas à 1 exclusion totale de toute espèce de boisson froide Le but est de faire accepter au malade de l'eau chaude, non pas tiède, mais réellement chaude II faut 1 aromatiser pour la rendre acceptable
Le thé léger chaud, légèrement sucré, est souvent volontiers accepté. Quelques personnes ne peuvent en prendre, le soir surtout, sous peine d'agitation et d insomnie. On peut alors donner du grog léger légèrement sucré, fait avec du cognac ou du rhum' que l'on peut faire préalablement brûler pour le débarrasser de son alcool.
On peut encore utiliser certaines infusions : infusion de camomille, de fleurs de tilleul, de feuilles d'oranger, etc., au goût des malades.
Les boissons chaudes nous paraissent avoir plusieurs avantages sérieux.
Tout d'abord, leur usage exclusif modère la quantité de liquide ingéré; en second lieu, elles ont une action calmante sur la douleur, sur l'hyperesthésie stomacale ; enhn il est probable qu'elles excitent la motricité, en excitant directement les fibres musculaires lisses. La chaleur, en effet, excite la contraction des fibres musculaires lisses des divers systèmesc'est ainsi qu'on traite les métrorrhagies'par des injections chaudes. Du reste, des expériences physiologiques tendent à démontrer qu'il en est de même pour le tube digestif.
En tout cas l'expérience de tous les jours montre les bons effets des boissons chaudes. Aussi est-on arrivé à ne pas s'arrêter aux objections théoriques qu'on a pu faire contre leur emploi.