‹ Thérapeutique des maladies de l'estomacChapitre 24 sur 88 · C.UMATOTIIKRAIME · texte numérisé non relu

C.UMATOTIIKRAIME

être utile : on fera faire en quelque sorte une cure lactée au début. Ce qu'il conviendra le mieux de donner ensuite, ce sera la poudre de viande fraîchement préparée dans du bouillon, les potages au lait les bouillies à la farine de riz, les purées claires de légumes secs, les œufs, et enlin la viande finement hachée, la viande rôtie froide bien divisée. On pourra trouver, dans le tableau de Leube, des indications sur la progression qu'il convient de suivre pour revenir à une alimentation aussi voisine que possible de l'alimenlation commune. Il y aurait lieu d'essayer le képhir, comme le conseille M. Hayem. Tout cela, naturellement, sans préjudice des pratiques diverses, physiques ou médicamenteuses, qui seront tout à l'heure indiquées.

i) ciiiuatothcrapic— Les ressources delà climatothérapie ne sont nullement à dédaigner en cas semblable. Enlever les malades à leur milieu habituel, les placer dans un milieu nouveau, dans lequel ils vivront d'une vie moins artificielle, moins intellectuellement surmenée qu'auparavant, c'est beaucoup. La climatothérapie s'adresse donc beaucoup plus à la névropathie, àla neurastiiénie, en particulier, qu'à tout autre élément.

Elle comprend les voyages et les déplacements. Les voyages ne peuvent être conseillés qu'aux malades qui n'auront pas trop à soufl'rir de la vie d'hôtel et de table d'hôte.

La climatothérapie entre pour une large partdansle succès très réel de certaines eanx renommées, telles que Vichy et Vais; elle entre, pour une proportion plus grande encore, dans le succès d'eaux minérales beaucoup plus pauvres en principes alcalins : inutile de les nommer. Nous formulerons, ii propos de ces

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stations, en ce qui concerne l'élément climatothérapiquc, le môme desideratum que nous avons formulé déjà à propos du régime. Il importe que les médecins { utilisent le mieux possible les ressources de leurs stations. Ils ne doivent pas craindre de donner des j indications trop précises pour les sorties, les promenades, l'exercice, de faire faire de la gymnastique, ' du massage, de l'hydrothérapie, etc. ' ■

Les dyspeptiques nervo-moteurs, névrophalhes souvent, sont des malades qui doivent être disciplinés. \ Il faut donc que le médecin ne craigne pas d'user de I son autorité dans ce sens.

c) Pratiques spéciales d'ordre physique. — Sous cette , mention nous comprenons la gymnastique^ Vhydrothérapie., le massage^ ï électriscdion^ la contention mècaniqiie de Vaidomen.

Gymnastique. — La gymnastique est surtout utile au point de vue de la santé générale, de la même façon que laclimatolhérapie. Elle augmente les échanges nutritifs, excite l'appétit. Elle est particulièrement utile chez les dyspeptiques qui, en vertu d'une profession sédentaire, sont loin de prendre un exercice suffisant et de dépenser en travail physique une part assez grande de leurs recettes nutritives.

Certaines pratiques de gymnastique ont pour but surtout d'accroître et de combattre la tendance à la constipation. C'est ainsi que les malades couchés sur une chaise longue doivent s'asseoir sans s'aider des mains. Debout contre un mur, le dos appliqué à ce mur, il s'agit encore de se courber en avant, de se redresser alternativement en touchant en arrière le mur des mains, les bras étendus. C'est l'exercice au mur de Daily.

Ilfdi-othérapie. — L'hydrothérapie est très em-

MASSAGE — ÉI.ECTRISATION 12/

ploYée par certains médecins dans le traitement de la dyspepsie. Son utilité est surloutindirecte, et c est à l'étal de santé général ou àla névropatlue que s appliquent surtout ses diverses ressources. Les lotions 1-roides. l'enveloppement froid suivi de friction, la douche' froide en pluie ou en jet, la douche alternative réprésentée par une série de jets successivement froids et chauds, les douches écossaises, les douches en jet chaudes, telles sont les principales formes de l'hydrothérapie. Les lotions froides suivies de frictions, les enveloppements froids, peuvent être donnes surtout aux neurasthéniques, chlorotiques ou anémiques qui craignent la douche froide et pour les y amener progressivement. La douche froide, et surtout la douche en jet, convient surtout lorsqu'il s'agit de tonifier, de remonter des sujets affaiblis, déprimés. La douche chaude, particulièrement la douche en jet, convient mieux à ceux qui sont excités, qui ont tendance à l'insomnie. Notre expérience nous amène à penser que les neurasthéniques se trouvent plus souvent soulagés parla douche en jet chaude que par la douche en jet froide. ■

Massage. — Ici il faut distinguer le massage général et le massage local fait dans un but spécial. Le massage général peut être utile dans quelques circonstances au même titre que l'hydrothérapie, laclimatothérapie ou la gymnastique. Le massage local a pour but surtout de combattre soit l'atonie de l'estomac, soit l'atonie du gros intestin et la constipation (1).

Électrîsation Nous laisserons de côté l'électri-

sation dirigée contre la neurasthénie, on emploie sur-

(l) DuJAnniN-BEAUMETz. Uliygiene thérapeutique, 2° édition'1890.

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loul. alors l'éleclrisaLion statique d'après des règles nettement élahlies par MM. Arthus et Vigoureux. L'éleclrisation du gros intestin sera étudiée plus loin il propos de la constipation et surtout dans le but de combattre l'atonie et la dilatation de cet organe. ^ On a employé les divers modes de l'électricité, l'électricité statique, la faradisation et la galvanisation.

Pour l'électricité statique, on agit seulement à l'extérieur, cela va de soi. Le malade, placé sur un siège à pieds de verre, de façon à être isolé du sol, est mis en communication avec l'accumulateur d'une machine à électricité statique ; à l'aide de tiges ou de boules de métal mises par une chaîne en communication avec le sol, on tire des étincelles électriques de la région épigastrique. Cette excitation paraît suffire pour provoquer les contractions de l'estomac. La chose est vraisemblable, car, en agissant de la même façon sur le trajet du gros intestin, on provoque généralement une selle à bref délai.

La galvanisation et la faradisation peuvent se faire soit par application extérieure, soit par application interne, en introduisant un des pôles dans l'estomac. Pour l'emploi à l'extérieur, on met un des pôles en communication avec la peau à la région lombaire par une large plaque d'étain recouverte de peau de chamois et imbibée d'une solution de sel marin. Au niveau de la région épigastrique, on applique une plaque semblable de dimension un peu moins considérable. En employant des plaques assez larges, on évite la production de l'électrolyse lorsqu'on se sert des courants directs.

Pour l'électrisation interne, on a construit des sondes qui, toutes, reposent sur le même principe

KLECTRISA'IKIN

(Pcrli, Bocci, Bardct, Baracluc, Mathieu Shockton Ziem sen). Le conducteur, constitué so.t par un fi soit par L tige métallique très flex.ble,estren e m dans une sonde gastrique ; le pôle représente pai un renflement ou un bouton métallique, se trouvea une certaine distance de l'ouverture de la sonde. De cette façon l'extrémité du rhéophore ne peut pas arrner au coktact de la muqueuse, le courant électrique ne peut passer que par l'intermédiaire du liqmde contenu dans l'estomac, par une large surlace par conséquent, et l'on évite ainsi le danger de l'ulcération par électrolyse. Le pôle extérieur est mis en contact avec la peau par une large plaque métallique. Un peut, grâce à cette disposition, employer intérieurement soit les courants galvaniques soit les courants faradiques.

Einhorn a modifié cette instrumentation dune façon élégante ; le pôle intragaslrique est constitué par une petite boule de métal renfermée dans une petite olive creuse, percée de trous. La petite boule se relie à la pile ou à l'appareil h courants induits par un fil métallique recouvert d'une substance isolante (1).

L'intensité des courants continus variera de 10 k 30 milliampères, on procédera avec attention dans ces limites, surtout pour l'application et la rupture pour lesquelles on abaissera toujours le courant au minimum.

L'éleelrisalion de l'estomac en amène les contractions, et c'est là certainement un moyen actif de lutter contre l'atonie et la dilatation. Les recherches de M. Ravé montrent que l'électrisation excite la sécré-

(1) Ravé. Trailemenl des dyspepsies par l'éleclricité. Th. de Paris, 1892.

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