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leinlé, sinon entièrement constitué par de la bile. On atù-ibue ce reQux cà un état permanent d incontinence pylorique ..^..e.eUlorl.ydrie et stase 9" Hyporsérrclion a\cc liypcicuiui j
pcrmaucute. - Nous n'avons pas à revenir sur celte forme de dyspepsie à laquelle il a été consacre un chapitre tout entier. Faisons seulement remarquer qu'il semble possible que, par les progrès mêmes de la maladie, l'hyperclilorhydrie disparaisse pour laisser derrière elle une dilatation permanente avec ou sans hypersécrétion simple. Ce serait la conséquence des progrès de la gastvitè, que cette gastrite soit primitive comme le veulent les auteurs allemands qui défendent la théorie du catarrhe acide, ou secondaire et consécutive à l'hypersécrétion et a
la stase atonique.
3° Dilatalîou niécaniqne par lésions des parois stomacales on pai- obstacle pylorique. — Quand il y a lésion des parois stomacales, dégénérescence ou destruction des tuniques musculaires par un processus anatomique, l'estomac tend naturellement a devenir un sac passif de plus en plus dépourvu de contractilité et même d'élasticité. C'est là que vont toutes les gastrites chroniques intenses, celles surtout qui s'accompagnent d'une tendance modérée à la sclérose. Quand la sclérose est prédominante, il peut y avoir au contraire resserrement considérable de l'estomac, et diminution marquée de son calibre (linite plastique de Brinlon .
Les lésions du pylore qui rétrécissent l'orifice, les tumeurs qui le compriment, deviennent aussi, par un mécanisme facile à comprendre, une cause de grande dilatation permanente. Le rétrécissement et la compression du pylore peuvent être amenés par
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des lésions de iiaLure assez variée. Les causes de beaucoup les plus fréquentes sont le cancer et l'ulcère. Le siège môme de l'ulcère au niveau du pylore peut amener la dilatation de l'estomac; elle peut résulter encore du rétrécissement consécutif à sa cicatrisation.
•La dilatation stomacale d'origine mécanique est celle qui peut atteindre les proportions les plus grandes; cependanton trouve quelquefois d'énormes estomacs, des estomiacs remplissant la moitié de l'abdomen, tombant jusqu'au pubis, sans que l'examen, l'examen macroscopique tout au moins, permette de reconnaître la cause de cette eclasie considérable.
Examinons maintenant quelles sont et les signes pathologiques, et les conséquences possibles de la grande dilatation de l'estomac.
C'est dans le cas où il existe un rétrécissement mécanique du pylore que le tableau morbide est le plus caractéristique. Les malades peuvent éprouver dans la région stomacale, soit simplement une sensation plus ou moins pénible de pesanteur, soit de véritables douleurs. Ces douleurs ne font jamais défaut en cas d'ulcère non cicatrisé encore ; elles existent habituellement aussi avec une lésion pylorique ou juxta-pylorique de nature cancéreuse, mais elles peuvent faire défaut. Assez souvent, il existe des aigreurs, des régurgitations ; mais, ce qui est surtout caractéristique, ce sont les vomissements et la façon dont ils se produisent.
Ces vomissements sont es2)acés et très abondants. Les malades ne vomissent que tous les deux ou trois jours, et très abondamment. Ils rejettent des euvettes entières d'un liquide qui renferme souvent
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(les délrilus alimentaires. Chose caracLéristique, on poul y reconnaître des substances qui ont été ingérées plusieurs jours auparavant, par exemple, des puis, des fragments de haricots, ou d'autres légumes que leur constitution permet de caractériser aisément. On trouve souvent aussi des grumeaux de caséine, les malades ayant été soumis au régime lacté dans bien des cas. Les matières vomies ont une odeur plus ou inoins désagréable, surtout lorsque le vin n'a pas encore été supprimé de l'alimentation. Parfois ce qui domine, c'est une odeur à la fois aigre et butyrique. Assez souvent des matières glaireuses, plus on moinsdiluées, plus ou moins lilantes, parfois des traces de sang. L'hématémèse noire appartient plus particulièrement au cancer,- l'hématémèse rouge à l'ulcère. Lorsque le rétrécissement porte sur le duodénum, les symptômes sont les mêmes. Cependant, s'il siège au-dessous du confluent des voies biliaires, la bile rellue en abondance dans l'estomac. C'est là une circontance rare et d'une extrême gravité : on comprend pourquoi.
Quand les vomissement n'existent pas spontanément, la sonde, introduite le matin à jeun, ramène une quantité considérable de liquide et de matières solides, semblables complètement aux vomissements ' (pie nous venons de décrire.
C'est ainsi que se présentent les choses, cliniquement, dans les grandes dilatations par obstacle pylorique, par lésion étendue des parois de l'estomac ■ et dans quelques rares cas d'atonie ti'ès marquée. Le tableau est un peu différent avec les hyperchlorhydriques hypersécréteurs, et dans la dilatation atonique paroxystique.
I>cs hyperchloi'hydriques hypersécréteurs éjîi'ou-
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vent des douleurs tardives, trois, quatre, cinq heures aprèsle repas. Ces douleurs les réveillent la nuit, elces crises douloureuses aboutissent à des vomissements qui y mettent (in. Certains malades le savent si bien, qu'ils se font vomir artificiellement pour abréger ces crises. Les vomissements sont filants, glaireux, peu colorés en général, d'odeur aigrelette marquée quand ils ont bu du vin; il se dépose, dans le fond de la cuvette, une sorte de purée jaunâtre constituée par des détritus d'aliments amylacés et de pain gonflé et non digéré. Quelquefois, grâce à la bile (Bouveret et Devic), les matières vomies soni colorées en bleu. Ces vomissements abondants, d'un bleu verdâtre, sont caractéristiques.
Certains malades atteints de dyspepsie nervo-motrice avec atonie gastrique très accentuée ont de véritables périodes paroxystiques de dilatation de l'estomac. Sous l'influence de chagrins, d'inquiétudes prolongées, de surmenage, de mauvaises conditions hygiéniques, d'une inanition plus ou moins volontaire, d'un régime peu en rapport avec l'état de leur estomac, certains en arrivent à avoir une stase gastrique permanente avec ou sans vomissements. Cela se présente encore chez des cachectiques de tout ordre, des tuberculeux, des anémiques, des malades atteints de maladie d'Addison, de dermatite exfoliatrice, d'impaludisme chronique, etc.
Ces malades ont des aigreurs, des renvois, desvomituritions, la langue chargée ou rouge et comme pelée, la bouche acide, un dégoût plus oumoins marqué pour les aliments, la viande en particulier. Ce dégoût joint â leur cachexie, fait que, dans les cas les plus graves, on lesconsidère assez souvent comme atteints d'un cancer latent de l'estomac.
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Les grands dilatés, surtout ceux qui vomissent abondamment, sont le plus souvent constipés d'une façon réellement opiniâtre. Quelquefois cependant surviennent des processus diarrhéiques dus soit à une débâcle intestinale, soit â ce que l'estomac s'est brusquement vidé de son contenu dans l'intestin.
L'inspection de l'abdomen fournit souvent des renseignements importants : on peut babituellement trouver des signes non équivoques de grande stase stomacale, soit par la succussion digitale, soit par la succussion totale pratiquée à la façon bippocratique. Par la succcussion totale on aura beaucoup moins de ohance de prendre un bruit de Ilot colique pour un bruit de flot intestinal. Dans les cas douteux, le passage de la sonde et le lavage de l'estomac trancheront la question et feront voir nettement si le bruit perçu se passe dans l'estomac ou dans le côlon transverse.
Le procédé qui consiste à faire ingérer au malade un grand verre d'eau et à rechercher le clapotage gastrique, ne démontre que l'atonie et le relâchement de l'estomac et non la dilatation avec stase. Quelquefois, surtout en cas de rétrécissement pylorique, on aperçoit une saillie abdominale due à l'eslomac dilaté et, parfois même on perçoit par la vue (les mouvements dus aux contractions péristaltiques de cet organe dans sa lutte contre l'obstacle. La palpation pourra permettre de trouver une tumeur épigastrique. Il ne faut pas négliger, dans les cas douteux , de rechercher systématiquement le rein déplacé.
Dans quelle mesure ces grands dilatés, ces dilatés vrais sont-ils soumis à l'empoisonnement par les subs tances toxiques qui prennent naissance dans leur estomac? Dans quelle mesure l'auto-intoxication
no
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joue-t-elle un rôle palliogénique dans l'ensemble' clinique relevé chez eux ?
On sait que M. Bouchard altribuailà ces aulo-inloxications une importance primordiale ; sous leuidépendance immédiate se trouvait une série presque infini de maux divers, que nous devons énumérer.
Du côté du foie, la congestion, et, en conséquence la mobilité du rein chassé de sa loge par le foie augmenté de volume; du côtédu système nerveux, lesnévralgies, la céphalée, la pesanteur de tête, la mélancolie, l'insomnie, les cauchemars, les vertiges, les étourdissements, les troubles- de la vue ; du côté de la peau, des éruptions diverses; du côté des poumons, les bronchites faciles, l'asthme, les coryzas récidivants, la pharyngite chronique ; du côté des reins, l'albuminurie ou la peptonurie. On voit que ce qui domine dans cette énumération, ce sont les symptômes attribuables et attribuées par nous à la neurasthénie et à l'arthritisme, autre mode de la névrophathie héréditaire.
Chose curieuse, et d'une grande importance dans le jugement du débat: aucun de ces symptômes, surtout ceux d'ordre névropathique ne se rencontre, suivant la remarque de M. Cliarcol, chez les grands dilatés de l'estomac, chez les dilatés par lésion mécanique du pylore. Ceux là seuls les présentent qui sont surla limite à laquelle l'atonie motrice de l'estomac devient de la dilatation, curable d'abord, in- ; curaljle plus lard, quand le muscle a élédéhnilivemeni j forcé, quand des lésions dues à la gastrite se sont | établies.
Est-ce à dire cependant que l auto-intoxicalion no joue aucun rôle chez les dilatés ? iNon certainement. , a est vraisemblable qu'elle contribue à amener chez eux cet aspecide cachexie, de déchéance générale,
ni