‹ Thérapeutique des maladies de l'estomacChapitre 34 sur 88 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

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Quelle est févolulion de la grande dilatation de reslomac? Quel est l'avenir des dilates?

Il faut ici considérer successivement et sépare n.entlesdiverstypes de malades réunis sous la denomination commune de dilates. „^ Les dilatés mécaniques, par lésion du pylore ne. peuvent être guéris que par une intervention chirurgicale qui supprime ou qui tourne 1 obstacle. Les conditions, les chances de guérison finale, sont naturellement incomparablement meilleures chez ceux qm

ont une lésion cicatricielle, scléreuse, que chez les

cancéreux. .

La grande dilatation stomacale, irréductible, par atonie incurable ou par lésion dégénérative des tuniques musculaires, est presque aussi grave qu un cancer pylorique ; elle n'a même pas, comme la scierose du pylore, de ressource dans la gastro-enterostomie. Il n'y a pas cependant de raison absolue de ne pas essayer la gastro-entérostomie, même lorsqu'il n'y a pas de rétrécissement mécanique du pylore.

1'-^ DILATATION DE l'eSTOMAC

La situation des malades atteints d'hypersécrétion avec hyperchlorhydrie et stase gastrique permanente n'est guère rassurante. II n'est nullement démontré à l'heure actuelle que l'on puisse guérir l'hyperchlorhydrie parvenue à ce degré. Ces malades ont à redouter l'ulcère simple avec toutes ses conséquences, la dilatation mécanique avec vomissements et épuisement par véritable inanition. Il est vrai qu'on ne connaît pas cet état morbide depuis assez longtemjjs pour pouvoir formuler son pronostic d'une façon nette, soit dans les cas particuliers, soit en générai. Il est poss ible qu'en se transformant en gastrorrhée simple, sans hyperchlorhydrie, l'hypersécrétion avec hyperchlorhydrie, puisse se concilier avec une survie très prolongée. Nous pensons en avoir vu des exemples.

Lesdyspeptiques atoniques, neurasthéniques,aboutissent quelquefois, mais très rarement, à la grande dilatation' définitive. Par un régime approprié, par l'intervention thérapeutique, par le gavage en particulier, on peut souvent remonter ces malades, et les ramener à l'état de simples dyspeptiques nervomoteurs. Il suffît souvent chez eux de quelque lavages pour amener une amélioration considérable, pour faire cesser la stase du matin, pour ramener à la normale l'acidité stomacale que les fermentations exagérées avaient élevée d'une façon plus ou moins accusée.

On obtient ainsi parfois de véritables résurrections ; on voit guérir des malades que tout semblait condamner et chez lesquels l'existence du cancer de l'estomac paraissait presque certaine.

Le traitement, bien que procédant des mêmes principes généraux, sera différent dans les différents

INDICATIONS TUÉRAPEUTIOUKS l'^S

lypes Cliniques que nous avons distingués. L'inter- .Llon, en tous cas, procédera toujours des mêmes

principes.

Il faudra, dans tous les cas :

1« Réduire au minimum la surcharge de 1 estomac,

^2» Donner une alimentation telle que les fermentalions se trouvent restreintes au minimum ;

3° Assurer dans la mesure du possible le passage des aliments de l'estomac dans le duodénum, de façon à permettre en tous cas au malade une alimentation

suffisante ;

A" Faire l'antisepsie stomacale.

Combattre la dyspepsie chimique.

(î» Combattre la constipation.

Comment remplira-t-on ces divers desiderata dans les différents cas? Nous le dirons en examinant chacune des indications qui viennent d'être formulées.

1» Réduire au minimum la surcharge de ï estomac. — C'est ici, plus que jamais, qu'il faut donner des aliments d'une grande richesse nutritive aussi finement divisés que possible, de façon que l'imprégnation par les sucs digestifs soit aussi intime que possible, et que les résidus non utilisables soient réduits au minimum. Le lait, la poudre de viande, les farines, les fécules, doivent être surtout recommandés. Les malades ne doivent boire que d'une façon modérée.

Dans les cas de rétrécissement mécanique du pylore, avec vomissements incoercibles il conviendra même de donner une certaine quantité d'eau en lavement. On pourra de cette façon faire absorber, en deux ou trois fois, 3 ou 400 grammes d'eau.

Lorsque, malgré tout, il persiste toujours une certaine stase stomacale, il est nécessaire d'enlever mé-

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