TRAITEMENT ÉLECTRIQUE DE L'OCCLUSION INTESTINALE
Leroy d'Etiolés, en 1825, est le premier qui en ait eu l'idée, mais c'est surtout à Duchesne, de Boulogne, qu'on doit son introduction dans la thérapeutique. La crainte de produire des accidents électrolytiques l'avait amené à préférer les courants induits aux courants continus.
(1) Ce n'est pas cependant que la déplétion de l'intestin au dessus de l'obstacle ne puisse avoir un heureux effet. — Il est arrivé assez souvent que l'établissement d'un anus contre nature au dessus de l'obstacle amène la déplétion de l'intestin et la guérison des accidents d'occlusion. Aussi Quénu et d'autres chirur giens ont-ils pu se contenter d'établir uu petit anus contre nature, une soupape par laquelle les gaz pouvaient s'échapper. Les accidents d'occlusion guéris, l'orifice pouvait être définitivement oblitéré.
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Le traitement électrique de l'occlusion a été employé avec succès par Tripier, Bucquoy, Henrot. Sa technique a été établie par Boudet, de Paris, d'une façon presque parfaite, car les modifications proposées depuis ne portent que sur des détails.
Au courant faradique, on a préféré le courant galvanique. En effet, la fibre musculaire lisse, n'entrant que lentement en contraction, réagit mal aux courants induits. De plus, on a vu par l'expérimentation sur les animaux qu'un intestin épuisé qui avait cessé de réagir au courant faradique pouvait se contracter de nouveau sous l'action du courant continu.
Nous nous contenterons d'indiquer ici la technique du lavement électrique par courant continu.
Manuel opératoire. — L'instrumentation est fort simple. Elle se compose d'une pile, d'un galvanomètre, d'une plaque qui servira d'électrode abdominale, de fils, d'une sonde rectale et d'un bock à injections.
On se servira d'une batterie à courants continus. Elle doit être capable de donner 50 à 60 milliampères avec une résistance de 1.000 ohms.
Le galvanomètre doit être gradué à 100 milliampères environ.
La plaque abdominale doit avoir au moins 9 centimètres sur 12, et même davantage afin de diminuer la densité du courant.
Les fils à employer ne présentent rien de particulier.
La sonde rectale de Boudet modifiée est constituée par un mandrin métallique creux recouvert d'un manchon en caoutchouc. Ce manchon est destiné à préserver la muqueuse rectale contre l'action du courant.
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3dÔ THÉRAPEUTIQUE DES MALADIES DE LINTESTIN
Il dépasse d'un centimètre le mandrin métallique. L'autre extrémité du mandrin sera branchée sur le tube de l'irrigateur; elle présente aussi un contact où sera fixé le fil venant de la pile. Cette sonde, d'un usage courant, a été plus ou moins modifiée. Pennington utilise une sonde beaucoup plus flexible et beaucoup plus longue, capable d'atteindre l'S iliaque.
Tous ces appareils sont très portatifs. On peut placer le galvanomètre, la sonde, les fils, la plaque abdominale dans une serviette, et porter la pile de l'autre main.
Le médecin, arrivé chez le malade, devra d'abord se faire apporter un bock à injections muni d'untube^ de caoutchouc; ce bock lui servira pour donner le lavement.
11 devra ensuite préparer deux litres d'eau salée à saturation ou utiliser, s'il le préfère, de l'eau de Vichy.
Après ces préparatifs, ildisposera ses instruments: sur une table à sa gauche, le galvanomètre bien en face, de façon à pouvoir suivre facilement les déviations de l'aiguille, la pile à portée de la main pour pouvoir augmenter ou diminuer à son gré l'intensité du courant. 11 établit les contacts au moyen des fils. Le caoutchouc du bock est mis en communication avec l'électrode rectale préalablement bouillie. L'électrode abdominale est largement imbibée d'eau salée.
A ce moment, le malade est placé en travers du lit, le dos appuyé à des oreillers, les pieds reposant sur deux chaises, le siège sur une toile cirée. — L'électrode abdominale est mise en place et le malade la maintient de ses deux mains appliquées à plat. Il s'agit alors d'introduire la canule rectale. On Ten 7