‹ Thérapeutique des maladies de l'oreille. Tome premierChapitre 33 sur 70 · II. — Technique · texte numérisé non relu

II. — Technique

Ces divers appareils peuvent être utilisés pour produire soit une raréfaction ou une condensation continue dans le conduit, soit des mouvements alternatifs de raréfaction et de condensation.

a. La raréfaction et la condensation continues sont rarement utilisées. Pour produire la raréfaction prolongée, Bing place à l’entrée de l’oreille une olive spéciale, munie d’une soupape qui permet d’aspirer l’air du conduit par un tube en caoutchouc et se ferme ensuite par l’effet de la prèssion asmosphérique.

b. Les mouvements alternatifs de condensation et de raréfaction, qui constituentle massage proprement dit, s’obtiennent, suivant l’instrument choisi, avec la bouche, avec la main ou avec:des moteurs spéciaux.

Le nombre , Y étendue, la régularité des mouvements imprimés à la colonne d’air renfermée dans le conduit varient selon l’instrument et selon la force qui le met en jeu.

Les aspirations faites avec la bouche par un expér rimentateur exercé peuvent être répétées 3 ou 4 fois par seconde, soit 200 fois par minute ; cette rapidité ne s’obtient d’ailleurs qu'aux dépens de l’intensité par l’exercice on peut obtenir des oscillations plus régulières, mais non plus fréquentes, car l’opérateur est obligé de faire toutes les dix secondes environ une pause inspiratoire. ’

Le doigt, introduitdans le méat, peut exécutée à peu près 120 mouvements de va-et-vient à la minute. ..

La main, qui presse une poire et un piston, leur imprime, suivant l’habileté de l’opérateur, de oO à 100 mouvements à la minute.

Cette rapidité leur ayant paru insuffisante, certains auristes ont imaginé de mettre l’appareil pneumatique, en particulier celui de Delstanche, en mouvement à l’aide d’un moteur spécial (électro-moteur de Hirschmann, moteur à eau de Ferreri, moteur à main de Wegener) permettant d’atteindreune vitesse de 400 à 800 oscillations à la minute ; les mouvè-

méats imprimés ainsi à la membrane sont non seulement plus rapides, mais aussi plus réguliers et plus égaux. Par contre, il est plus difficile d’en faire varier dans une même séance l’intensité et le rythme.

Fig. 32.

Appareil électro-moteur de Breitung pour le massage pneumatique de l’oreille.

On doit régler cêtte intensité non seulement sur la nature des lésions auriculaires, mais encore d’après la réaction éprouvée par le malade. En général, il faut débuter par des mouvements lents et doux, dont on augmente progressivement l’étendue et là vitesse, de façon k être prêt àsuspendre le massage à la moindre manifestation douloureuse. Selon les cas, on-fera des mouvements espacés et énergiques (20 à 50 par

minute) ou bien au contraire des mouvements rapprochés et peu étendus (100 à 200 par minute); c’est alors un véritable massage vibratoire.

Dans certains cas, il est préférable de varier, dans une même séance, la force et le rythme des oscillations. A cet effet, on alterne une série de petites secousses précipitées et régulières avec des pressions plus accusées et plus espacées. Il peut être bon parfois de faire suivre le massage d’une raréfaction ou d’une condensation progressive de quelques instants.

Les séances de massage doivent être courtes : leur durée ne doit pas dépasser deux minutes ; plus longues, elles sont pénibles pour le malade.

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