‹ Thérapeutique des maladies de l'oreille. Tome premierChapitre 43 sur 70 · BOUCHONS ÉPIDERMIQUES · texte numérisé non relu

BOUCHONS ÉPIDERMIQUES

Tandis que les bouchons de cérumen sont relativement aisés à extraire, les bouchons épidermiques, moins communs, ne peuvent être enlevés qu’avee beaucoup de difficultés.

Ils sont constitués par une masse blanchâtre ou grise, de consistance ferme, dont la structure lameileuse rappelle celle des cholestéalomes de l’oreille moyenne : ils sont formés, en effet, de couches concentriques de cellules épidermiques détachées du conduit et du tympan ; de là les synonymes d ’otite externe ou de myringite desquamative sous lesquels on désigne aussi cette affection.

Il ne faut pas confondre ces bouchons épidermiques, nés dans le conduit, avec un cholestéatome de I-oreille moyenne qui aurait envahi secondairement le conduit, après destruction de sa paroi postéro-supérieure ou perforation de la membrane tympanique. - 4

Les troubles fonctionnels sont ceux des bouchons de cérumen, avec cette particularité, que l’affection se complique, quelquefois de douleurs, locales ou étendues à la moitié correspondante de la tête, résultant d’une dermatite artificielle du conduit, dont le malade est seul responsable. Cette dermatite est,, en effet, le résultat des tentatives qu’il fait pour débarrasser son oreille à l’aide d’épingles à cheveux, de crayons, d’allumettes, etc., tentatives qui provoquent des érosions suivies de phénomènes lymphangitiques plus ou moins intenses.

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