I. — ÉCLAIRAGE DU CONDUIT
Cette question a été longuement étudiée dans la Thérapeutique des maladies des fosses nasales.
Il suffit de préciser en quelques mots ce qui a plus particulièrement trait à l’oreille.
A .— Sources lumineuses
Le meilleur éclairage du tympan est obtenu avec la lumière naturelle, qui n’en change pas la coloration ; on ne doit employer que la lumière diffuse, car la lumière solaire directe peut brûler la membrane. Yeut-on cependant, dans une circonstance exceptionnelle, utiliser son pouvoir éclairant intense, on se rappelera qu’il faut toujours la réfléchir avec un miroir plan.
Les miroirs et photophores électriques, récemment construits, donnent un excellent éclairage. .Malheureusement le praticien ne trouvera le plus souvent chez le malade qu’une lampe peu éclairante, dont il devra se contenter. Enfin, parfois prris au dépourvu, il devra improviser son éclairage avec une bougie : celle-ci sera tenue entre le médius et l’index gauches, et sa lumière sera à la fois
directement projetée vers le malade et cachée au médecin par une cuiller faisant office de réflecteur, maintenue entre l’index et le pouce gauches. Ce dispositif temporaire rend de grands services pour permettre de jeter un coup d’œil sur l’oreille, précaution indispensable chez tout individu atteint d’angine, et surtout chez l’enfant qui délire (délié). ~
B .— Position du médecin et du malade
Pour un examen sommaire, médecin et malade peuvent rester debout. Néanmoins, il vaut mieux que le malade soit assis : si c’est un enfant, il sera placé sur les genoux d’une personne qui d’une main lui maintiendra les bras, en abaissant l’épaule, de l’autre lui fixera solidement la tête, dont un écart brusque pourrait amener des accidents.
Le médecin peut demeurer debout en face de son malade assis; dans cette position, l’inspection du tympan se fait plus perpendiculairement : et surtout les pansements et les bains sont plus faciles àpratiquer (Politzer). Cependant, il est préférable qu’il s’asseye aussi, sur un siège plus élevé que celui du patient.
Le malade doit donc avoir son oreille à un niveau plus bas que l’œil du médecin, sauf s’il s’agit d’un tout jeune enfant, chez qui l’inspection se fait plus aisément de bas en haut. Il incline un peu sa tête sur l’épaule opposée, en la tournant légèrement dans le même sens ; il abaisse le plus possible son bras, pour effacer l’épaule, du côté examiné.