‹ Thérapeutique des maladies de l'oreille. Tome premierChapitre 8 sur 70 · C. — Position de la lumière · texte numérisé non relu

C. — Position de la lumière

Si, ce qui est le cas ordinaire, le médecin se sert de la lumière réfléchie par le miroir frontal (l’éelai-

rage direct de l’oreille ne pouvant être fait que par les photophores et miroirs électriques), la source lumineuse doit être placée au niveau de l’oreille du malade et un peu en arrière, mais très rapprochée de la tête, de manière que les rayons, en la frôlant, arrivent le plus perpendiculaire ment possible sur le miroir frontal. Si la main qui tient le spéculum fait ombre, on surélèvera un peu la lumière.

Le , schéma suivant (fîg. 2) indique le meilleur dispositif à prendre en l’espèce; il est supposé pour un examen de l’oreille gauche, le malade tournant le dos à la table. Pour examiner l’oreille droite, il suffit d’adopter une disposition inverse ; ou encore," si le médecin désire conserver les instruments à portée, de sa main droite, il fera asseoir le malade de manière à ce qu’il regarde la table.

D .— Maniement du miroir

La lumière est réfléchie vers l’oreille à l’aide du miroir concave perforé. On peut, à l’exemple des allemands, employer le petit miroir de Von Trôltsch (sept centimètres de diamètre), qui est peu embarrassant. Le miroir concave qui sert à éclairer le

Fig. 2.

Dispositif de l’examen d’une oreille.

A, table. — B, instruments placés à la portée de la main droite du médecin. — C, source lumineuse. —

D, médecin armé du miroir frontal. —

E, malade tournant le dos à la table, et présentant son oreille gauche.

larynx (dix centimètres de diamètre), donne un éclairage plus intense; il est préféré des auristes français.

Le miroir pourra être tenu de la main droite, si l’on se contente d’un examen rapide ; mieux vaut le fixer au front par un des procédés déjà décrits ; on a ainsi la liberté des deux mains.

11 faut recommander aux débutants, avant de commencer l’exploration, de bien projeter la lumière sur le tragus et dans la conque ; ceci constitue le premier temps de l’examen. En raison de l’exiguïté du tympan et de l’extrême petitesse des détails qu’on y observe, il y a intérêt à se rapprocher le plus possible de l’oreille examinée; on ne ménagera que l’espace nécessaire pour manier les instruments qu’on introduit dans le conduit auditif.

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