‹ Thérapeutique des maladies de l'oreille. Tome secondChapitre 45 sur 52 · I. — Education dans la famille · texte numérisé non relu

I. — Education dans la famille

La première éducation du sourd-muet peut et doit être donnée dans la famille et même à Vécole primaire : c’est un fait qui a été bien mis en évidence par M. Drouot [La première éducation du sourdmuei. Hachette, 1898).

Deux cas peuvent se présenter, exigeant des soins différents, selon que : a) l’enfant parle déjà couramment quand le mal survient ; b) l’enfant est né sourd ou le devient avant de savoir parler.

Premier cas. — Uenfant parle déjà couramment quand il devient sourd. Ici la famille a un rôle capital à jouer; si l’enfant est délaissé, il oublie rapide-

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ment tout ce qu’il a précédemment appris : en un temps parfois extrêmement court, il perd la parole et tout le bénéfice de sa première éducation intellectuelle ; de sourd parlant il va devenir un véritable sourd-muet, très sourd et tout à fait muet.

Un double devoir incombe à l’entourage :

1° Empêcher la perte du langage. Pour que le néo-sourd n’oublie pas l’usage de la parole, il faut qu’il continue à parler et à parler beaucoup et souvent. Or, en général, il présente une apathie en -quelque sorte instinctive pour la parole.

On doit donc : a) Le mettre dans l’obligation de parler souvent, en le questionnant, en attendant qu’il demande ce. dont il a besoin au lieu de prévenir ses désirs; s’il sait lire, en lui faisant faire des lectures à haute voix, en lui demandant de résumer oralement une lecture qu’il aura faite mentalement. b) Proscrire tout signe et feindre de ne pas comprendre, quand il s’exprime par gestes, c) Veiller à ce que sa parole reste pure et correcte, à ce qu’il articule bien, à ce qu’il ne parle ni trop rapidement ni trop lentement.

2° Prévenir la perte de la compréhension de la parole. Cela s’obtient en apprenant à l’enfant à lire sur les lèvres. A cet effet, continuer à lui parler, comme s’il entendait encore, mais en se plaçant en face de lui, de façon à ce qu’il puisse suivre des yeux les mouvements de la physionomie : les mères, les sœurs, les jeunes frères dont les lèvres ne sont pas masquées par de la barbe, sont particulièrement aptes à cet enseignement.

Par ces soins, on permet au sourd de continuer •ses relations avec les entendants : c’est le meilleur moyen d’entretenir et de développer ses facultés

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intellectuelles.*Si l’enfant sait lire, on peut beaucoup à ce point de vue : a), en correspondant avec lui par l’écriture, tant qu’il ne sait pas encore comprendre la parole au mouvement des lèvres; b) en entretenant chez lui ou en faisant naître le goût de la lecture à l’aide d’ouvrages à la fois instructifs et amusants.

Cette éducation devra être complétée par les exercices acoustiques dont nous parlerons tout à l’heure.

Second cas. — L'enfant est sourd de naissance ou le devient avant de savoir parler . La conduite à tenir est différente selon que la surdité est complète ou incomplète.

I. Surdité incomplète. — C’ëst le cas le plus fréquent. Avant l’âge de quatre ans, on ne peut guère espérer pouvoir s’occuper utilement de développer la faculté du langage et l’audition chez le petit infirme, mais on doit commencer à lui apprendre à lire sur. les lèvres quelques mots usuels/tels que « pain, soupe, lait »; à cet effet on lui montre les objets en les nommant et on s’assure qu’il leèreconnaît en les lui faisant montrer du doigt; on peut encore répéter, jusqu’à ce qu'il lès exécute, des ordres très courts, tels que « mange, bois, assieds-toi, cours, fermé la porte », dont on lui indiqué le sens en les exécutant soi-même auparavant.

A partir de quatre ans et demi ou cinq ans, Tentant, peut être soumis a des exercices élémentaires d’audition, de parole, de travail manuel, sans préjudice des exercices de lecture sur lès lèvres, qui doivent être continués et perfectionnés.

A.. Exercices d’audition. — Ils doivent être commencés et surveillés par le médecin ; ils seront con-

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tinués par les parents ou par un instituteur privé.

Il importe qu’ils soient méthodiques, les résultats dépendant de la méthode employée.

Voici celle que conseille Urbantschitsch : elle comporte les exercices gradués suivants.

1° Exercices sur les voyelles isolées. — Supposons une surdité très accusée dans laquelle les voyelles criées dans l’oreille ne provoquent au premier examen aucune réaction. On aura à faire ce qui suit.

a. Emettre à haute voix, d’une façon soutenue et plusieurs fois de suite le son a ou le son o au voisinage immédiat d’une oreille.

S’il ne se produit pas de sensation acoustique, essayer successivement les voyelles i, u, e.

En cas d’échec, faire un entonnoir avec les deux mains pour renforcer le son ; éviter de se servir dans ce but d’un cornet acoustique qui changerait le timbre de la voix.

Si l’on ne parvient pas encore à déterminer ainsi une sensation acoutisque, il ne faut pas se hâter de conclure que l’enfant est complètement et irrémédiablement sourd. Avant d’arriver à cette conclusion, il convient d’abandonner momentanément la voix comme excitant acoustique et de faire les exercices avec des sons musicaux.

L 'accordéon convient particulièrement à cet usage ; les boîtes à musique, le violon, les cloches peuvent aussi être utilisés; mais l’instrument qui serait le plus recommandable serait le microphonographe de Dussaud, si son prix fort élevé ne le mettait hors de la portée de la bourse de la plupart des familles et des médecins.

Ces divers instruments ont sur la voix humaine deux avantages principaux : a) ils épargnent au

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maître la fatigue et l’épuisement rapides provoqués par les efforts vocaux soutenus; b) ils produisent des sons dont l’intensité peut être modifiée dans de grandes limites. Enfin l’accordéon et le mierophonographe ont, sans doute à cause de leur timbre une force de pénétration considérable et fournissent des teintes de son extrêmement variées. Avec eux, il est possible de produire sans fatigue un son continu pendant 3, 4, 5 minutes consécutives : or nous Terrons que ce n’est souvent qu’au bout de ce temps qu’une sensation acoustique est éveillée. Si l’on n’obtient pas immédiatement un résultat à l’aide de sons musicaux, il n’y a pas lieu d’en augmenter l’intensité ; mieux vaut en modifier la hauteur ou bien procéder par à-coups en faisant entendre successivement et sans transition des sons très différents par leur timbre et leur hauteur.

Dès qu’une sensation auditive est éveillée par un son musical, on revient aux exercices sur les voyelles.

Toutes ces épreuves ont dû être faites successivement sur la même oreille ; en cas d’insuccès, on les recommence dans le même ordre sur l’oreille opposée.

b. Si l’on ne réussit à provoquer de sensation acoustique ni dans l’une ni dans l’autre oreille, prise isolément, on s’adresse aux deux oreilles à la fois .. A cet effet, plusieurs procédés peuvent être employés. 1° On fait crier simultanément dans les deux oreilles la même voyelle par deux personnes. 2° On crie une voyelle dans une oreille et l’on fait

agir sur l’autre un son d’ac'cordéon correspondant à

cette voyelle. 3° On se sert d’un tube acoustique en Y qui permet de diriger le même son simultanément vers les deux oreilles.

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Il arrive que l’excitation sonore binotique ainsi produite détermine une réaction acoustique, alors que les excitations monotiques avaient échoué. Une fois qu’une sensation acoustique a été éveillée par ce procédé, on reprend les exercices sur une seule oreille à la fois, mais alternativement sur la droite et la gauche.

c. Un autre procédé adjuvant pour éveiller une première sensation acoustique consiste à prolonger Vaction des sons sur l'oreille. A cet effet, on répète la même voyelle plusieurs fois de suite à l’oreille : ce n’est .parfois qu’au bout d’une, de deux ou de trois minutes, c’est-à-dire après que la voyelle a été répétée 10, 15, 20 fois, qu’un vestige d'audition se manifeste.

Quel que soit le procédé employé, dès que l’oreille est devenue sensible, si peu que ce, soit, à une voyelle, on fait les mêmes exercices successivement avec les autres voyelles jusqu’à ce que toutes provoquent une impression auditive.

, A ce moment, ces voyelles sont perçues comme des sons identiques, entre lesquels le sourd ne fait aucune différence. Il va s’agir maintenant d’apprendre à l’enfant à différencier ces sons.

2° Exercices d’audition différentielle. —Il importe de procéder du simple au composé.

Crier plusieurs fois à l’oreille deux voyelles distinctes dans un ordre convenu à l’avance (nous supposons que le sourd sait lire sur les lèvres) jusqu’à ce que l’enfant les distingue au point de vue acoustique, et passer successivement aux autres voyelles jusqu’à ce que toutes soient perçues comme des fions différents.

Après avoir appris à l’enfant à reconnaître les

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voyelles isolées, faire les mêmes exercices avec les voyelles unies aux lettres sous forme de diphtongues (au, an, un, etc.) ou de syllabes ordinaires (ba, bo bu, ta, to, tou, etc.).

Il faut ici une persévérance et une patience à toute épreuve, ces exercices devant être répétés un nombre considérable de fois avant d’amener un résultat satisfaisant, et étant par suite extrêmement fatigants pour la personne faisant fonction de professeur. Le phonographe peut ici déjà rendre des services comme instrument répétiteur; mais c’est surtout dans les exercices suivants qu’il pourra être utilisé.

Dès que l’enfant perçoit quelques voyelles et quelques syllabes, on cherche à éveiller et à soutenir son attention par l’emploi de mots courts et faciles à saisir : «papa, maman, gâteau, chapeau », de façon à établir des images auditives des mots, de la même manière qu’on a établi des images auditives des voyelles.

On évitera au début de se servir de mots de même consonnance (bout, cou, fou, goût, loup, mou, nous, roue, sou, tout, etc.), qui sont beaucoup plus difficiles à distinguer les uns des autres.

Enfin, plus tard, on fera entendre de courtes phrases : « lève-toi, ouvre la bouche, ferme les yeux», etc.

Dans ces divers exercices, il faut procéder avec une sage lenteur, en se souvenant que l’enfant doit emmagasiner au fur et à mesure dans sa mémoire l’image acoustique de tous les mots, de toutes les phrases qu’on l’exerce à entendre, et que tout mot nouveau, toute phrase nouvelle prononcés à son oreille sont bien plus difficiles à saisir et à retenir pour celui qui entend mal que le serait pour nous

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un mot ou une phrase prononce pour la première fois à notre oreille dans une langue inconnue.

Pour rendre ces exercices plus efficaces, il est quelques précautions à prendre en ce qui concerne l’intensité', la hauteur, le timbre des sons employés, la vitesse de la prononciation.

Il ne faut pas croire que ce soit toujours en criant extrêmement fort qu’on se fait mieux entendre d’un sourd. Des sons trop intènses ont sur l’oreille une action irritante, qui est suivie d’un véritable épuisement acoustique.

: En général, une intensité moyenne, avec laquelle le malade est encore obligé de prêter une certaine attention pour entendre, est celle que l’on doit préférer. Si le sourd n’entend pas à la première émission du son, mieux vaut répéter celui-ci, sans élever la voix, S, 10,15 fois de suite : après plusieurs minutes de cet exercice prolongé, le malade arrive à entendre.

Plus tard seulement, quand les premiers exercices auront donné un résultat satisfaisant, on emploiera la voix demi-haute, puis la voix chuchotée et l’on exercera l’enfant à entendre un même son à des distances variables et de plus en plus grandes. On aura parfois la surprise de voir qu’un mot difficile à percevoir à voix haute ou forte, sera mieux entendu à voix demi-haute ou même à voix chuchotée, le pouvoir auditif pour les sons n’étant pas toujours en rapport avec leur intensité.

Il est également nécessaire de faire varier la hauteur du son, l’oreille pouvant être paresséusè pour certaines notes plus que pour d’autres. Dans ces cas, on constate des trous dans l’échelle des sons perçus; chez les uns, ces lacunes existent pour les notes

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basses, chez les autres, pour les notes élevées : c’est ici surtout que les instruments de musique, et particulièrement l’accordéon, sont utiles.

Les variations du pouvoir de perception pour des sons de hauteurs différentes se retrouvent pour des sons de timbres divers : ainsi un sourd-muet, qui comprend une phrase prononcée par la personne qui l’exerce habituellement, pourra ne plus la saisir quand elle sera dite par une voix inconnue de lui. Aussi est-il bon de faire intervenir dans les exercices acoustiques des voix diverses, c’est-à-dire alternativement des voix d’hommes, de femmes et d’enfants, afin que le sourd s’habitue aux différents timbres de ces voix.

La rapidité de la prononciation joue également un rôle dans la perception de la parole. Au début, l’émission soutenue d’un son en favorise la perception exacte ; aussi doit-on soutenir chaque lettre d’un mot; ainsi «café» devra se prononcer «ccaaafffééé». C’est seulement quand le mot ainsi prononcé aura été bien saisi qu’on le dira d’une façon moins lente et enfin avec la vitesse habituelle du langage courant.

Pour éviter tout découragement intempestif du maître ou de l’élève, il faut savoir que le degré d’acuité auditive est sujet à des oscillations tantôt spontanées et que rien n’explique, tantôt en rapport avec des influences atmosphériques, des émotions, etc. Ces oscillations peuvent se répéter chaque matin ou chaque après-midi, ou revenir à des intervalles tout à fait irréguliers. Leur durée est des plus variables ; elles peuvent être passagères et ne se montrer que pendant quelques heures, ou persister au contraire plusieurs jours ou plusieurs semaines.

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Elles peuvent enfin se manifester pour toutes les sources sonores à la fois ou seulement pour quelques-unes (parole, musique, certains mots, certaines lettres). Lorsque ces oscillations se traduisent par un affaiblissement de l’audition, elles pourraient faire croire à la perte définitive des résultats obtenus par des exercices parfois déjà très prolongés. Dans ces cas, il faut, sans perdre courage, continuer les exercices ou au besoin les recommencer par les premiers éléments : l’amélioration, perdue en apparence, est bientôt reconquise.

Ces exercices doivent être répétés deux fois au moins par jour, trois fois s’il est possible, et durer dix minutes chaque fois. Ils doivent être continués jusqu’à l’entrée de l’enfant dans une école spéciale, où l’éducation de l’audition devra d’ailleurs être complétée : en les interrompant, on risquerait de voir se perdre le bénéfice obtenu jusqu’alors. En théorie, ils ne peuvent être cessés que lorsque l’enfant est arrivé à entendre sa propre voix, c’est-à-dire lorsque l’émission de celle-ci est pour lui un véritable exercice acoustique.

Les résultats obtenus par ces exercices sont d’autant meilleurs et d’autant plus rapides qu’il subsiste un degré plus marqué d’audition. Rien de plus surprenant que d’assister au réveil de l’ouïe, de voir progressivement un vestige d'audition devenir une audition pour un son, puis pour les voyelles, ensuite pour les mots et enfin pour des phrases.

L’audition peut s’améliorer d’ailleurs : 1° non seulement pour la parole, mais parfois aussi, quoique à un moindre degré, pour les diverses sources sonores qui n’étaient pas perçues antérieurement : diapasons, cloches, instruments de musique, bruits de

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la rue ; 2° non seulement pour le côté exercé, mais aussi, même avec des exercices exclusivement unilatéraux, pour l’autre oreille ; lorsqu’elle se produit, cette amélioration est d’ailleurs minime ; aussi vaut-il mieux ne pas y compter, et exercer simultanément les deux oreilles.

Peut-on prévoir les résultats qui seront obtenus dans chaque cas particulier? Non ; l’expérience seule montre l’influence des exercices acoustiques sur l'audition de chaque malade. C’est donc un devoir de les essayer systématiquement dans tous les cas de surdi-mutité congénitale ou acquise.

11 faut cependant s’attendre à ce que les progrès soient plus rapides chez les enfants dont l’intelligence est plus développée ; de là l’importance, que nous avons déjà fait ressortir, de la culture intellectuelle dans le jeune âge. Pour cette raison, il n’y a rien à espérer chez les enfants idiots ou crétins dont la surdi-mutité représente simplement. une tare supplémentaire ajoutée aux troubles cérébraux primordiaux.

B. Exercices de parole. — Des exercices phonétiques peuvent être combinés avec.lés exercices acous-: tiques; mais on devra se borner à des exercices très élémentaires consistant à faire répéter le moins mal possible les voyelles, les syllabes, les mots entendus. S’il s’agit d’un demi-sourd, les progrès pourront être rapides èt les résultats notables, l’enfant apprenant ainsi quelques mots ou quelques phrases à l’aide desquels il pourra exprimer oralement ses besoins les plus urgents. Dans le cas de surdité prononcée, on ne saurait. espérer pouvoir ainsi apprendre à l’enfant à parler : mais, du moins., on

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éveillera une faculté qui sera ensuite plus facilement développée dans une institution spéciale.

C. Exercices manuels, de dessin, d’écriture, etc. — A partir de six ans, l’enfant est apte à faire tous les exercices de dessin, d’écriture, de travail manuel qu’on fait exécuter aux plus jeunes élèves des écoles primaires : reproduction sur l’ardoise ou le papier de dessins très simples, exercices de pliage, de découpage et d’application de pièces de papier sur des dessins géométriques ; écriture sur ardoise, puis sur cahier avec modèle ; premiers éléments du calcul, (addition, soustraction) à l’aide d’objets (billes, pommes) ou d’un boulier-compteur, etc.

Tous ces exercices peuvent être faits dans la famille, ou bien, si les parents ne peuvent se charger de ce soin, à l’école primaire où l’enfant peut entrer malgré son infirmité ; car le contact avec des entendants est pour lui d’un profit considérable. S’il ne peut prendre part à la plupart des leçons orales (lecture, géographie, histoire, science, chant), tous les exercices qui réclament seulement un certain don d’imitation, exercices manuels (dessin, écriture, etc.) et physiques (gymnastique, jeux, promenades scolaires) sont à sa portée. Le séjour à l’école a d’ailleurs l’avantage de lui inculquer des habitudes d’ordre, d’attention, de travail, de respect pour les supérieurs, qu’il lui est généralement plus difficile d’acquérir dans sa famille.

IL Surdité complète. — 4 ou 5 fois environ sur 100, suivant Urbantschitsch (la proportion varie beaucoup selon les auteurs et selon les méthodes d’examen employées), les tentatives les mieux conduites et les plus prolongées pour provoquer une sensation

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