‹ Thérapeutique des maladies de l'oreille. Tome secondChapitre 48 sur 52 · II. — MAL. DE L’OREILLE · texte numérisé non relu

II. — MAL. DE L’OREILLE

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seul en un coin, grelottant dans une servietteune minute irréparable de froid peut en faire un sourd-muet. En revanche, qu’on évite d’enfouir le petit être sous de multiples couches concentriques de brassières et de langes ; il perdrait ainsi toute force de résistance au moindre changement de température.

Et surtout , surveiller le nez. C’est par le nez que l’oreille moyenne doit s’aérer : c’est par le nez qu’elle peut s’infecter. Assurez-vous que la respiration nasale est bien libre et que l’enfant tette facilement, sans être obligé de quitter le sein à chaque instant pour reprendre haleine. Car le coryza est un des plus grands dangers que puisse courir le nouveau-né : par lui, le nez est obstrué, et le défaut de ventilation tubaire entrave la résorption du tissu fœtal de la caisse ; par lui le nez est infecté, et ainsi s’ensemence l’excellent milieu de culture que renferme l’oreille moyenne. Aussi, grande est la fréquence deVotite moyenne suppurée chez le nourrisson, k tort, on l’avait crue à peu près constante, parce qu’à l’autopsie de presque tous les petits enfants, on trouve du muco-pus dans la caisse, ce qui, dans la moitié des cas, a été ensuite reconnu comme un phénomène agonique ; mais, c’est déjà trop que plus d’un tiers des nourrissons suppure vraiment de l’oreille, surtout si l’on songe'aux dangers de cette otite qui demeure le plus souvent latente : le pus, drainé par une trompe courte et large, ne se montre pas au méat; la douleur se laisse difficilement localiser, quand elle ne se traduit que par des cris vagues et la surdité est l’état normal du nouveau-né. L’otite moyenne évolue donc librement sous cet incognito : et ainsi se produisent bien des surdi-mutités, à tort crues con-

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génitales. Pour préserver l’enfant du coryza, gardezle bien du froid; veillez à la propreté de sa figure; et surtout prenez bien garde que l’eau du bain ne pénètre pas dans ses fosses nasales : cette dernière précaution est de toutes la plus importante.

Encore une recommandation. Qu’on n’embrasse pas le nourrisson sur l’oreille : un baiser donné sur le méat fait le vide dans le conduit, peut rompre le tympan et provoquer un épanchement de. sang dans la caisse.

3° Oreille interne. — La vie généralement calme et régulière que mène un nourrisson, le soustrait aux offenses professionnelles que subira plus tard l’oreille interne. Cependant, surtout à partir de l’âge de trois mois, quand le sens de l’ouie commence à s’éveiller, il sera bon d 'éviter toute excitation so-. nore violente capable d’éblouir l’audition. Une mauvaise habitude des nourrices consiste à battre des mains près de la tête de l’enfant, pour l’amuser, ouencore à lui crier dans l’oreille. Défendez cela.

Défendez également les promenades dans les endroits bruyants, près des gares où sifflent les locomotives, autour des foires où tonnent les trombones, où claquent les tirs. Moins bien partagée que l’œil, l’oreille n’a pas de paupières pour la protéger contre les excitations violentes qui l’offensent.

B. — Hygiène de l’enfant

La période qui s’étend de deux à quinze ans, est le moment de la vie où se décide la conservation ou la perte de l’ouie. Il faudrait pourtant que médecins et malades se persuadassent de cette vérité, que ce

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n’est pas quand on est vieux et sourd qu'il faut aller demander secours àl’auriste, et lui apporter les vestiges d’un passé pathologique d’oreille, parfois demiséculaire : c’est en pleine jeunesse qu’il faut lutter et non longtemps après que le combat a été livré et perdu. Car nul de nous ne sait faire ce miracle, de ressusciter une oreille.

1° Oreille externe. — A. Protection du pavillon.

— Le pavillon de l’oreille est une des parties du visage qui contribue le plus à son esthétique. Peu de régions du corps transmettent leurs malformations avec une hérédité aussi sûre : or, des précautions judicieuses peuvent corriger ces modifications disgracieuses, et surtout s’opposer à leur production.

Ne mettez pas à vos garçons des casquettes trop larges qui s’enfoncent jusqu’aux oreilles et rabattent leurs pavillons en anses de marmites. Et inversement, ne couvrez pas la tête de vos filles de bonnets serrés qui écrasent les orëilles contre le crâne, et aplatissent les pavillons en plats à barbe ; inutile de leur fabriquer d’avance des oreilles de nonnes, sans savoir si elles en auront plus tard la vocation. Ne sacrifiez pas à ces modes locales, encore très en honneur dans nos campagnes de l’Ouest, qui laminent les pavillons sous une coiffe pesante : car la mode peut changer, mais l’oreille aplatie ne changera pas.

Cependant, chez les enfants qui ont hérité de leurs parents des oreilles d’équerre, tâchez d’atténuer ce caractère de famille en maintenant pendant la nuit les pavillons bien appliqués contre la tête. Des appareils perfectionnés et coûteux ont été imaginés dans ce but ; un simple foulard noué autour de la tête, la

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« margoulette » vulgaire, en tient lieu avantageusement.

Avant de quitter ce chapitre des chapeaux, recommandons de protéger en hiver l’oreille externe contre la gelée : car les engelures du pavillon laissent parfois à leur suite des encoches extrêmement disgracieuses. Pour les éviter, mettez aux petites filles de grandes capotes à brides ; aux garçons, des casquettes munies d’oreillères que maintiennent rabattues des cordons noués sous le cou.

B. Les punitions de l’oreille. — Le pavillon est un appendice qui s’offre aux punitions. Tirer les oreilles des écoliers pas sages est devenupour le maître d’école une tradition ; certaines vieilles estampes représentent aussi le magister soulevant par l’oreille un jeune polisson, pour le mettre à la porte de sa classe. Or l’oreille n’est qu’un organe d’audition, et . non pas un appareil de châtiment ou de transport. On ne saurait trop condamner ces brutalités, qui peuvent avoir pour conséquence un hématome ou une fracturé du cartilage, provoquer une périchondrite extrêmement douloureuse, etlaisser àleursuite des déformations persistantes.

Et encore moins, pas de gifles sur le pavillon. Gifles et baisers, bien qu’ayant une étiologie et une technique différentes, n’en agissent pas moins de même sur l’oreille. La gifle condense violemment l’air dans le conduit auditif, tandis que le baiser l’y raréfie brusquement : comme résultat, rupture du tympan qui cède à la pression exercée sur une de ses faces, hémorragie et peut-être suppuration de la caisse. La gifle peut faire plus encore ; si elle est bien appliquée, elle provoque une commotion grave de l’oreille

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interne. Cozzolino cite deux cas où il dut pilocarpiniser un labyrinthe ainsi totalement mis hors d’usage.

Donc, pas de punitions d’oreille. Il y a peu de chance qu’on améliore un écolier crétin en le rendant sourd.

C. Les boucles d’oreille. — Peut-être le vingtième siècle verra-t-il disparaître la coutume bizarre des pendants d’oreille qui est une survivance de notre passé barbare. Déjà les jeunes filles qui se disent « du monde » répugnent à se laisser ainsi torturer. Mais, dans le peuple et surtout à la campagne, cette mode sévit encore : elle est même entretenue par cette étrange doctrine, qu’on guérit les maux d’yeux en perçant les oreilles, préjugé bizarre mais à tout prendre plus inoffensif que ne serait la proposition inverse.

Donc, si vous ne pouvez obtenir des mères qu’el-, les renoncent à faire percer les oreilles de leurs filles, et si vous ne pouvez persuader aux filles dé sé résigner à garder leurs lobules vierges, tâchez au moins, en invoquant le nom sacré de l’Hygiène, de réglementer cette mutilation : que la cérémonie n’ait pas lieu avant l’âge de quinze ans, et qu’elle se passe dans le cabinet d’un médecin plutôt que dans l’arrière-boutique d’un horloger. Peut-être vous dira-t-on que ce n’est pas le médecin qui vendra les boucles d’oreille : à quoi vous répondrez que ce ne sera pas non plus le bijoutier qui soignera l’érysipèle ou la syphilis qu’auront pu transmettre ses instruments crasseux. Puis, le percement fait, obtenez encore qu’on ne suspende pas à l’oreille une partie du patrimoine familial sous forme de pendants dé-

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mesurément riches et lourds, qui fendront le lobule.

Mais, où vous devrez faire absolument acte d’opposition, c’est chez les enfants lymphatiques, aux cheveux paille, aux chairs claires et molles, pour qui le traumatisme du lobule peut être le point de départ de dermatoses ou de lymphangites tenaces. Vous aurez d’autant plus à lutter dans ces cas contre la famille, que ces enfants ont souvent des blépharites chroniques que doit justement guérir, vous dit-on, un anneau d’or pendu à l’oreille.

D. Toilette du conduit. — Jadis, le cérumen passait pour une secrétion du cerveau, lequel se débarrassait par le conduit de ses impuretés : c’était la cendre de la pensée; on n’y touchait pas. Aujourd’hui, nos idées ont changé sur ce point. Et l’une des questions que les mères nous posent le plus souvent est celle-ci : « Gomment faut-il nettoyer les oreilles des enfants ? » Beaucoup de gens simplifient la question en laissant ce soin à la nature. C’est à tort : quoique moins communs dans l’enfance qu’ils le seront plus tard, les amas cérumineux ont plusieurs inconvénients, sans compter celui de rendre sourd passagèrement : à) ils irritent les parois du conduit et provoquent de l’otite externe ; b) ils refoulent le tympan et l’atrophient ; c ) ils troublent parfois l’oreille interne par action réflexe.

Les procédés de curage du conduit, ordinairement imaginés par les profanes, vont à l’encontre du but proposé : un conseil pratique leur sera très utile. Proscrivez d’abord le cure-oreilles en métal, os ou écaille ; il peut blesser le tympan en une échappée maladroite ; et même quand il ne gratte que l’entrée

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du conduit, il est dangereux, car il en peut érailler les parois et faire éclore des furoncles.

Déconseillez également la manœuvre, si fort en honneur dans la corporation des bonnes d’enfants, de ramoner le conduit en le tire-bouchonnant avec le coin tortillé d’une serviette : c’est là un mouvement d’enfoncement plutôt que d’extraction, qui n’a d’autre effet que d’entasser le cérumen vers la profondeur et de favoriser son accumulation ; même on peut ainsi, par le brusque déplacement d’un amas de cire poussé contre le tympan, faire naître des accidents subits.

Même proscription pour les petites éponges montées sur tige d’ivoire, élégamment présentées sur des cartons roses à la vitrine des herboristes. Ces prétendus lave-oreilles sont des refouleurs de cérumen, ni plus ni moins que les coins de serviettes; et, en outre, ils ont ce désavantage de devenir rapidement gras et sales et d’être une menace quotidienne d’infection pour le conduit.

Non plus, n’irriguez pas chaque jour les conduits avec de l’eau tiède, ce qui amènerait une macération du tympan et altérerait à la longue cette membrane.

Comment donc faire? Enrouler un peu d’ouate sur le bout d’une allumette : mais d’ouate hydrophile propre, et non point de coton sale et usagé, telles les vieilles doublures de paletots réformés, que gardent au fond de leurs armoires les ménagères économes. Et pour mieux dissoudre le cérumen, imbibez ce porte-coton de quelques gouttes d’eau de Cologne ou mieux d’essence minérale ; avec cet instrument inoffensif frottez doucement l’entrée des conduits; Craignez surtout les huiles, végétales, qui

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font de l’oreille un excellent terrain de culture pour les moisissures.

E. Corps étrangers dn conduit. — Un jeu favori des enfants consiste à s’introduire dans l’oreille de petits cailloux, des coquillages, des perles ou autres objets à ce non destinés. On pourrait se demander pourquoi, à l’exception de leurs doigts, les enfants confient plutôt leurs affaires à leur oreille qu’à leur nez, dont l’entrée est cependant plus large et plus en vue? Kôrner pense que c’est par esprit d’imitation, en voyant leurs parents s’introduire force choses dans le conduit pour calmer leurs rages de dents. Donc, plutôt que de punir vos enfants quand ils recèlent quelque objet dans leur cachette auriculaire, tâchez de pas leur en donner l’exemple en vous adonnant devant eux à ces pratiques stupides.

2° Oreille moyenne. — Voici le point capital sur lequel doit être attirée l'attention des parents, et d’où dépend l’avenir de l’audition.

A. Soins dn nez. — Le rôle du nez devrait toujours être de protéger l’oreille ; mais souvent il l’attaque. Veillons avant tout à ce qu’il y mène de l’air et non des microbes.

C'est une nécessité vitale que tout enfant respire librement par le nez. Nez bouché dans l’enfance sera oreille bouchée dans l’âge mûr. A cet égard, il faudrait une fois encore imiter l’exemple que nous donne l’Allemagne ; là, par ordre supérieur, l’institeur est tenu, quand il constate qu’un de ses écoliers a la bouche constamment ouverte, d’avertir les parents du danger que présente cet état de

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choses pour l’avenir de l’oreille, et de les éclairer sur la possibilité d’y remédier aisément par un traitement approprié. A notre avis, on devrait faire plus encore, et refuser impitoyablement l’entrée des écoles à toutes les bouches béantes : ce qui rendrait à la France le service de diminuer plus tard le nombre des conscrits réformés pour surdité.

Et voici quel est le devoir des parents vis-à-vis du nez de leurs enfants. De bonne heure leur apprendre à se moucher et surtout à se moucher logiquement : que de fois on voit la mère écraser dans son mouchoir les narines de son enfant en lui disant « Souffle fort »; mais, par où le malheureux pourrait-il souffler, puisque son nez est clos? line réussit alors qu’à envoyer de l’air dans ses oreilles et à y projeter par la trompe des mucosités nasales, ce qui peut amener une otite. On doit se moucher à la paysanne, c’est-à-dire successivement fermer l’une puis l’autre narine, et souffler par la narine restée ouverte.

Le moindre coryza aigu doit être l’objet de soins immédiats. Comme nous ne devons pas nous attendre à être appelés d’urgence toutes les fois qu’un enfant de notre clientèle commencera à éternuer, nous devrons, une fois pour toutes, expliquer aux parents les soins à prendre en pareil cas. Le coryza menace l’oreille : 1° parce qu’il obstrue le nez, d’où non aération de la caisse ; 2° parce qu’il l’infecte par voie tubaire. Il faùt donc, pendant les quelques jours qu’il va durer, assurer artificiellement la perméabilité et l'asepsie des fosses nasales. Pour ce faire, comment s’y prendre? Deux extrêmes sont à éviter : la douce vaseline boriquée, qui stagne à l’entrée du nez où on la dépose, parce que T enfant s’abstient de la renifler, et qui sert ainsi tout au plus

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à protéger la lèvre supérieure du contact irritant du mucus nasal ; et la terrible injection d’eau boriquée, traîtresse sous son faux air antiseptique, qui pénètre violemment et inonde l’oreille : on ne compte plus les otites qu’elle a à son passif.

Le spécifique du coryza- infantile, et qui mérite bien ce nom par son efficacité et son innocuité, c’est Vhuile d'olives mentholée à 1 /50 e . Elle se diffuse sur toute la pituitaire et la rétracte en l’aseptisant, sans offense possible pour l’oreille. Trois fois par jour, étendez l’enfant sur le dos, et versez dans chaque narine quelques gouttes d’huile mentholée : une révolte de la gorge indique l’arrivée du médicament dans le naso-pharynx, l’enfant peut alors se relever.

Pour transporter l’huile, la cuiller est mal commode ; Si peu que l’enfant remue, le mélange change de destination et coule dans l’œil.

Servez-vous donc de la seringue nasale de Mar fan, très bien conçue pour cet usage, et dont vous partagerez équitablement le contenu entre chaque narine (flg. 45).

Bien plus à redouter est cêtte erreur, de nos jours heureusement moins commune, qui fait que parents et médecins attribuent une obstruction nasale persistante à un coryza chronique, alors qu’elle dépend de la présence des végétations adénoïdes du nasopharynx. Celles-ci accomplissent alors leur œuvre néfaste en toute tranquillité, tandis qu’on s’évertue

Fig. 45.

Seringue nasale de Marfan.

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à traiter par l’huile de foie de morue et le bord de la mer un prétendu lymphatisme nasal. Quiconque soigne des enfants. sans savoir dépister des végétations adénoïdes est un ignorant ; et qui les diagnostique et ne les fait pas.enlever, est un coupable.

B. Soins de la bouche. — Assurer la propreté de, la bouche est également une précaution nécessaire pour la sauvegarde des oreilles ;, car les infections buccales peuvent coloniser le naso-pharynx et pénétrer la trompe. Nez- libre et bouche saine, voilà ce que demande surtout l’oreille infantile.

Il faut donc apprendre de très bonne heure aux enfants à se nettoyer la bouche et à se brosser les. dents. Et cette toilette doit être faite chaque matin et surtout chaque soir; car les soins de bouche sont encore plus utiles avant le coucher qu’après le lever. Dans le jour, en effet, les fermentations buccales sont, entravées par l’aération et les mouvements de la bouche qui résultent de la parole ; la nuit, au contraire, l’immobilité et l’occlusion de cette cavité favorisent au mieux la pullulation des bactéries.

Nè laissez pas non plus dans la bouche des enfants des dents cariées, sans antisepsie et sans obturation; et allez de bonne heure chez le dentiste, pour n’avoir pas à recourir plus tard à l’auriste.

C. Surveillance de l’oreille. — Dans toutes les maladies aiguës de l’enfance, et surtout au cours des fièvres éruptives, il est indispensable qué l’oreille; soit examinée au spéculum. Ceci est une précaution, élémentaire qu’on ne devrait même pas avoir à.for-, muler, et qui cependant est terriblement négligée. Attendez-vous pour ausculter les poumons que l’en^.-

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fant tousse ou étouffe? Différez-vous l’analyse des urines jusqu’à l’apparition de l’anasarque ? Pourquoi donc attendre pour examiner l’oreille que l’oreiller soit taché de pus ? Peut-être pour cette raison que vous avez omis d’apprendre à le faire... Vraiment c’est grand dommage pour ceux qui croient leur santé bien placée, entre vos mains !

3° Oreille interne. — L’hygiène de l’oreille interne réclame peu de précautions dans la seconde enfance. Pensez cependant aux vers intestinaux, lombrics ou oxyures, dont le séjour prolongé peut, par action réflexe, produire une surdité nerveuse intense.

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