N.KVI VERRUOl'Iil'-V
répétée un grand nombre de fois, atténuer la coloration des naevi, sans laisser de cicatrice vicieuse* mais, pour les raisons précédemment exposées, on ne recourra à cette intervention que chez les très jeunes sujets.
L'électrolyse, qu'on aproposée comme un procédé de destruction des nœvi pigmentaires, n'agit pas sensiblement sur leur coloration; par contre, elle est très utile pour détruire les poils qui les recouvrent. (Voir pour les détails de son application, T. Il, p. 242.) Encore ne doit-on, par prudence, pas y avoir recours chez les sujets que leur âge expose au développement de tumeurs mélaniques.
On a essayé, pour les nœvi pigmentaires plans (nœvi maculeux), de décolorer leur surface au moyen de divers procédés analogues à ceux employés dans le traitement des hyperchromies. (Voir T. II, p. 53.) Les résultats en sont absolument insuffisants, et ces procédés ne méritent pas d'être recommandés.
IVîevi verruqneux,
Exposé clinique. — Les nœvi pigmentaires ont souvent une surface irrégulière et verruqueuse. En outre, certains nœvi sont caractérisés principalement par un état analogue : de coloration jaunâtre et mamelonnés ou de coloration grisâtre due surtout aux poussières qui s'incrustent à leur niveau et recouverts de saillies papillaires allongées et minces, ils peuvent être disposés en plaques irrégulières ou en traînées parallèles à l'axe des membres; on a voulu voir à tort dans cette disposition la preuve de leur origine nerveuse.
Les nœvi verruqueux ont moins de tendance que
NJKVI M0LLUSC01DES
les nrevi vasculaires ou pigmenlaires simples à se compliquer de lésions malignes.
Traitement. - Lorsqu'ils constituent une difformité disgracieuse, les nœvi verruqueux peuvent exiger une intervention active : ablation aubistoun, laquelle est surtout indiquée dans les na3vi linéaires, ou destruction par le galvano-cautère. Les applications d'emplâtres salicylés forts amènent parfois la chute des productions verruqueuses, mais celles-ci ne tardent pas à se reproduire.
I^sevi képatodermiques.
Certaines formes de kératodermie des extrémités (paume des mains et plante des pieds), congénitales et familiales ou héréditaires, constituent de véritables neevi épidermiques (Voir Kératodermie, t. II, p. 43).
IVsevi molluscoïdes.
Exposé clinique. — Les lésions décrites sous le nom de fibroma molluscum ou de molluscum pendidum sont en réalité des nsevi : à preuve leur origine congénitale.
Ces tumeurs sont tantôt uniques, volumineuses, arrondies ou plus souvent pédiculées, de consistance mollasse ou dure, susceptibles de subir la dégénérescence sarcomateuse, tantôt multiples (molluscum généralisé).
Dans la forme généralisée, les tumeurs sont extrêmement nombreuses, souvent au nombre de plusieurs centaines : les unes, arrondies, sont sessiles; les autres, pédiculées, de volume variable, de consistance mollasse; elles coexistent avec des nœ.vi pig-
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mentaires plans, de coloration café au lait clair. «le l'orme irrégulière et.exlrêmement nombreux, entremêlés de touffes de poils reposant sur des tumeurs sessiles. Ces tumeurs sont considérées par Recklinghausen comme des névromes.
Il est fréquent de voir un petit nombre d'entre elles acquérir des dimensions plus considérables el rappeler l'aspect des tumeurs de la forme précédente.
Traitement. — L'ablation des tumeurs gênantes par leur volume ou par leur siège, leur excision lorsqu'elles sont pédiculées, sont les seuls traitements applicables à cette affection.
IVaevi adénomateux.
Exposé clinique. — Certaines lésions rares des glandes cutanées rentrent dans la classe des naevi, en raison de leur origine congénitale. Ce sont :
1° Les hidradénomes, encore désignés sous les noms de syringo-cystadénomes, d'épithéliomes kystiques bénins, de cystadénomes épilhéliaux bénins, caractérisés par la présence de petites tumeurs multiples, indolentes, arrondies ou ovalaires, du volume d'une tête d'épingle à celui d'un pois, occupant la partie antéro-supérieure du thorax;
2° Les adénomes sébacés congénitaux de Pringle (naevi vasculaires verruqueux de Darier), constitués par une saillie du volume d'une tête d'épingle à celui d'un noyau de cerise, rappelant l'aspect d'un grain de sagou, de coloration jaune blanchâtre on rouge vif, occupant les parties latérales du nez, la région moyenne du front, le pourtour de la bouche.
Le traitement de ces lésions, lorsqu'il est réclamé
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par le malade, consiste uniquement dans leur des- Iructionpar les cautérisations ignées ponctuées.