MALADIE CUTANÉE DE PAGET
Les ulcérations, bourgeonnantes et fongueuses, fournissent un liquide ichoreux et fétide. Les ganglions lymphatiques correspondants sont toujours envahis.
Traitement. — Le carcinome cutané ne peut être enrayé par aucun traitement. Il aboutit fatalement et rapidement à la généralisation cancéreuse, dont il n'est parfois que la traduction, et à la mort par cachexie.
Les pansements antiseptiques, et surtout les pansements secs au salol, au dermatol, à l'iodoforme, à l'aristol, purs ou mélangés à la poudre de quinquina ou de charbon, peuvent être employés pour atténuer l'odeur de ses sécrétions, en même temps qu'on calme par les opiacés les douleurs souvent très vives auxquelles il donne lieu.
Maladie cutanée de I*aget.
Exposé clinique et étiologiqne. — James Paget a fait connaître une maladie cutanée occupant le plus souvent le mamelon, caractérisée par des lésions eezématoïdes auxquelles succède un cancer mammaire.
Au début, le mamelon, qui ne larde pas à se rétracter, et l'aréole mammaire se transforment en une plaque d'un rouge vif, lisse, à contours nets et polycycliques, exulcérée par places et laissant suinter un liquide séreux qui se concrète en croûtes brunâtres ou jaunâtres, recouverte d'épiderme en d'autres. La plaque offre sur toute son étendue une consistance comparable à celle d'une feuille de parchemin.' Cette période préépithéliomateuse dure plusieurs années, puis apparaît un cancer du sein ne différant pas des formes classiques de cette affection.