ÉPILATION PAR L'ÉLECTROLYSE
liberté des mains, nous nous servons d'un interrupteur à ressort placé sur le trajet du fil négatif, que nous manœuvrons avec le pied : cet appareil, extrêmement simple et facile à construire, dispense de l'intervention de la volonté du malade.
Quelle ([ne soit la manœuvre adoptée, on n'enlèvera l'aiguille qu'après avoir interrompu le courant.
L'électrolyse déterminant toujours une certaine douleur, on a chercliéà atténuer celle-ci par des applications de pommades à la cocaïne, qui n'ont pas d'effets bien sensibles sur elle, ou par des injections hypodermiques de cocaïne Dubreuilh), que nous rejetons en raison des dangers inhérents à l'emploi de cette substance. Nous nous contentons de calmer l'irritabilité de certains sujets par l'emploi de la valériane à l'intérieur, la veille et le jour de l'opération.
Le temps pendanl lequel on doit faire passer le ■courant, varie suivant le volume des poils : pour îles poils fins, il est environ de 10 à losecondes; pour les poils volumineux, que les malades avaient soumis à des épilations répétées à la pince, il peut atr teindre 30 à 40 secondes. En général, au bout de ce temps, le poil vient facilement sous une traction légère de la pince. S'il résiste encore, il suffit d'attendre quelques minutes pour l'enlever sans effort. L'appréciation du temps nécessaire pour obtenir la destruction de la papille pilaire et par suite la chute du poil exige une certaine expérience de la méthode : car il varie, comme le l'ail remarquer M. Brocq. suivant les qualités de la peau, suivant la région opérée, suivant la profondeur et le volume du poil. Il est certain que l'apparition de là mousse autour de l'aiguille précède «l'un temps fort appréciable la destruction de la papille; d'un autre côté, si le courant
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agit trop longtemps, il désorganise les tissas et peut laisser des cicatrices apparentes et le médecin doit surtout chercher à éviter cet écaeil.
L'épilation peut être répétée sur un nombre de poils variant en moyenne de 35 à 80 dans l'espace d'une demi-heure, durée que sauf exceptions on doit considérer comme le maximum qae peuvent atteindre le patient et l'opérateur.
Elle ne doit pas porter sur des poils trop rapprochés les uns des autres et M. Brocq a fort justement posé ce principe qae l'on ne doit pas attaquer dans une même séance deux poils assez voisins pour que les vésicules succédant à leur électrolyse se confondent.
Suites de l'opération. — A la tache blanche produite par le passage du courant, succède une légère saillie d'apparence ortiée, centrée par une vésicule qui se rompt et laisse à sa place une croûtelle brunâtre, puis une cicatrice. La cicatrice blanche est très minime et à peine appréciable à la loupe, lorsque l'opération a été faite avec la prudence nécessaire. Si au contraire on a employé des courants trop intenses, trop prolongés et attaqué des poils trop rapprochés, il peut se produire des ulcérations véritables, suivies de cicatrices très apparentes, souvent chéloïdiennes, qui sont indélébiles et plus difformes que l'hypertrichose elle-même. Il est tout à fait exceptionnel de voir ces accidents se produire a la suite d'opérations électrolytiques conduites avec soin et modération. Cependant ils peuvent survenir chez certains sujets prédisposés au développement des chéloïdes. Aussi, celle prédisposition ne pouvant être prévue, croyons-nous avec M. Brocq qu'il est bon, avant de tenter La destruction