POUDRES
moins doux et ne doit être employé chez les enfants que mélangé à d'autres poudres. Ces mélanges peuvent être variés à l'infini.
Il est souvent utile d'associer aux poudres inertes et isolantes une faible dose de substances antiseptiques non irritantes, telles que le salol, l'acide salicylique.
Voici des types de poudres isolantes :
Talc , ~
Carbonate de magnésie \ aa gl*
Salol 10
(Pinard)
(Dans les lésions intertrigineuses et les érythèmes des enfants; conserver en boîtes de fer-blanc pour empêcher l'hydratation de la magnésie.)
Talc 40 gr.
Oxyde de zinc 60
Salicylate de bismuth 5
(Dans lesintertrigos.)
Talc... i
Oxyde de zinc ( n'a 35 gr.
Amidon )
Acide salicylique 1 à 2 gr.
(Dans les hyperhidroses généralisées.) La poudre d'iris de Florence (5 à 10 grammes 0/0) permet de parfumer ces poudres.
Talc 25 gr.
Oxyde de zinc 60 —
Dermatol ou aristol 10 —
Les poudres astringentes, usitées dans les eczémas intertrigineux avec suintement sont formées par l'addition de tanin aux poudres précédentes.
Tannin 5 gr.
Talc j ~a 40 gr
Oxyde de zinc *
PULVÉRISATIONS <*09
La poudre de sabine peut être utilisée contre les verrues et les végétations.
Contre ces affections, l'acide salicylique est également utile :
Acide salicylique S à 10 gr.
Talc j aa 43 gr.
Amidon '
Les poudres dessiccantes peuvent être utilisées dans les ulcères de diverses natures : ce sont le souscarbonate de fer, le dermatol, l'aristol, etc.
Pulvérisations .
Les pulvérisations sont fréquemment employées comme moyens émollients, clans les dermatoses inflammatoires et surtout pour faciliter la chute des croûtes ou des reliquats des pansements précédents dans les eczémas suintants, l'impétigo, l'ecthyma, les ulcérations lupiques ou autres.
Elles doivent être faites avec des pulvérisateurs à vapeur d'eau analogues à ceux employés en chirurgie dans les opérations suivant la méthode de Lister (pulvérisateur de Lucas-Championnière) ou avec des appareils de plus petit modèle (fig. 7).
Le liquide employé pour les pulvérisations peut être une solution émolliente (eau de guimauve, etc.), ou mieux une solution légèrement antiseptique (eau boriquée faible, eau phéniquée à 2 0/0, solution de phénosalyl au 500°, etc.).
La partie qui doit être exposée aux pulvérisations est placée aune distance de 15 à 20 centimètres de l'orifice de l'appareil, de façon î>. recevoir la vapeur tiède et non chaude, les régions avoisinantes étant
dlU PULVÉRISATIONS
protégées par un morceau de taffetas gommé déforme appropriée.
La pulvérisation doit avoir une durée de 10 à 15
minutes; ce temps est suffisant pour ramollir les croûtes, et permettre leur ablation facile; une pulvérisation plus prolongée risquerait de ramollir l'épidémie.
PYOKTANINES
Après avoir essuyé doucement la région soumise aux pulvérisations, au moyen de linges fins ou de tampons d'ouate hydrophile, on applique de suite les topiques convenables, sans laisser à la peau le temps de se dessécher. Cette dernière prescription est surtout indispensable dans les dermatoses suintantes.
I*yoIitanines.
On donne le nom de pyoktanines, en raison de leur action sur les microbes pyogènes, à deux matières colorantes dérivées de la houille, le bleu de méthylène, ou pyoktanine bleue, et l'auramine, ou pyoktanine jaune.
La pyoktanine bleue est soluble également dans l'alcool et dans l'eau.
La pyoktanine jaune est soluble également dans l'alcool et clans l'eau.
La solution de bleu de méthylène a été employée pour le pansement des ulcérations de diverse nature. Elle donne quelques résultats favorables clans le lupus.
M. A. Darier l'a appliquée au traitement de l'épithélioma cutané et a obtenu des effets très utiles dans des épithéliomas inopérables. Après cautérisation à l'acide chromique, il fait badigeonner les surfaces malades avec la solution suivante :
Bleu de méthylène 1 gr.
Alcool j ~
Glycérine ( aa 5 —
Nous avons également constaté dans quelques cas la cicatrisation facile des lésions épithéliomateuses sous l'influence des cautérisations ignées et des ba-
àlA ACIDE PYROGALLIQUE
digeonnages avec une solution de bleu de méthylène à 5 0/0. Nous ne saurions cependant encore assurer que ce traitement prévienne les récidives.
L'inconvénient majeur des solutions de pyoktanine est la coloration qu'elles donnent aux tissus et l'enduit opaque qu'elles forment à la surface des ulcérations, empêchant de juger de leur état réel.
PyrogalHque (Acide).
L'acide pyrogallique, ou pyrogallol, est un triphénol obtenu par la distillation sèche de l'acide gallique.
Il se présente sous l'aspect de cristaux incolores, brillants, inodores, très solubles dans l'eau, l'alcool et l'éther; il ne présente pas la réaction acide.
C'est un agent de réduction très énergique en raison de son avidité pour l'oxygène; ses propriétés antiseptiques sont contestables.
L'acide pyrogallique est très toxique ; son absorption, à la suite d'applications de préparations fortes sur une grande étendue du tégument, peut provoquer des frissons, des vomissements incoercibles, de la diarrhée sanguinolente avec ténesme, de l'hémoglobinurie, des vertiges, du collapsus avec accélération du pouls et de la respiration.
Ces accidents, qui peuvent être prévenus par l'usage interne des acides (Unna), sont précédés de modifications dans la coloration des urines : celles-ci deviennent foncées, brunâtres avec un reflet verdàtre ; d'où le précepte, posé par M. Besnier, de surveiller la sécrétion urinaire chez tous les sujets qui font usage de préparations pyrogalliques. Les inhalations répétées d'oxygène, les injections d'éther et de
ACIDE PYROGALLIQUE 313
caféine et la révulsion cutanée énergique peuvent servir à combattre l'intoxication par l'acide pyrogallique, lorsqu'elle s'est produite.
L'acide pyrogallique colore le tégument en noir, surtout dans les points où l'épidémie est épais; cette coloration s'accuse encore sous l'influence des alcalins, d'où la nécessité d'interdire l'usage du savon sur les parties découvertes soumises aux applications pyrogalliques.
Les énergiques propriétés réductrices de l'acide pyrogallique l'ont fait employer dans le traitement du psoriasis, où il prend place, au point de vue de l'efficacité, immédiatement après l'acide chrysophanique, mais où, en raison de l'étendue des surfaces malades, il exige une surveillance assidue. On l'emploie encore dans le pityriasis rubra pilaire, dans les eczémas secs rebelles, dans le lupus érythémateux.
Il peut être prescrit sous forme de solution alcoolique, de pommades, d'emplâtre, de collodion.
Solution.
Acide pyrogallique S gr.
Alcool rectifié jjq
(En badigeonnages sur les placards de lupus érythémateux; après évaporation de l'alcool, recouvrir de traumaticine ou de colle la couche d'acide pyrogallique. Ces applications sont très douloureuses.)
Pommades.
Acide pyrogallique 5 à 10 gr
Vasel,ne 100 gr.
ou mieux :
Acide pyrogallique 5 à 10
Acide sahcyhque là c,
Vaseline ,nn
100 gr.
(Dans le psoriasis.) (BROC0)
314 ACIDE PYROGALLIQUE
Avoir soin de ne pas appliquer simultanémenl cette pommade sur toute l'étendue du tégument, et surveiller de très près les urines. S'il survienl une irritation vive de la peau, recourir aux onctions grasses simples.
Acide pyrogallique 1 à 3 gr.
Oxyde de zinc 15 gr.
Vaseline 50 —
(Dans les eczémas secs persistants.)
Emplâtre à l 'acide pyrogallique.
Il ne peut être préparé à l'aide de l'emplâtre simple, excipient le plus ordinaire des emplâtres composés : car l'acide pyrogallique décompose le savon plombique de cet emplâtre, et la masse devient immédiatement noir foncé.
On prend pour excipient la lanoline caoutchoutée suivant la formule suivante :
Gomme ammoniaque 20 gr.
Cire jaune j ^ 50 gr.
Lanoline caoutchoutée ) 8
Colophane 20 gr.
Térébenthine de Venise 50 —
Acide pyrogallique 120 —
(Dans le lupus érythémateux, le lupus vulgaire, le lichen corné.)
Les emplâtres à l'acide pyrogallique sont très irritants et ne doivent, à notre avis, jamais être appliqués à la face, où ils laissent des cicatrices très difformes. *
Gollodion.
Acide pyrogallique " Sr-
Collodion élastique S°
(Dans le lupus érythémateux, le lichen corné. Pré-
BACLAGE ,J
parution très irritante, dont l'emploi demande u .. -,-nnde prudence, et que nous conseillons de n ei pl,, ver que dans des cas tout à fait exceptionnels.)
Pyrozone.
On a donné le nom de pyrozone à un mélange a parties égales d'eau oxygénée (bioxyde d'hydrogène) et d'éther sulfurique, qui est employé pour décolorer les taches pigmentaires d'origine congénitale ou acquise (clûoasma, vitiligo, etc.). Cette préparation est très infidèle. Elle a, du moins, l'avantage de ne pas exagérer des lésions pour lesquelles le médecin est souvent consulté et contre lesquelles les divers traitements internes ou externes ont peu de prise.
Raclage.
Le raclage peut servir à enlever les croûtes qui recouvrent les diverses ulcérations. Le plus souvent, il est destiné à extirper des lésions que les moyens médicaux sont incapables de guérir.
L'exérèse par les curettes est d'un emploi courant en dermatologie, dans le traitement des tuberculoses et des divers néoplasmes cutanés.
insirnmeiiis. — Le type des instruments servant à cette opération est la curette à, bords tranchants de Volkmann (fig. 8), dont la cuiller peut être située sur le prolongement du manche ou coudée à, angle droit sur celui-ci. Les modèles de petite dimension, portant des cuillers ne dépassant pas 1 centimètre à I centimètre et demi de longueur, sont seuls usités dans les opérations dermatologiques. Pour la plupart des opérations, il est préférable de se servir de
RACLAGE
curettes mesurant 5 à 8 millimètres de longueur; pour quelques-unes même, lorsqu'il s'agit d'extirper des néoplasmes très petits, enchâssés dans la peau, tels que des tumeurs de molluscum contagiosum ou des nodules topiques, on emploie des curettes de 2 à 3 millimètres de diamètre, de forme ronde, qui peuvent coiffer complètement le néoplasme.
On peut encore se servir des curettes ovales allongées et ouvertes vers leur talon de Balmanno Squire (fig. 9) ; l'absence de rebord à l'extrémité inférieure facilite le nettoyage de ces instruments ; mais leur forme même, qui ne permet pas de se servir de leurs bords pour attaquer les lésions, les rend beaucoup moins pratiques que les curettes rondes ou ovales.
M. Bcsnier a fait construire des curettes perforées à leur partie centrale (fig. 10), ce qui en facilite le nettoyage.
M. Dubreuilh (1) a imaginé, pour l'extirpation des nodules lupiques de petites dimensions profondément enchâssés dans la peau, une petite curette oblongue de 2 millimètres de long sur 1 millimètre de large, montée sur un manche mince taillé à huit pans égaux, à laquelle on peut imprimer un mouvement de rotation qui fait agir la curette à la façon d'un drille; cette curette peut encore être montée sur un manche métallique mince, à cannelures peu profondes, ce qui rend son maniement plus facile.
Vidal avait fait construire une curette en forme d'arc de cercle (fig. 11), tranchante sur ses deux bords, qui sert plutôt à détacher les croûtes superficielles qu'à extirper des lésions profondes.
(1) Journal de médecine de Bordeaux, 13 septembre 1891, p. 60.
A côté de lacurelle de Vidal, il faut citer le grattoir de Quinquaud (fig. 12), dont la lame, légèrement con-
RACLAGE
cave et peu tranchante, est courbée à angle droit sur le manche; Quinquaud se servait de cet instrument pour enlever les squames qui recouvrent les plaques de trichophytie; nous le croyons peu pratique, et son emploi nous a paru faire saigner facilement les lésions et favoriser les inoculations multiples sur le cuir chevelu.
Manuel opératoire. — L'opération du raclage nécessite des précautions antiseptiques minutieuses, quelle que soit l'étendue des lésions sur lesquelles elle doit porter : lavage au savon, puis avec une solution de sublimé, etc.
On doit se munir, pour la pratiquer, de tampons d'ouate aseptique, sèche, ou mieux mouillée puis exprimée, ou encore passée à. l'autoclave et non séchée.
La partie malade doit être entourée de compresses aseptiques humides, pour empêcher l'écoulement de sang sur les parties voisines et surtout pour empêcher la contamination des mains de l'opérateur par leurs téguments non asepsiés.
M. Besnier distingue, comme nous l'avons dit à propos du lupus (Voir T. I, p. 156), deux modes d'application du raclage : la rugination et le curettage.
La rugination a pour but d'enlever rapidement de grandes portions de tissus malades. Elle se pratique avec des curettes de un centimètre à un centimètre <'( demi de diamètre : la curette maniée vigoureusement doit arracher toute l'épaisseur des lésions, en respectant les tissus sains. Après le passage de la curette, on applique des tampons d'ouate hydrophile, sur lesquels on exerce une certaine compression, afin d'arrêter l'hémorrhagic. S'il est nécessaire, on pratique un nouveau grattage des lésions avec
RACLAGE
une cure Lie de moindres dimensions, qui permet d'atteindre tous les tissus malades : ce grattage de perfectionnement doit toujours, quelle que soit la nature de la maladie, être fait avec beaucoup de soins, pour empêcher les récidives.
Après la ruginalion, on cautérise les surfaces cruentées avec une solution de nitrate d'argent ou une solution de chlorure de zinc dans le lupus, avec le fer rouge de préférence dans les épithéliomas, puis on panse aseptiquement (Voir pour plus de détails et pour certains détails du manuel opératoire et des soins consécutifs, le traitement du lupus, T. I, p. 156).
Le curettage se fait avec des curettes de petites dimensions, avec lesquelles on attaque successivement tous les éléments des lésions : lorsqu'il s'agit de tissus mous comme le lupus, on pénètre dans leur intérieur, on les dilacère au moyen de mouvements de rotation et on les extirpe en enlevant la curette; s'ils sont situés profondément et poussent des prolongements irréguliers, on peut dilacérer ceux-ci en faisant mouvoir la curette dans différents sens; lorsqu'ils sont recouverts d'une couche résistante d'épiderme, on peut pénétrer celle-ci en se servant d'une curette fine, maniée à la façon d'un drille, comme la curette de M. Dubreuilh. Lorsqu'il s'agit de tissus plus résisLants, il est préférable de les contourner avec la curette, de façon à les extraire autant que possible en une fois.
Le curettage peut être pratiqué sans anesthésie, en raison de la faible étendue sur laquelle il porte. Il n'en est pas de même de la rugi nation, pour peu que les lésions présentent une surface un peu large. L'anesthésie locale par congélation (pulvérisations
3^0 RACLAGE
d ether, stypage avec le chlorure de méthyle) peut être employée dans les tuberculoses verruqueuses et les végétations. Dans le lupus elle est inapplicable les tissus malades ne se distinguant pas des tissus sains par leur relief comme dans les tuberculoses verruqueuses et la congélation faisant disparaître les différences de coloration et de consistance qui permettraient de les différencier; l'anesthésie générale est donc seule praticable et son emploi se justifie par les caractères de l'intervention et par la douleur qu'elle provoque. Dans les épithéliomas. les hémorrhagies consécutives au rétablissement delà circulation contre-indiquent l'anesthésie par congélation; les lésions épithéliomateuses auxquelles convient la rugination sont d'autre part assez limitées pour que la douleur provoquée par elle soit supportable et pour que l'opération ne nécessite que tout à fait exceptionnellement l'anesthésie générale.
Indications. — La rugination est le traitement de choix dans les lupus étendus desmembres ; elle est peu applicable aux lupus de la face, à cause des cicatrices consécutives. Elle est encore applicable aux tuberculoses verruqueuses, à quelques ulcérations tuberculeuses, aux épithéliomas cutanés et aux végétations, quoique dans ce dernier cas elle nous paraisse de beaucoup inférieure à l'ablation par le bistouri et aux cautérisations.
Le cureltage s'applique aux lupus à tubercules disséminés et peu volumineux, dans le traitemenl desquels il présente rarement des avantages sur la cautérisation ponctuée.
Son indication principale est dans le traitemenl du molluscum contagiosum.
Résorcine.
La résorcine est un diphénol obtenu en traitant la benzine par l'acide sulfurique. Elle a l'aspect d'une poudre blanche cristalline, devenant légèrement rosée à l'air, et exhalant une très faible odeur de phénol; elle est très soluble dans l'eau, l'alcool, la glycérine et l'éther, insoluble dans le chloroforme.
La résorcine jouit de propriétés antiseptiques et réductrices puissantes; elle est également antiprurigineuse à closes faibles, très irritante à doses élevées. ' Elle est, par suite, utile dans un grand nombre de dermatoses, en particulier dans les eczémas chroniques, dans les acnés, clans les séborrhées sèches, etc.
Dans ces diverses affections, elle s'associe très avantageusement à d'autres agents réducteurs ou à des agents résolutifs qui modèrent son action irritante pour les téguments.
Dans les affections chroniques non irritatives, elle a été utilisée à hautes doses pour déterminer une irritation substitutive, voire même une action causlique.
La résorcine s'emploie en pommades, en emplâtres,
en solutions aqueuses.
Pommades :
Résorcine 2 à 4 gr.
Vaseline ou axonge 40 gr.
(Dans les acnés non irritables, les eczémas lichénoïdes rebelles.)
Résorcine 2 à 4 gr.
Soufre 3 à 6 —
Vaseline ou axonge 50 gr.
(Dans les acnés non irritables)
RUGINATION
Résorcine 1 à 2 gr
Oxyde de zinc 15 gr.
Vaseline ou axonge 45 '
(Dans les eczémas aigus, à la période de terminaison de la maladie, lorsque les effets des pommades à l'oxyde de zinc sont insuffisants; clans les acnés irritables, dans les engelures en voie de résolution-)
Résorcine
Acide salicylique
Baume du Pérou
Soufre précipité 5à10gr
Vaseline i w
Lanoline aa 30 gr.
aa 1 gr.
(Besnier).
(Dans les séborrhées sèches du cuir chevelu).
Emplâtres contenant 10 0/0 de résorcine additionnée ou non de 10 0/0 créosote.
(Dans les lupus vulgaires torpides, dans le lupus érythémateux, dans les chéloïdes, etc.)
Ces préparations, très employées par quelques dermatologistes, ne nous ont jamais donné, dans les lupus, de résultats favorables qu'au prix de cicatrice très difformes (voir à ce sujet T. I, p. 151), elles provoquent une vive irritation tégumentaire et donnenl souvent lieu à des ulcérations profondes.
Solutions de résorcine à 1/2, 1 ou 2 0/0, pour enveloppements humides clans les dermatoses prurigineuses, dans les eczémas aigus ou au début du traitement. Ces applications doivent être surveillées de près, car elles sont souvent irritantes, la résorcine étant moins bien supportée par le tégument en solution aqueuse que mélangée aux graisses.
Rugination.
Voir Raclar/e, p. 318.
Salicylique (Acide).
L'acide salicylique est une poudre blanche, cristalline et légère, peu soluble dans l'eau, plus soluble dans l'alcool et l'éther.
11 jouit de propriétés antiseptiques, mais est surtout employé en dermatologie comme agent de desquamation épidermique, propriété qu'il possède à un plus haut degré que la plupart des autres substances.
Aussi est-il utilisé dans les diverses affections squameuses, et dans les cas où il est nécessaire de l'aire tomber la couche épidermique pour facditer l'action d'autres substances médicamenteuses. 11 est également employé dans les hyperhidroses.
L'acide salicylique se prescrit sous forme de poudres, de pommades, de collodions et d'emplâtres.
Poudres.
Acide salicylique ) 1 S1--
Amidon ( 25 gr.
Talc >
(Dans les hyperhidroses généralisées; comme
poudre inerte, pour protéger les plis cutanés
adossas, etc.)
Acide salicylique 2 à 5 gr.
ïalc 50 gr.
( Dans les hyperhidroses palmaires et plantaires, avec ou sans fétidité, dans les kératoclermies des extrémités.)
Pommades et pâtes.
Acide salicylique 2 à 5 gr.
Vaseline ) M . n „,
... / aa 10 gr.
Lanoline )
(Dans les verrues multiples de petites dimensions,