‹ Thérapeutique des maladies de la peauChapitre 43 sur 201 · PROPHYLAXIE DE LA PELADE · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE DE LA PELADE

recouverte de cheveux ou même simplement d'une peluche de la couleur des cheveux, forment un postiche, d'un prix peu élevé, qui suffira à beaucoup [le malades.

Toutes les fois que les malades porteront une perruque, il sera nécessaire, comme le conseille M. Besnier, que celle-ci ne repose pas directement sur le cuir chevelu, mais sur un bonnet de linge fin qui sera changé fréquemment.

Prophylaxie. — Le traitement de la pelade serait incomplètement formulé, si on n'ajoutait aux prescriptions pharmaceutiques des recommandations propres à mettre les malades à l'abri des réinfections locales. Cette autoprophylaxie, comme l'appelle M. Besnier, découle des idées généralement admises aujourd'hui sur la contagion de la pelade. Elle sera d'autant plus rigoureuse que, dans un cas donné, on aura plus de raisons de croire que la maladie a une semblable origine; mais, jusqu'à preuve delà nature trophoneurotique d'une alopécie en aires, elle ne devra jamais être négligée.

Les lavages répétés du cuir chevelu répondent déjà à cette indication.

La désinfection des coiffures et des objets de toilette en sera le complément : les coiffures qui portent sur le cuir chevelu seront doublées d'une coiffe de linge, laquelle sera changée chaque jour et lavée avant nouvel usage ; la garniture de cuir des chapeaux sera nettoyée avec une solution de sublimé ; le malade portera la nuit un bonnet qui sera également changé chaque jour. Les brosses et peignes seront lavés à l'eau légèrement ammoniacale poulies dégraisser, puis désinfectés avec une solution de sublimé.

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