ASPHYXIE LOCALE DES EXTRÉMITÉS
neuropathie dont elles sont la traduction sur la peau. Nous ne pouvons entrer ici dans le détail des médications à opposer aux lésions du système nerveux. Signalons seulement l'heureuse influence de l'hygiène morale et physique, de l'hydrothérapie, en particulier des douches, froides ou tièdes suivant les cas, des médicaments nervins, bromures, préparations de belladone, d'aconit, de valériane, etc., dans les dermatoses dues à des états névropathiques; nous y insisterons de nouveau à propos de chacune d'elles en particulier.
Quelques dermatoses d'origine nerveuse qui ne seront pas étudiées dans le courant de cet ouvrage, doivent faire l'objet d'une description spéciale dans le chapitre des dermatoneuroses. Ce sont : l'asphyxié locale des extrémités, l'érythromélalgie, le mal perforant, les lésions cutanées de la syringomyélie.
Asphyxie locale des extrémités.
Expose clinique et étiologique. — Le nom de
« maladie de Maurice Raynaud », usité à l'étranger, mérite d'entrer dans la terminologie de cette affeo* tion pour perpétuer le nom de l'éminent observateur qui l'a tirée du chaos pathologique, quoique, à proprement parler, il ne s'agisse pas d'une maladie au sens propre du terme, mais d'un syndrome clinique.
Caractérisée parfois au début par des crises d'anémie cutanée partielle (syncope locale des exlnmités, doigt mort), elle se traduit surtout par d* troubles de la circulation veineuse : coloration violacée ou bleuâtre avec algidilé et hyperhidrose d uç ou plusieurs doigts ou de la main entière, survenant