‹ Thérapeutique des maladies des l'intestinChapitre 13 sur 79 · TYPE CLINIQUE DÉCRIT PAR CQERCREWSKY · texte numérisé non relu

TYPE CLINIQUE DÉCRIT PAR CQERCREWSKY

qui procèdent par poussées plus ou moins intenses.

Quelquefois, on peut constater l'existence de nodosités plus ou moins volumineuses. Elles peuvent faire penser à l'existence d'une tumeur, d'un néoplasme, mais on les voit se déplacer et même disparaître complètement d'un jour à l'autre et l'on est bien obligé d'admettre qu'il ne s'agit pas d'une lésion anatomique (1).

Volontiers ces accidents procèdent par crises, et ces crises peuvent présenter parfois une intensité très grande et des allures cliniques bien particulières. Cherchewsky en a décrit un type, qui mérite d'être signalé.

Type clinique décrit par Cherchewsky (2). — Voici

le résumé qu'en fait l'auteur lui-même : «Enrevenant donc aux observations ci-dessus mentionnées et en les confrontant entre elles, nous constatons un fait excessivement caractéristique. Malgré toute la diversité qu'elles semblent présenter au premier abord, elles sont, quant à leurs caractères principaux, essentiellement identiques. Elles ont trait à des personnes très intelligentes, travaillant beaucoup trop du cerveau au détriment des forces purement physiques ou assumant une grande responsabilité par le genre même de leur activité. Toutes ces personnes sont anémiques, quelques-unes même avec des indices apparents d'épuisement. Elles se plaignent presque toutes : 1° de constipation habituelle n'alternant que très rarement et encore dans la minorité descasavec des diarrhées périodiques ; 2° de ballonnement loca- Lisé ordinairement dans un endroit quelconque de

(1) André, Gaz. hebdomadaire, 1893.

(2) Revue de Médecine, p. 1033. 1893.

22 TROUBLES NERVO-MOTEURS

l'abdomen, principalement dansla région des fausses côtes et ne s'étendant que rarement sur tout l'abdomen ; 3° de renvois très bruyants sans odeur et sans goût, ou par exception seulement, de goût aigre. Tous ces symp tômes, de date plus ou moins ancienne, sont presque constants et ne présentent aucune corrélation apparente avec les beuresdes repas, la quantité et la qualité des aliments; l'appétit est toujours bon. De temps à autre, à la suite d'une influence psychique quelconque, d'une grande fatigue ou d'un rude travail mental, cet état s'aggrave brusquement. Spontanément, sans prodromes, le plus souvent lorsque le malade est complètement absorbé par son travail, et quelquefois même pendant le sommeil, survient un énorme ballonnement de l'abdomen ou une aggravation du météorisme déjà préexistant, accompagné de bruyants et fréquents renvois, la respiration devient superficielle, haletante; apparaissent alors là cyanose plus ou moins prononcée, une sensation pénible de tristesse, et des évanouissements. Des douleurs aiguës accompagnent à différents degrés d'intensité cet accès en se concentrant tantôt du côté du foie, tantôt auprès de l'ombilic ou bien affectant encore un caractère errant. A mesure que ces crises s'accentuent, elles affectent tout le ventre ; le ballonnement devient ou général, l'abdomen étant en môme temps tendu et douloureux au loucher, ou localisé par quartiers sous forme de tumeurs isolées qui se déplacent à vue d'œil: une pénible sensation de pesanteur apparaît au bas-ventre; de violents lénesmes obligent le malade à aller à tout moment à la garde-robe sans le moindre résultat; des évanouissements, des renvois et de fortes douleurs dans le dos et dans les jambes achèvent le

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