‹ Thérapeutique des maladies des l'intestinChapitre 14 sur 79 · CONTRACTURE SPASMODIQUE DU COLON · texte numérisé non relu

CONTRACTURE SPASMODIQUE DU COLON

tableau. Après avoir duré un certain temps, depuis 5ou6 heures jusqu'à 1 à8 jours, et même quelquefois deux semaines, l'accès se termine aussi brusquement qu'il était apparu, en déterminant souvent des évacuations abondantes. »

Cherchewsky a relevé chez ses malades, au début de la crise, plusieurs phénomènes communs. Tous se plaignent d'une grande faiblesse, d'une véritable inertie des muscles de leurs parois abdominales, ce qui les oblige, pour aller à la garde-robe, à presser fortement l'abdomen avec les mains, ou à prendre des attitudes plus ou moins singulières. Chez tous, les matières fécales avaient diminué de diamètre ou elles avaient pris l'aspect de petites boules dures et sèches.

Dans ces conditions, il est probable que, si on l'eût cherché, on eût trouvé le spasme du gros intestin caractérisé par la corde colique, phénomène que nous allons retrouver plus loin, et qui paraît, en particulier, jouer un rôle d'une certaine importance dans l'ensemble symptomatique dénommé entérite mucomembraneuse.

Cherchewsky attribue ces crises à. un véritable état de névrose intestinale, et il nous paraît certain qu'il a raison : seuls des névropathes prédisposés peuvent présenter des accidents de cet ordre. Parfois, cependant, les auteurs ont eu tendance à renverser l'ordre des facteurs, et c'est le spasme intestinal qu'ils ont mis au premier rang. Du reste, comme l'étatnerveux retentit sur l'intestin et réciproquement, il est bien difficile desavoir dans certain cas ce qui a commencé dans ce cercle vicieux.

Contracture spasmodique du colon. — Il est fréquent de rencontrer chez les névropathes dyspep-

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tiques flatulfents et constipés un état de contracture plus ou moins étendue du côlon, que l'examen clinique de fabdomen pérmel facilement de reconnaître; ce spasme &xe donne lieu à La production de La corde colique à laquelle Fr. Glénard a attribué une valeur si grande dans La séméiologie de L'entéroptose. Je ne crois pas que la corde colique suit un signe d'entéroptose, mais je n'en reconnais pas moins son importance dans la symptomatologie de La dyspepsie gastro-intestinale.

L'existence du boudin caecal et de La corde colique transverse ou descendante fait en quelque sorte percevoir directement le spasme du tube digestif. Voir, comment il faut procéder pour reconnaître cet étal particulier du côlon. Le malade étant place dans le décubitus horizontal complet, le- cuisses et les jambes demi-fléchies, on palpe avec l'extrémité des doigts réunis la profondeur du flanc et de la fosse iliaque de chaque côté successivement, en allant de dedans en dehors ; lorsque la corde colique ascendante (boudin cœcal de Glénard) existe du côté droit et la corde colique descendante du côté gauche, on a la sensation d'un cordon épais, large environ . «mime trois doigts réunis et verticalement dirige qui séchappe sous l'extrémité des doigts en donnant une sensation particulière toutà fait caractéristique . qu on ne méconnaît plus quand on l'a une fois nettement distinguée. Cette sensation est due à la présence du gros intestin vide de gaz et de matières et complètement revenu sur lui-môme. Lorsqu'il y a des matières fécales dans le caecum ou dans l'S iliaque, le volume de ces segments de l'intestin est notablement plus développé et quelquefois, assez souvent même, on en perçoit et délimite très bien le contour parla palpation.

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