‹ Thérapeutique des maladies des l'intestinChapitre 15 sur 79 · CONTRACTURE SPASMODIQUE DU COLON · texte numérisé non relu

CONTRACTURE SPASMODIQUE DU COLON

Pour rechercher la corde colique transverse, il faut se servir de la technique indiquée par Glénard : on lait glisser l'extrémité réunie des deux mains, en exerçant une pression suffisante, sans être exagérée, de la partie supérieure du creux épigastrique à l'ombilic. Il arrive alors, lorsque le côlon se trouve vide et resserré, qu'à un moment donné, plus ou moins haut, on rencontre une légère résistance, on sent un ressaut, on a la sensation très nette de passer pardessus une corde aplatie, située au-dessous de la paroi abdominale : c'est la corde colique transverse. Quelquefois on peut sentir des scybales dans le côlon ainsi resserré.

Il n'est pas très rare que les malades accusent une certaine sensibilité lorsqu'on palpe assez fortement la corde colique ascendante, transverse ou descendante.

Il est beaucoup plus rare de rencontrer la corde transverse que la corde ascendante et descendante. La corde caecale ouboudin caecal se constate plus souvent encore que la corde colique descendante.

Dans les faits de cet ordre, le resserrement spasmodique du côlon porte sur un segment assez étendu. Il existerait quelquefois des contractures analogues ne portant que sur une longueur de quelques centimètres. Federn (1) prétend les reconnaître parlapercussion.il attribue à ce spasme localisé une importance très grande ; il serait, par voie réflexe, la cause de troubles névropathiques des plus variés ■ on pourrait même lui attribuer la maladie de Basedow ! Il parait y avoir la une notable exagération

(1) Ueber partielle Dannalonie — Wiener Klinik marsavril 1891. '

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et sans doute confusion entre la cause et l'effet.

M. Sicaud, de Lyon (1), explique la plupart des phénomènes dyspeptiques et des manifestations névropathiques concomitantes, par la stase du caecum. Cette stase amène l'intestin à luttercontre l'obstacle ; plus tard, épuisé, il se laisse distendre; la tension abdominale s'abaisse et cela suffît pour produire tout le mal.

Il esl probable «pie M. Sicaud a rencontré comme nous chez beaucoup de ses malades le boudin caecal signalé par Glénard ; mais ce boudin caecal n'implique pas forcément la stase caecale, et, sil'obstacle mécanique à la circulation des matières est un ( li ment qu'il ne faut pas négliger, il n'en résulte pas qu'il faille tout lui subordonner. La constipation, .on le sait depuis longtemps, est fréquente chez les dyspeptiques ; depuis longtemps aussi on sait qu'ils ne guérissent guère s'ils ne cessent pas d'être constipés ; mais il y a autre chose dans la dyspepsie intestinale que la constipation et la diminution de la tension abdominale.

De la connaissance du spasme du k>"s intestin, Fleiner (2) a, à notre sens, tiré une conclusion plus exacte. Cela l'a amené à distinguer la constipation par atonie delà constipation par spasme colique.

Nous ne voulons pas insister davantage ici sur ce point particulier; nous aurons plus tard l'occasion d'y revenir en faisant l'histoire de la constipation et de l'entérite muco-membraneuse.

Nous aurons aussi plus tard l'occasion de dire quelles sont les relations des troubles d'innervation

(1) Traité des troubles fonctionnels mécaniques de l'appareil .digestif, 1894.

(2) Fleiner, Berlin, klin. Wochensclir., n°s 3 et 4,

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