‹ Thérapeutique des maladies des l'intestinChapitre 17 sur 79 · TRAITEMENT DES PHÉNOMÈNES DOULOUREUX · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES PHÉNOMÈNES DOULOUREUX

certainement l'électrisatîon interne, par voie rectale, à l'aide des courants continus.

Certains cas de flatulence gastro-intestinale sont extrêmement rebelles ; tous les moyens thérapeutiques échouent contre eux. Cela se rencontre surtout chez des névropathes convaincus et de préférence en core chez les femmes hystériques. Chez ces dernières le météorisme abdominal peutapparaître rapidement, brusquement et disparaître de même. Après avoir résisté à tout traitement, il s'évanouit comme il est venu, sans raison, à la suite d'une émotion vive, d'une tentative heureuse de suggestion, de l'emploi de moyens susceptibles de frapper vivement l'imagination des malades.

Crises intestinales. — Dans les crises intestinales qu'il a décrites, Cherchewsky a vanté l'utilité de l'hydrothérapie froide (douches en jet brisé) etrcomme médication interne, la belladone et la codéine.

La belladone produit de bons effets lorsqu'il y a de la constipation et un spasme fixe du côlon, avec ou sans phénomènes d'entérite muco-membraneuse. Quant àlacodéine, je l'ai ordonnée plusieurs fois chez des malades qui présentaient de l'entéralgie et j'ai pu nettement me convaincre de son efficacité.

A propos de la constipation et de l'entérite mucomembraneuse, nous aurons à revenir plus tard sur ce qu'il convient de faire en cas de spasmes douloureux du côlon.

Traitement des phénomènes donlonreux. — Il y a à cet égard deux ordres d'indications qu'il ne faut pas confondre. La première c'est de faire disparaître la cause même de la douleur. Si par exemple il existe une stase des matières fécales et des coliques dues à la contraction péristaltique exagérée des anses in-

TROUBLES NERVO-MOTEURS

testinales au-dessus de l'obstacle, on ferait fausse route en traitant la douleur par la morphine ou l'opium, car on rendrait ainsi la constipation plus tenace encore. Il est évident qu'en cas semblable l'indication principale est de l'ai ce disparaître la constipation; celle-ci disparue, si la douleur persiste, il conviendra de la traiter directement.

La douleur intestinale peut être combattue par des moyens différents ; les applications chaudes, les bains chauds, se montreront utiles dans certains cas, surtout lorsqu'il y a des crises dues à l'existence de l'entérite muco-membraneuse. Chez les nerveux par les douches chaudes on pourra obtenir en même temps l'atténuation du nervosisme général el la diminution des phénomènes douloureux.

La faradisation à l'aide du pinceau métallique, de même du reste que les autres modes de la révulsion cutanée, sera surtout utile chez les neurasthéniques ou les hystériques qui présentent de la douleur topoalgique, c'est-à-dire une perception pénible dans laquelle l'imagination, la conviction de l'existence réelle d'une douleur jouent le principal rôle.

Lorsque la douleur coïncide avec la constipation, on aura recours à la belladone, qui présente, contrairement à l'opium et à ses dérivés, des propriétés laxatives nettement accusées.

En cas contraire, en présence de mouvements péristaltiques exagérés sans constipation marquée, et surtout lorsque les phénomènes douloureux coïncident avec de la diarrhée, on se servira de préférence de l'opium et de la morphine.

Lorsqu'il s'agit de crises douloureuses qui ont le côlon pour siège, on pourra donner de petits lavement s chauds additionnés d'une petite quantité de lauda-

Page 1