‹ Thérapeutique des maladies des l'intestinChapitre 18 sur 79 · TRAITEMENT DES PHÉNOMÈNES DOULOUREUX · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES PHÉNOMÈNES DOULOUREUX

num. Quelquefois les petits lavements chauds sans laudanum, amènent déjà une notable amélioration.

On pourra aussi ordonner dans les mômes conditions les suppositoires calmants.

Dans certaines circonstances, assez mal déterminées, le mélange d'opium et de belladone agit beaucoup mieux que l'un ou l'autre de ces médicaments pris isolément.

Les autres calmants usités contre les douleurs stomacales n'ont guère de prise sur les douleurs inlestinales. L'extraitgras de cannabis indica se montre cependant quelquefois utile, cela surtout dans les crises entéralgiques très intenses.

Dans les crises de ce genre on est parfois amené à avoir recours aux injections hypodermiques de morphine. Ces injections sont certainement le plus puissant des calmants ici comme partout ailleurs ; mais il est toujours à craindre que les malades ne s'y accoutument, n'y prennent un goût trop vif et ne versent dans la morphinomanie. Il ne faut donc, si on croit devoir en user, ne le faire qu'avec une grande réserve; les injections ne seront faites que d'une façon passagère contre des paroxysmes douloureux, rebelles aux autres moyens thérapeutiques et réellement intolérables.

Dans bien des cas, il sera utile de donner des calmants généraux du système nerveux : le valérianate d'ammoniaque, le bromure de potassium, l'extrait gras de cannabis indica. En effet, il est possible que chez des névropathes les troubles de la sensibilité soient sous la dépendance directe du nervosisme général : on n'atteint efficacement l'un qu'en visant l'autre.

Page 1