TRANSFUSIONS
dènts très graves, dus surtout au côllapsus cardiaque et à la diminution, sinon à la disparition de la sécrétion urinaire. C'est ce que l'on voit d'une façon très marquée dans te choléra et dans les diarrhées eholér d'ormes.
L'ingestion de l'eau par le tube digestif ne suffit pas pour remplacer l'eau éliminée, car cette eau est elle-même presque immédiatement rejetée. C'est, pourquoi on a pensé à la faire pénétrer soit par la voie veineuse, soit par la voie hypodermique.
Les transfusions veineuses ont été très vantées en France par Hayem et ses élèves. Elles ont été très employées dans la dernière épidémie à Hambourg et à Paris ( i ). Elles donnent lieu à de véritables résurrections momentanées, et on a pu leur attribuer un certain nombre de guérisons définitives. C'est une opération à réserver aux cas graves, lorsque le collapsus est très marqué et le pouls radial insensible.
On ne doit pas attendre toutefois ce danger extrême pour rendre de l'eau à l'organisme, et, bien avant que l'on en soit arrivé à la disparition du pouls radial, il faut faire des injections sous-cutanées de sé rum artificiel (solution de chlorure de sodium ù 5 pour 1000, dans l'eau distillée et stérilisée).
L'injection sera faite profondément sous la peau à l'aide d'une longue aiguille, en se servant d'un vase élevé uni à l'aiguille par un tube en caoutchouc, d'une seringue stérilisée qu'on rechargera à plusieurs reprises, ou mieux encore d'un des appareils (pie Burlureaux a fait construire spécialement. On peut injecter ainsi facilement en une séance 150 à 200 gr.
(1) Galliard. Traitement du choléra. Gaz. des hôpitaux, février, 1893.
Il,; DIARRHEE
dé Sénim artificiel. J'ai, pour ma part, injecté à des cholériques jusqu'à 1200 grammes de liquide, en me servant de deux appareils de Burlureaux mis simultanément en batterie, l'un à gauche et l'autre àdroite. 0n injecte ainsi sans difficulté 200 grammes de sérum en 20 minutes. La boule d'oedème disparaît rapidement.
Ce n'est pas seulement aux cholériques vrais qu esl applicable cette méthode. Elle peut être mise en œuvre dans Unis les cas où une perte d'eau abondante devient nne cause de danger, dans les diarrhées cholériformes de tout ordre, chez les enfante comme chez les adultes, dans les diarrhées chroniques très abondantes, diarrhées palustres ou autres, telles qu'on les observe fréquemment dans les pays chauds, exceptionnellement dans nos régions. n Le phosphate de soude qui, d'après Lùton, Crocq,
Peter, paraît jouir de propriétés analeptiques remarquables, pourrait êtreadjoint ausérum artificiel, chloruré sodique, ordinairement employé.
En terminant, cette étude générale, nous devons nous demander s'il convient de traiter el de supprimer indistinctement toutes les diarrhées.
Non, il ne faut pas supprimer toutes es diarrhées, li en est qu'il faut savoir respecter, f; Bouchard a vueertaines personnes ayant une diarrhée hahituelle physiologique eu quelque sorte, se trouver or mal de sa suppression. Elle leur rendait, sans doute, le service d'éliminer des substances toxiques qui, retenues etabsorbées, devenaientune causede dangei 11 ne faut pas supprimer la diarrhée des uniques Chez eux, le Ou* destinai est salutaire il élimine les substances nocives auxquelles es. du le develop-