DIARRHÉES NERVEUSES
quelque forme qu'elle fût présentée, déterminait immédiatement chez Lui de La diarrhée. C'est à La suite ,1,. graves ennuis d'ordre financier que ces accidents
avaient débuté.
Trousseau a cité le cas d'unm'alade atteint de diarrhée chronique qùi devait cet accident à l'usage du thé; Le bhé supprimé, la diarrhée disparut.
La (Unrrhèe ncrrcuse aiguë, passagère, disparaît le plus souvent, à très peu de frais, sous l'influence de la cessation des causes qui lui ont donné naissance. Quelques précautions hygiéniques, un peu d'opium suffisent pour amener la guérison.
La diarrhèeiaMtiqite est rebelle à fout traitement.
Quant à la diarrhée nerveuse psychique, elle dépend tout autant d'un traitement moral destiné à amener le malade à reprendre en lui-même sa confiance perdue, què d'un traitement médicamenteux.
Il en est à peu près de même pour les neurasthéniques. On se conformera aux principes généraux de L'antisepsie gastro-intestinale pour régler Leur ah* menlation; on emploiera, avec modération, les calmants et les antiseptiques médicamenteux, mais surtout et avant tout on traitera chez eux la neurasthénie par L'hydrothérapie, l'électrisa+ion, le massage, La climatothérapie, le repos mental. On cherchera autant que possible à rendre aux malades confiance m eux-mêmes ; le traitement moral a ici encore une très grande importance.
M. Guéneau de Mussy, Ollive [de Nantes] ont signalé particulièrement un type clinique de diarrhée que nous avonseu nous-même l'occasion d'observer: c'est la diarrhée du matin. Des malades ont chaque malin plusieurs selles diarrhéiques qui ne se renou-
vellent pas dans la journée. Celte diarrhée persiste ainsi d'une façon indéfinie.
Chose semblable s'observe assez souvent chez les hyperchlorhydriques ; mais c'est làun casspécial qui réclame avant toutletraitementdel'hyperchlorhydrie.
C'est en première ligne au régime qu'il faut demander la guérison de la diarrhée du matin. Il faut diminuer la quantité des liquides ingérés, supprimer h; vin rouge, donner surtout comme alimentation des viandes rôties ou grillées, des œufs et, en petite quantité, du laitage, des purées de légumes secs, des compotes de fruits. Souvent il conviendra de diminuer notablement la quantité des aliments pris au repas du soir.
Si les selles sont fétides, on fera l'antisepsie gastro-intestinale : on pourra essayer l'eau chloroformée saturée, étendue d'une quantité égale d'eau, à haute dose, la limonade lactique de Hayem, le naphtol et le salicylate de bismuth, le benzonaphtol. C'est à ce dernier agent que, pour notre part, nous donnerions la préférence en cas semblable.
Le dermatol mérite aussi d'être essayé en cas semblable : il paraît être un bon agent médicamenleiiN, à la fois antiseptique et astringent.