PUS
L'examen spectroscopique est, on le sait, le moyen le pins sensible de démontrer la présence du sang.
Le sang dans les matières vomies se recherche exactement de la même façon.
Pus. — Il est quelquefois assez abondant pour être reconnu à l'œil nu ; on ne le trouve guère en quantité considérable que lorsqu'une collection purulente s'est ouverte dans le côlon ou dans le rectum.
Avec des lésions du rectum ou de la partie supérieure du côlon, de Y S iliaque, on peut trouver de petites quantités de pus reconnaissable à l'œil nu et au microscope. Il n'en est plus de même avec des ulcérations situées plus haut, de sorte que, si la présence du pus est un bon signe des ulcérations intestinales, il ne faut guère compter sur lui pour faire le diagnostic de ces ulcérations. Il est probable que le pus se détruit en route, se disperse ou se digère. Les hémorrhagies ont donc dans ce sens une importance beaucoup plus grande.
Il ne semble pas y avoir de catarrhe purulent en nappe de la muqueuse intestinale, à la façon du catarrhe bronchique, par exemple; de nombreuses recherches ont montré àNothnagel que, dans l'intestin, il n'y apas de sécrétion purulente sans ulcération.
Nous devons nous borner ici à ces indications élémentaires sur l'examen des matières fécales. Nous ne pouvons aborder l'étude de la parasitologie (helminthes, protozoaires, bacilles) qui demanderait des développements trop longs et trop spéciaux (1).
(i) Nous ne pouvons pas donner ici la technique par laquelle on dose dans les urines les acides sulfo-conjuqués qui mesurent 1 auto-intoxication par absorption des produits de la putréfaction intestinale. On pourra se contenter de rechercher qualitativement la réaction de l'indican, ce qui du reste n'a guère d'intérêt théorique ou pratique.