‹ Thérapeutique des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 34 sur 112 · DIGITALE DANS LES PALPITATIONS · texte numérisé non relu

DIGITALE DANS LES PALPITATIONS

La (lij^italc dans les affections du cœnr sans lésions d'oriflce.

D'une façon générale l'innuence de ladigitalf y est moins favorable que dans les cardiojjatliies val vulaires.

Les troubles fonctionnels du cœur sans lésions d'orifice sont nombreux et peuvent être classés en plusieurs groupes :

A. Les palpitations.

a) Palpitation des rhlorotiques et tks névropathes. — Elles sont très fréquentes. Ces malades accusent le plus souvent des points douloureux au niveau du cœur, et se plaignent de sentir celui-ci battre fréquemment et douloureusement dans la poitrine. Or l'auscultation démontre presque toujours, au moment même où les malades se plaignent le plus, une parfaite régularité des bruits, et tout se borne simplement à une hyperesthésie de la paroi thoracique. On conçoit de suite que la digitale est ici absolument inutile et que le traitement qui calmera ces pseudopalpitations consiste en applications révulsives au niveau de la région malade : sinapismes, cataplasmes sinapisés, vésicatoires, injections sous-cutanées de chlorhydrate de morphine en même temps que l'usage des antispasmodiques : valériane, bromures, etc., et des toniques généraux : arsenic, fer, amers, quinquina, etc.

l) Palpitations des dyspeptiques. — Elles sont extrêmement fréquentes; ordonner la digitale en pareil cas, c'est augmenter encore les causes de la dyspepsie originelle. Ce qu'il faut ici, c'est un régime approprié : les antiseptiques de l'estomac, et en même temps le bicarbonate de soude, les amers, et la suppression des causes qui ont pu provoquer la dyspepsie : alcool, tabac, etc.

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r) Palpitations des fumeurs. — Ici, de môme , la di- 4îitale ne peut être d'aucune utilité; en laissant le I tabac de côté, les palpitations diminueront, puis cesseront d'elles-mêmes le plus souvent.

(1) Palpitations dans les affections utérines et dans les tironUes génitaux. — C'est au traitement de l'affection fcausale qu'il faut s'adresser et non à la digitale.

R. Les tachycardies.

L'accélération des battements du cœur (tachycarlidie) reconnait des causes nombreuses (voir p. 371); nïious ne parlerons ici que des principales et de l'acttion que produit sur elles la digitale.

Trousseau et plus tard Hirtz recommandaient la (Idigitale comme pouvant calmer la tachycardie et i Tétat d'éréthisme du cœur et des artères dans le iiyoître exoplithalmique. On ne saurait cependant la presccrire avec trop de prudence pendant la période d'état ide la maladie, et il est mieux de lui préférer d'autres t moyens (bromures et antispasmodiques).

Le nerf pneumogastrique peut être comprimé par ides masses ganglionnaires : des adènoiuitMes tracMo- Uinmchiques ; dès lors il est comme parésié, et son ; action régulatrice sur les battements du cœur étant ; annihilée, ceux-ci s'accélèrent d'une façon insolite.

Dans cette circonstance la digitale est impuissante I puisque nous savons que son effet cesse d'agir après lia section expérimentale du nerf vague.

Dans les tachycardies consécutives à certaines afjfertions cardiaques.^ myocardites infectieuses, lésions lorificielles, etc., la digitale peut trouver son emploi ; iil sera indiqué à propos du traitement propre à chaicune de ces maladies.

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