CURE DE TERRAIN
irégime propre à empêcher l'obésité, qui se rapproche [beaucoup de celui que nous avons décrit au début de ccette deuxième partie, et consistant surtout dans la diminution des boissons. Il complète ce régime par le I massage et l'emploi des principaux moyens propres ;à provoquer la sudation, bains de vapeur, bains iromains, étuves, enveloppement dans la laine et (quelquefois môme l'usage de la pilocarpine. Le ! massage devra être pratiqué en faisant une pres- •sion, avec les deux mains, sur les parois thoraciques, icn allant de la cinquième ou sixième côte au niveau (de la ligne axillaire vers l'extrémité du septième ou Ihuitième cartilage costal, au niveau de l'appendice : xiphoïde : l'opération devrait être faite pendant l'expiration {Massage du cœur ; Mimch. Med. Woch. 1889).
Le secondbut à atteindre s'appuie sur cette loi physiologique que la fibre musculaire se fortifie en i-aison directe du travail qu'elle opère : or le cœur étant un muscle doit être soumis aux lois qui régissent tous les autres.
Il s'agit donc d'obtenir de lui un fonctionnement plus actif. Pour cela OErtel recommande la gymnastique, les mouvements, la marche en plein air, et surtout les ascensions graduées sur des terrains en pente ; cette médication constitue la cure de terrain [Tei-rain-Kurorte). OErtel recommande de faire l'ascension de ces terrains de montagne, tantôt avec une ou deux étapes, tantôt avec trois ou quatre, pour arriver au point curatif qui répond à trois ou quatre mille pas, deux fois par jour. Dans ces ascensions, le malade doit aller aussi loin que ses forces le lui permettent. Ces ascensions viennent compléter le traitement diaphorétique, commencé par les étuves et les bains de vapeur : c'est ainsi qu'Œrtel estime
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(|u'uue montée de 302 rnèlres procure une déperdilion aqucMiso plus c()nsidérai)le même que celle des huius d'ùLuve.
Ces ascensions concoureal donc au l>ul linal, qui r'.sl le « dégraissemenl général du corps el en parlit'ulier du cœur ». La fibre musculaire, ainsi débarrassée, par ce vérilable travail de combustion, des masses adipeuses qui l étoutlent et tejidentàse suhslituer à elle, reprend peu à peu sa vigueur conlraclile, etl'énergie totale du muscle cardiaque se trouve ainsi ranimée. Ces ascensions ont encore poui- résultat de relever la pression vasculaire, d'élargir les voies artéi-ielles, par suite d'augmenter la masse du sang dans les artères et par conséquent de soulager le système veineux distendu. Telle est la méthode " diétético-mécanique » d'OErtel dont les résultais généraux se résument en :
Suractivité des combustions, d'où diminution do la surcharge graisseuse dans l'économie tout entière el en particulier du cœur;
Augmentation des sécrétions de la peau, elde l'exhalation aqueuse du poumon, d'où disparition el élimination des œdèmes etdes hydropisies locales ;
Augmentation de l'énergie contractile du muscle cardiaque, rétablissement de l'équilibre de tension entre le système artériel et le système veineux el, par' suite, régularisation du cours du sang.
Cette méthode, d'après son auteur, conviendrai! particulièrement dans les cas de surcharge tiraisseufi' dumur et dans les lésions valvulaires insuffisamment œmpensêes. Elle s'est rapidement étendue en Allemagne et la cure de terrain est pratiquée dans un grand nombre de stations montagneuses, notamment à Bade, lleichenall et Ichl, àMéran et à Lemnering en
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Autriche. OErlel, atteint de scoliose avec surcharge graisseuse du cœur, en a fait l'épreuve sur lui-même et serait arrivé, grâce à la marche méthodique en montagne et au régime réduit des boissons, à faire, sans gène aucune, des ascensions de six à huit heuref de durée. .
Cependant, en Allemagne môme, le « Terrain-Kurorte » a trouvé des contradicteurs. Bamberger a critiqué ce traitement dans les cas de lésions valvulaires, et Rosenfeld n'a point eu à s'en louer. Fraentzel (7" Gong. méd. int.^Wieslrdd. 1888) accepte le traitement lorsque les lésions valvulaires sont bien compensées, mais le rejette quand la compensation est devenue insuffisante, et encore ajoute-t-il que dans le premier cas, si la cure donne parfois d'excellents résultats, dans d'autres, son action est nulle ou même nuisible, Lichtheim, Sommerbrodt, n'acceptent la méthode qu'avec la plus grande réserve ; c'est à pareille conclusion que nous arrivons aussi, car si la masse du sang et les obstacles à la circulation sont diminués par ce traitement, d'autre part, l'emploi systématique de la chaleur (bains, sudation) et la marche en montagne augmentent le travail du cœur, et loin de produire l'hypertrophie des fibres musculaires dégénérées, ils favorisent la dilatation des cavités cardiaques et ses graves conséquences asystoliques.
Ce que l'on peut dire, cependant, c'est que le traitement d'OErtel sera d'une certaine utilité dans les lésions bien compensées et surtout chez les cardiopathes obèses, gros mangeurs ; encore faut-il que la méthode soit appliquée avec mesure, d'une façon graduelle et en tenant compte des cflets obtenus. Par contre, nous la rejetons complètement dans l'endo-
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