‹ Thérapeutique des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 60 sur 112 · BAINS · texte numérisé non relu

BAINS

de sel marin, ainsi ([ue les bains chloro-iodo- bromures, quelquefois trop slimulanls, ils seront défendus dans les cas où le cœur est dans un étal d'érétliisme évident.

L'usage des bains sulfureux au trisulfure de potassium, et des bains dits de Barèges (hydro-sulfure de soude, carbonate de soude et sel marin) a été et est encore fortement discuté. Il y a là un point de pratique fort important à connaître. En effet la majorité des cardiaques est composée de rhumatisants; or le rhumatisme se trouve fort biende l'usage externe des eaux sulfureuses ; dès lors la question qui se pose souvent en pratique est la suivante : faut-il, oui ou non, envoyer aux thermes sulfureux les rhumatisants avec maladie du cœur? Durand- Fardel, Dujardin-Beaumetz et la majorité des cliniciens considèrent l'action des eaux sulfureuses comme nuisible à l'évolution des affections du cœur; pour ces auteurs, les cardiopathies « constituent une contre-indication de l'usage de ces eaux ». De même Candellé (1880) déclare qu'elles sont un stimulant trop énergique ; elles provoquent des palpitations et rendent les souffles plus intenses. Par contre, Dupré (Cauterets) et Blanc (Aix-en-Savoie) ont remarqué que certains malades, venus dans ces deux stations pour traiter diverses maladies et surtout le rhumatisme, s'en étaient trouvés assez bien, du côté de leur affection cardiaque ; toutefois, d'après ce dernier médecin, il faudrait distinguer, et dire que l'endocardite rhumatismale supporte malle bain sulfureux d'Aix, mais trouve un bon résultat dans l'usage des douches générales.

Dufresse de Chassaigne (1877) a soutenu que les eaux thermales légèrement alcalines de Chaudes-

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