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TRAITEMENT DES CONGESTIONS VISCÉRALES

les malades d'un épanchement qui gène la fonclion (lu diaphragme et augmente ainsi le trouble de la circulation cardiaque.

d) Traitement des congestions viscérales.

Clonîçestîon pulmonaire. — C'est SUr le pOUuK)n,placédirectemententrelesdeux cœurs, queretenlissent en général les premiers troubles fonctionnels (les cardiopathies ; les maladies mitrales sont plus s|)écialement exposées à ces complications. Il y a lieu de faire une distinction importante, entre les divers processus congestifs qui se produisent vers le poumon, dans le cours des maladies organiques du cœur.

Dans l'artériosclérose, chez les malades atteints de myocardite dystrophique par endartérite . oblitérante, ou encore dans la variété dite hypertrophique (Rigal et Juhel-Renoy), on observe fréquemment de véritables crises de congestion pulmonaire survenant par poussées successives, brusques, mobiles, affectant le plus souvent un seul poumon.

Dans les maladies aortiques (Lasègue, 1884), la congestion pulmonaire est souvent une fluxion aclive, liypérémique, reconnaissant pour cause un excès d'aclivité du cœur gauche, c'est une congestion à forme artérielle, active, à crises souvent d'une grande violence.

Dans les maladies mitrales, au contraire, la congestion pulmonaire qui relève de la stase veineuse, conséquence du trouble mécanique apporté à la circulation, est double, passive, et caractérisée par delà submatité, des râles sous-crépitants fins aux bases, dus en partie à l'œdème pulmonaire concomitant, de -la toux, de l'expectoration blanchâtre, mousseuse, un peu adhérente et quelquefois teintée très légèrement

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de sang. Sa marche est lente, progressive, sans accès rapide, accompagnée de dyspnée graduelle diurne, exagérée par le moindre elîort. C'est cette congestion œdémateuse desmilraux que nous avons en vue ici pour l'instant.

Les moyens dont nous disposons pour la coml)attre sontassez nombreux; ils comprennent un traitement externe et une médication interne.

Le traifemenf externe comprend les rubéfiants et les révulsifs habituels. On conseillera de préférence les ventouses sèches, moyen énergique excellent qu'on peut appliquer rapidement sur le dos ou la partie antérieure de la poitrine, sans fatigue et sans douleur pour le malade. On les renouvellera fréquemment, si cela est nécessaire, au nombre de 30 à 30 chaqur fois, et on aura soin de ne pas les laisser en place plus de cinq àdix minutes, et de ne point les appliquer sur les parties œdémateuses, où elles produiraient des phlyctènes douloureuses. A défaut de ventouses, on peut prescrire de larges cataplasmes sinapisés pendant une demi-heure à trois quarts d'heure, appliqués en arrière, sur le dos, à la partie inférieure de préférence, ou le long de la paroi axillaire. Ce moyen est bien préférable aux sinapismes simples, dont l'action irritante sur la peau est très rapide et dont l'efTet ne dure guère; les cataplasmes sinapisés, au contraire, agissent plus lentement, sont bien supportés par les malades, et les effets en sont plus durables. On peut les renouveler plusieurs jours de suite, mais sans les appliquer à la même place. Si les phénomènes congeslifs ne se sont point amendés avec ces moyens, on peut recourir aux pointes de feu, sous forme de mouchetures nombreuses pratiquées rapidement avec la pointe du thermocautère,

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