‹ Thérapeutique des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 81 sur 112 · INDICATIONS DE LA SAIGNKK · texte numérisé non relu

INDICATIONS DE LA SAIGNKK

fluxionnaires el de rétablir l'équilibre circulatoire j rompu, on a proposé de pratiquer au malade une I saignée de '200 à 300 grammes. A mon avis, ce moyen i doit être rejeté, car il aurait pour résultat d'anémier ' le malade sans profit, et le soulagement très court qu'il pourrait peut-être procurer sera obtenu pardes moyens meilleurs et d'un efi'elplus durable. Il sera préférable, dans ce cas, de recourir à la dérivation intestinale, aux purgatifs salins, de même qu'aux sédatifs du cœur, aux bromures alcalins, au valérianate d'ammoniaque, à. l'aconit; tout au plus, chez i les individus pléthoriquesà « tempérament sanguin », pourrait-on, exceptionnellement, conseiller une application de quelques sangsues à l'anus.

Plus tard lorsque le cœur, luttant depuis longtemps déjà, commence à faiblir, on peut voir survenir quelques signes d'hyposystolie : la circulation de retour est entravée, la tension veineuse s'élève ; on observe de la cyanose, du refroidissement périphérique, un peu d'œdème transitoire péri-malléolaire, et des congestions viscérales multiples et principalement du côté du poumon.

Chez ces malades, on a proposé de soulager le travail du cœur, en pratiquant une déplélion du système vasculaire par une saignée copieuse (Thierry, Delà saignée dans les affect. organ. du cmir^ th. Paris. 1887). Je crois préférable encore, dans ce cas, d'agir localement par des applications de ventouses scarifiées ou de sangsues au niveau des viscères congestionnés, d'entretenir la régularité des garderobes, de favoriser la diurèse, enfin de relever la tension artérielle et l'énergie contractile du cœur par les préparations de digitale, dont l'action pourra être continuée par celle du strophanlus. l

Page 1