ACTION SUR LE COEUH
.lu cœur, celle-ci ayant pour conséqucnco une plus grande réplétion des vaisseaux artériels.
/>) Par l'intermédiauie nu système nerveux. — a. Par le nerf pmimoiiasfriqiie. — Traube de Vcniiiderung Berl. Klin. Wovhens., ]'-18) a fait de nonihreuses expériences sur le chien, et avait cru d'abord pouvoir en conclure que la digitale agit primitivement sur les centres nerveux : moelle allongée et origine des nerfs pneumogastriques. A petites doses, le médicament produit d'abord une excitation du ucîrfvague, modérateur du cœur, d'où ralentissement du pouls; à dose élevée, il paralyse le nerf, d'où accélération des battements. Pour lui, cette action nerveuse découlait d'une longue série d'expériences pouvant être résumées dans cette proposition : la section du pneumogastrique chez l'animal digitalisé lait disparaître le ralentissement obtenu par la digilale; donc ce n'est pas en agissant sur le myocarde que la digitale ralentit les battements cardiaques, puisqu'il suffit d'interrompre l'action du pneumogastrique sur le cœur, pour que le ralentissement ne se produise pas.
D'autres expériences semblent encore appuyer l'importance du rôle du nerf vague : après la section lie la moelle, si le pneumogastrique reste intact, la digitale ralentit le pouls.
.Vckermann {Uel). die i)hyMoh(j . Wirhm[i des DigiUil.^ Denhcli. Arch. f. KUn. Med., X[, V, .'i* partie, déc. 1872), s'appuyant sur le fait établi par Traube et Blœbaum, que l'atropine paralyse les pneumogas- Iriques, a montré que la digitale ne ralentit plus le pouls, chez un animal dont le nerf vague a été paralysé par l'atropine. Kochler {deb. d. Anktf/omsm. der liInjinoL Wirkung des Sapon. nnd Digit. Anat.f. exper.
JUGITALE
Pnihol. viul Ph((rmak.^\\° !2, 1873) a observé que la digitaline est anlagonisle de la saponine qui agit sur le piieumogaslriquc en le paralysant. Ainsi, pour lui, la digitaline active ou fait renaître les battements du cœur relardés ou suspendus par l'action de la saponine, et cette dernière active ou iaitrenaîlre les battements du cœur, relardés ou suspendus par la digitaline.
La digitaline empêche, pendant quelque temps, la paralysie des nerfs modérateurs du cœur provoqué<' par la saponine, et, pendant un temps plus long, l'abaissement de la tension artérielle et la paralysie des centres respiratoires.
Cependant, à la théorie de Traube, on peut faire l'objection que, en môme temps que le cœur se ralentit, la tension artérielle s'élève. Or, l'excitation du pneumogastrique, par de faibles courants (action ([u'on peut comparer à celle de la digitale), élève la tension, mais, en même temps, accélère les battements du cœur (Schiff et Molescholt), alors que, d'un autre côté, une excilation forte ralentit le cœur el diminue la tension (Arloing et Tripier). C'est alors que Traube, modifiant son opinion première, prétendit <iue la digitale agissait à la fois directement sur le |)neumogastrique, lefs nerfs moteurs du cœur, cl aussi sur le centre vaso-moteur de la moelle, el qu'en délinitive l'élévation de la tension artérielle était due à l'excitation de ce dernier.
p. Par le grand sj/mpafhique. — Fothergill {On (l'ujilalis^ its mode of action^ etc., Brit. med. Jonrn., juillet 1871) a combattu la théorie de Traube et n'admet pas que la digitale agisse sur le cœur par l'intermédiaire du pneumogastrique, parce que la section de celui-ci n'empêche point les effets de la digi-