LE COEUR GHAS
(;n 2 doses au niomoiil (Uîs repas, auxquels on pcuf ajouter une faible (juanliLé d'opium pour en facililer la tolérance. Le médicament sera pris durant trois semaines, chaque mois, et cela durant un semesirc environ, à moins qu'il ne survienne de l'intolérance manifeste. Dans le cas contraire, on i)ourrait le. continuer avec grand profit durant plusieurs années. Chez les débilités, on compléterait le traitement par quelques préparations ferrugineuses, par le quinquina, par l'arsenic. A une période avancée de la maladie, au moment des accidents de dilatation cardiaque et d'asthénie généralisée du système circulatoire, la digitale, la spartéine, la caféine, et les médicaments habituels de l'asystolie seront appliques suivant les règles indiquées précédemment.
Lie cœui* gras.
La dégénérescence graisseuse du cœur comprend deux formes distinctes (Corvisart) : la surcharge graisseuse (cœur obèse, adipose cardiaque), et la dégénérescence graisseuse vraie ou transformation graisseuse des fibres musculaires du cœur.
Dans lo. surchar f/e f/misseim, le cœur se trouve enveloppé plus ou moins par une sorte de manchon de graisse de couleur jaunâtre qui peut envoyer des prolongements dans les espaces interfasciculaires du myocarde; en outre, l'endocarde se trouve quelquefois également soulevé par une couche graisseuse généralement assez mince. Cette adipose cardiaque, qu'on ne rencontre guère que dans la seconde moitié de la vie, s'observe chez les individus obès(îs. chez les gros mangeurs à habitudes sédentaires; elle est encore produite par l'alcoolisme chronique. Elle
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osl dilRcile à diagnostiquer, mais on doit y songer loujours chez les polysai'ciqiies, où elle produit des malaises, tels que de l'oppression légère, de l'angoisse précoi'diale, des palpitations.
La dégénérescence graisseuse proprement rf/fe, fréquente surtout dans l'âge mûr et la vieillesse, est caractér risée par la transformation gi*aisseuse des faisceaux musculaires du cœur qui prennent, par cela même, une teinte feuille-morte (Laennec) très caractérisée. Les causes en sont multiples; elle peut succéder à des cardiopathies chroniques : endopéricardites, symphyse cardiaque, myocardite scléreuse; à des maladies infectieuses, fièvres eruptives, dothiénentérie, ou encore à des affections cachectisantes : tuberculose, cancer, ainsi qu'à certaines dystrophies comme la goutte, ou à des intoxications, par le phosphore, l'éther, le chloroforme, mais surtout l'alcool.
La dégénérescence graisseuse se manifeste par des symptômes un peu diffus. On a noté une sensation de gène, de plénitude au niveau de la région précordiale, un pouls petit, dépressible, avec altérations variables dans le rythme, intermittences, irrégular rités, ralentissement et quelquefois rythme fœtaî (Stokes). Les troubles respiratoires sont variables : on observe de la dyspnée d'effort avec accès paroxystiques en forme de pseudo-asthme, surtout pendant la nuit; de même on a noté encore le rythme respir ratoire particulier dit de Cheyne-Stokes. D'autres malades accusent enfin des vertiges, des bourdonnements d'oreille, des tendances lipolhymiques.
Le traitement de la surcharge graisseuse du c^ï/fr, au: Irement. dit du cœur gras des obèses, est compris t(jat entier dans le traitement spécial de l'obésité. Le malade sera, soumis à la réduction considérable de§