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Les angines de poitrine réflexes ont un point de

ANGINE DU POITRlMi «JO.i

départ exlvèmement variable : les traumalismes, les névralgies cUi bras el du thorax (Capelle, Caizergues, Jurine, Potain, Lasègue), l'utérus : accouchements récents (Armaingaud), certaines affections gastriques ou hépatiques (Heberden, Beau, Potain, Barié) ou abdominales (UUesperger).

3. Les (iiujines de poitrine diatlmiques s'observent dans le rhumatisme (rhumatisme direct des nerfs du cœur (Peter, Martinet), chez les goutteux (Potain, Grasset) les diabétiques (Vergely)-

i. Enfin les angines de ^poitrine ioxiques, dont le tabagisme est la cause la mieux établie (Beau, Gélineau).

1" Le traitement médicamenteux de l'angine de poitrine V}-aie réside presque tout entier dans l'usage de la médication iodurée. Le malade aura recours aux préparations ([ue nous avons indiquées (voir : les Médicaments cardiaques, p. 156) précédemment; la dose quotidienne sera de i à 3 et môme 4 grammes d'iodure pendant trois semaines, chaque mois, et, pendant la dernière semaine, le malade cessera la médication. Cependant Huchard pense qu'il serait préférable, durant cette semaine, de prendre chaque jour : 6 à 12 gouttes de la solution alcoolique de trinitine à 1/100. Le médicament choisi sera l'iodurede sodium ; toutefois, si, comme plusieurs le croient, l'iodure de potassium est doué d'une action plus rapide et plus certaine chez certains angineux, on pourrait le prescrire un mois sur trois. Le traitement ioduré devra être suivi sans interruption, même en l'absence de retour des accès, pendant trois ans au moins. On sait que ï^iodure est quelquefois mal supporté par les malades et qu'il donne lieu à des troubles dyspeptiques de formes diverses. Pour les éviter, on pourra

ANGINE DK l'OITHlNK

associer l'iodiirc à une petite dose d'opium on à quelques f^oullcs de leiulure de noix vomique, et on lei-a prendre le loul, de préférence au milieu de chaque repas. Eu cas d'intolérance, les iodures alcalins peuvent être remplacés par l'iodure de fer, le sirop iodo-tanni(iue dit de Guillerniond, ou encore par la teinture d'iode, à dose de 10 à 12 gouttes dans un demi-verre de vin de Banyuls, ou de Malaga; à vrai dire, ces moyens ne sauraient être considérés comme des équivalents alcalins de la médication • par les iodures alcalins.

L'angine de poilrine de nature organicpie peut être quelquefois compliquée de poussées d'aorlile; dans ce cas, les révulsifs locaux s'imposent : applications répétées de pointes de feu, vésicatoires volants, badigeonnages de teinture d'iode.

Enfin, à la longue, à la suite d'accès répétés, le muscle cardiaque s'affaiblit de plus en plus, et on peut voir survenir progressivement les signes habituels de l'asthénie cardiaque; c'est alors que la caféine rend des services véritables. On a essayé également, avec des succès divers, l'usage de la pyridine, à la dose de 5 à 10 gouttes par jour; à l'intérieur, elle pourrait, d'après Renzi, ranimer les contractions cardiaques affaiblies, et régulariser leurs mouvements.

. Le traitement médicamenteux des psenclo-am/ines est très variable. Dans les angines de poitrine rhumatismales et goutteuses, on combattra la diathèse par les alcalins, le salicylale et le bicarbonate de soude, les sels de lithine et les iodures à petite dose. Dans le rhumatisme, on pourra appliquer des vésicatoires localement, au niveau de la région cardio-aortique ; de plus, ces malades évite-

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ronl les causes de refroidissement sur la région Ihoracique antérieure, et pour cela porteront de la llanelle sur la poitrine; les femmes éviteront les vêlemeuls décolletés.

L'angor pectoris lié aux névroses sera traité par les préparations de valériane et les bromures; l'hydrothérapie appliquée avec prudence donnera également de bons résultats.

Dans l'angine de poitrine d'origine gastro-hépatique, c'est surtout au régime alimentaire qu'il faut recourir; ici c'est le régime lacté qui triomphe; les amers, les alcalins, et les préparations de strychnine complètent le traitement.

Enfin, les angines de poitrine toxiques d'origine tabagique comportent naturellement la suppression définitive du tabac.

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