‹ Thérapeutique des maladies du cœur et de l'aorteChapitre 95 sur 112 · POULS LENT PERMANENT · texte numérisé non relu

POULS LENT PERMANENT

pourrait rocoinmander parliculièremeiil la véralriiic et surtout la teinture alcoolique de veratrum virido, qui, agissant comme la digitale, ralentirait les battements cardiaques, mais n'augmenterait pas, comme celle-ci, la tension vasculaire d'une façon exagérée, et posséderait, en plus, une action i)lus soutenue. G. Sée prescrit la teinture de veratrum viride {Mîeionts amencanus)k la dose de 10, 15 et 20 gouttes, prise par doses fractionnées dans la journée, et cela pendant plusieurs mois. Sous cette influence, il a vu guérir définitivement trois malades; plus récemment, avec ce même agent, Guyot a ol)lenu un beau succès.

Traitement du ponl»« lent iieriiianent.

Adams, médecin de l'hùpilal de ^Dublin, et Stokes ont décrit une afl'ection grave : le pouls lent permanent appelé encore Maladie de Stolces- Adams , véritable bradycardie caractérisée par un ralentissement considérable et permanent du pouls (30, 20 et même 8 à 10 pulsations par minute) et par certains phéiiomènesparoxystiques contingents : syncopes, attaques épileptiformes, dans l'intervalle desquelles on a noté quelquefois de la stupeur, de la perte de la mémoire, et certaines perturbations intellectuelles.

La maladie survient, en général, à un âge avancé, coïncide quelquefois avec des lésions organiques du cœur; mais, le plus souvent, le cœur reste sain et ne présente que des lésions banales dues à la sénilité ; elle a pu survenir quelquefois à, la suite de la syphilis, des traumatismes cérébraux, des coups ou des contusions de la région stomacale (Potain), enfin après certaines aflections du larynx. La maladie s'accompagne de troubles nerveux graves : des ver-

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