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LES CURES HYDRO-MINÉRALES

sa patiente la conviction qui Tanime lui-même, en affirmant qu'elle n'est exposée à aucun des accidents si pénibles de la lithiase biliaire. C'est le traitement moral et suggestif. Il doit ensuite soumettre la malade à la cure hydrothérapique froide (douches froides quotidiennes, avec jet dirigé sur l'hypochondre droit), et lui prescrire des médicaments nervins : antipyrine, phénacéline, valériane, bromure de potassium, bromure de sodium, aconitine. La belladone, l'opium, la morphine ne seront autorisés qu'en cas de crise violente et par exception. La quinine sera prescrite si la névralgie affocte une allure intermittente, si elle a des recrudescences périodiques.

Les douleurs persistantes peuvent être combattues par les frictions, le massage, l'éleclrisation (courants continus ou interrompus), les onctions au gaiacol, au chloroforme ou au salicylate de mélhyle, le stypage, les pointes de feu, les vésicatoires et même, si les tortures sont atroces, par les cautères.

Inutile d'insister sur les médications qui s'adresseront à des principes morbides déterminés (rhumatisme, impaludisme, chlorose), ou à des lésions comme celles du tabès.

Les femmes atteintes de neurasthénie à forme hépatique seront toujours impatientes d'aller demander aux stations thermales lointaines une guérison que les procédés thérapeutiques trop facilement accessibles ne semblent pas devoir leur procurer. Le médecin qui hésitera à leur imposer, après une période de tâtonnements inévitables, un déplacement très gênant, très contrariant et même très dispendieux, perdra leur confiance. Un confrère plus habile saisira les indications de la cure indispensable ; la

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malade, rebelle en apparence, récalcitrante pour la forme, partira, en réalité, pleine d'espoir. Et, lorsqu'au retour elle viendra annoncer au savant praticien le succès du traitement qu'il a exigé, elle ne devra pas lire sur ses lèvres le scepticisme ou, dans son regard, la surprise.

Les névropathes rhumatisantes seront dirigées sur Aix-les-Bains, Bourbon-Lancy , Bagnères-de-Bigorre, Plombières, Ragatz (Suisse), Tœplilz (Bohême), Schlangenbad (Nassau).

Les névropathes irritables se trouveront bien de la Malou, de Dax, de Wildbab (Wurtemberg), d'Ussal, et surtout de Luxeuil et de Néris. On soigne à Néris parles bains tièdes, prolongés pendant quatre ou cinq heures, les névroses de tout ordre, avec ou sans lésions utéro-ovariennes.

Gastein (Autriche) réussit dans les formes dépressives des névroses (Hayem).

On se contentera de douches et de bains. Les eaux bues pourraient nuire. Les eaux indéterminées dont je viens de citer quelques-unes ne peuvent être remplacées par des eaux fortement minéralisées qui risqueraient de détériorer l'organisme.

A côté des bains, on prescrira les cures d'air. Se défier du bord de la mer.

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